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Notes de cours

Introduction à la métaphysique

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Il s'agit d'une fiche qui propose à qui n'y connaît rien, un parcours à travers la métaphysique, de la première occurence du terme, à des développements plus récents de ce domaine fondamental de toute philosophie. Toute éthique, s'ancre sur une métaphysique, toute théorie politique s'ancre dans une métaphysique (ou justement une non-métaphysique pour les matérialistes), toujours est-il que maîtriser les fondements de la discipline reine de toute philosophie donne toujours des clefs pour mieux comprendre, et notre monde, et vos sujets de dissertation. La fiche est assez complète mais évidemment, car je n'y passerais pas ma vie, des choix y sont faits… d'autres eurent pu être préférés, mais tout en gardant en tête qu'il s'agit d'un premier contact avec la notion, ou du moins une vue d'ensemble d'auteurs marquants, pour qui voudrait faire un état des lieux de ses connaissances en la matière, cela devrait suffire.

Aperçu du contenu

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LA MÉTAPHYSIQUE : fiche générale de cours
INTRODUCTION : QU’EST-CE QUE LA MÉTAPHYSIQUE ?

Terme postérieur à Aristote inventé lors du regroupement des textes écris après sa PHYSIQUE .
1→ La métaphysique aristotélicienne.

Ouvrage éponyme composé de 14 livres de A à M⇒ Le livre A parle de la “sagesse”, qui est la recherche des premiers
principes et des premières causes. (pcipe= ce qui est à l’origine de qqch, la cause, ce qui fait que les choses sont telles).
Il y a, entre pcipe et cause, une correspondance⇒ toutes les causes sont des principes mais certains principes ne sont pas des
causes. Cette “sagesse” renvoie à TOUTES LES SPÉCULATIONS SUR L’EXPLICATION DE L’ORDRE DU MONDE.

La sagesse : recherche sans cause de ces causes (de l’ordre du monde).
Aris récap ensuite les recherches théoriques de ses prédécesseurs : les présoc en gros avec Thalès → eau ; Anaximandre
→ Apeiron (= ce qui est sans délimitation, sans détermination aucune); Anaximène → air.
Toutes ces pensées ont, selon Aristote, le mérite de penser la cause matérielle mais il y a d’autres types de cause.



DU CONCEPT DE STATUE ET DES QUATRE CAUSES
→ bronze= cause matérielle
→ aspect (=Aphrodite) = cause formelle
→ sculpteur = cause efficiente
→ culte dans le temple = cause finale
(=revérif, comparer avec le cours d’hypo).
→ retour aux présocs

MILÉSIENS :
Héraclite d’Éphèse ⇒ tout est feu (émission de lumière + chaleur). Réalité ignée.


Empédocle d’Agrigente ⇒ théorie des 4 éléments qui se transmutent les uns dans les autres.
⇒ Rupture du monisme, qui voulait que l’homogène précède l’hétérogène, que l’indifférencié précède le différencié. ⇒ diffts
éléments qui se forment en diverses combinaisons qui → corps complexes variés. =cela explique la diversité des êtres. Il y a,
en plus des causes matérielles, des causes motrices qui sont aussi responsables de la formation des corps complexes ⇒
Force d’attraction et de répulsion (amour et haine). → !! matérialisme stricte !! = âme et pensée proviennent toujours
d’un certain ordre des corps primitifs.




LA MÉTAPHYSIQUE : fiche générale de cours 1

, Il y a, avant Aristote, deux écoles de pensée qui vont mettre en avant les inconstances de cette théorie. (ils vont déplacer la
recherche de la cause dans le formel)
→ Parménide d’Élée. Il pose trois principes dans ses Fragments I

L’être est

le non-être n’est pas

le devenir n’est qu’apparences



Le premier, “l’être est” est une évidence rationnelle (pas donné d’expérience). Cet être qui est, est un et est indivisible.
Le deuxième, “le non-être n’est pas”=pareil au premier, c’est une évidence rationnelle qui n’est pas vécue dans l’expérience.
Le troisième, “le devenir n’est qu’apparence”, nous montre que Parménide construit une réflexion a priori où le devenir
sensible (=ce qui est offert aux sens) sont des donnés qui viennent à exister puis cessent d’exister.

Ces donnés sensibles ne sont pas l’être véritable, qui est ce qui demeure en permanence sous les apparences.
L’être est, le non-être n’est pas, donc quelqu’être existe nécessairement de toute éternité.
Rien ne vient jamais de rien, tout provient de qqch qui lui préexiste. Pour déterminer ce qui préexiste, il faut s’éloigner du
devenir sensible.
Zénon d’Élée, va soutenir ce qui sera en suite vu comme des paradoxes, pour prouver que le devenir n’est qu’illusion.

1. Il y a entre un point A et un point B, une distance infiniment divisible en d’autres points à parcourir. Le trajet est la
somme d’une infinité de trajets finis. → somme infinie = impossible à achever.

2. Soit une flèche que l’on tire à une certaine vitesse qui elle-même est relative à un certain temps (=genre 10m/s). À
chaque instant pris indépendamment, la flèche est immobile. Mais comme la durée est une multitude de ces instants,
la flèche ne se peut réellement mouvoir.

=Pour Zénon, cette flèche est immobile, le devenir sensible n’est qu’apparence. L’être véritable est ailleurs.
Quel est cet être véritable identique à lui-même ?


Pour les pythagoriciens, ce sont les nombres. L’essence de 5, la “cinquité” n’est pas un donné sensible. Elle est reconnue à
l’aide de l’intellect, faculté distincte des sens. L’esprit humain est capable de distinguer des intelligibles. Le vrai n’est pas
donné dans le sensible mais à l’occasion du sensible. L’intellect reconnaît de l’intelligible qui échappe au sensible,
éternel, immuable et immobile, comme l’être parmédien.


PLATON, le Phédon
→ pour le P, le sensible n’est qu’apparences relatives à nos capacités de percevoir. ⇒ réalité physique composée de lois
mathématiques.
C’est SIMMIAS de THÈBES, qui présente l’essence des être vivants. ⇒ le corps serait comme une tunique composées de
nombreux fils, constamment renouvelés. ⇒ Si la matière évolue, elle conserve pourtant toujours la même FORME
INTELLIGIBLE INALTÉRABLE qui la maintient en vie, c’est l’ÂME. ⇒ elle est la cause formelle, elle nous arrache au
matérialisme.
La cause motrice, déjà rencontrée avec les “forces motrices” chez Empédocle, sont ici les FORMES ÉIDÉTIQUES.


ARISTOTE, la Métaphysique

⇒ Dans le livre alpha, il appelle cette recherche des principes la “philosophie première”. ⇒ C’est le premier sens de
métaphysique. Ce que les Présocs appelaient “physique” lorsqu’ils recherchaient un matière élémentaire, était une
métaphysique⇒ en tout cas dans une perspective matérialiste. Un philosophe théiste considérera que la philosophie
première serait ultimement une théologie.


PARMÉNIDE, fragments I




LA MÉTAPHYSIQUE : fiche générale de cours 2

, L’Un, chez Parménide, est le principe unificateur de l’univers , éternel et indivisible et dont les phénomènes sensibles ne
sont que des apparences trompeuses qui nous éloignent de la réalité intelligible du monde.


→ INTERPRÉTATION NÉO-PLATO



On fait de l’UN une unité transcendante au delà de tout, absolument simple et indivisible.

OR, l’espace est divisible, de même que le temps.

Dès lors l’Un est en dehors du temps et de l’espace.

UN⇒ Il donne l’unité à tous les phénomènes sensibles multiples. Tout serait chaotique sans l’UN= il rend possible
l’organisation intelligible de l’univers = tout ordre émane de cet UN (=y compris nos âmes et nos intelligences qui
reçoivent de cet UN le pouvoir de penser). L’Un, en tant qu’il est au-delà de tout est suprêmement intelligent. Il est le
principe éminent de tout ce qui est et dispose de toutes les capacités des étants au-delà de toutes leurs limites.
Avec Parménide et l’être par excellence qu’est l’UN, est en jeu l’explication de l’ordre intelligible qui règne dans le monde
(explication de l’ordre= recherche des causes formelles).

2 réponses parménidiennes sont possibles =Une panthéiste dans laquelle l’UN correspond au cosmos unifié; l’autre, où l’UN
est une unité transcendante, cause formelle de l’ordre universel.


Nous retrouvons aussi cette recherche de cause formelle chez les pythagoriciens pour qui l’ordre sensible est la
manifestation d’un ordre mathématique intelligible. =”tout a un nombre”.
⇒ ils émettent l’hypothèse selon laquelle toute propriété sensible doit s’expliquer par des lois mathématiques numériques.
⇒ Là où couleurs= structure numérique à l’origine des couleurs. Là où nous entendons un son, de même. Ils sont les premier
à réduire les accords musicaux à des réalités numériques = valeur des sons proportionnée à l’épaisseur ou à la longueur de la
corde de la lyre.
=COMPRENDRE LA MUSIQUE C’EST COMPRENDRE LES LOIS MATHÉMATIQUES QUI PERMETTENT D’OBTENIR DES SONS
DE DIFFÉRENTES QUALITÉS.
Sauf que…

CRISE DES IRRATIONNELS
Pythagore conçoit les nombres comme des collections d’unités, ce qui est vrai pour les entiers naturels. Ses disciples
découvrent avec stupeur que la longueur de la diagonale d’un carré est incommensurables (= au sens mathématique, càd
dont le rapport est un irrationnel) ce qui veut dire sans commune mesure pour eux. ⇒ la réalité n’est ici pas exprimable en
terme de rapports de nombres entiers naturels. ⇒ en somme aucune formule, relation de nombre ne permet d’avoir accès à
cette diagonale
→ il faut attendre la Renaissance avec la découverte des nombres réels=irrationnels
=la volonté de circonscrire à des valeurs mathématiques l’intelligible immanent au sensible n’est pas pertinente selon
Socrate et Platon → (ni selon Bergson dans son introduction à la métaphysique → voir la critique de la
“mathématique intégrale dans la fin de la conférence”)
⇒ Exemple dont use Simmias dans le Phédon de Platon ⇒ le corps comme un tissu entièrement renouvelé ⇒ qui
pourtant garde la même forme intelligible.



LES CAUSES


Pour Aristote, il faut réinterroger le concept de cause et plus particulièrement la cause motrice ⇒ qui est celle par
laquelle les étant en viennent à exister ou à cesser d’exister ⇒ interrogation sur le devenir des étants, qui reviens à
s’interroger sur la génération et la corruption. C’est l’objet de l’interrogation métaphysique, c’est une interrogation sur le
mouvement d’altération (qualitatif-rougir, pâlir, refroidir) mouvement de croissance et décroissance-largeur, volume,
masse - et le mouvement local c’est-à-dire le transport.




LA MÉTAPHYSIQUE : fiche générale de cours 3

, Pour que des être corporels changent, il faut qu’ils ne soient plus exposées aux mêmes causes efficientes. ⇒ la
philosophie des premières causes recherche les premières causes efficientes de mouvement local. ⇒ cela conduit Aristote à
découvrir l’existence d’un principe moteur efficient⇒ premier moteur immobile
⇒ sur le mouvement :

tout mouvement local tend à s’épuiser/à sa propre extinction. Pour qu’il perdure, il faut qu’il soit entretenu par
une cause motrice externe.

Or, le monde est sempiternel et ne cesse de se mouvoir, malgré que les mouvement de ses composantes soient
finis et tendent tous à s’épuiser.

⇒ Il faut donc qu’un moteur premier, qui n’est mu par rien, communique le mouvement au monde.

= De l’analyse des causes efficientes, Aris déduit l’existence d’un premier moteur immobile.


Ce premier moteur immobile est-il divin ?
⇒ qu’est-ce que le divin ? ⇒ Est divin ce qui est vivant, éternel et parfait.
Vivre= équivoque, penser en est une caractéristique.
Nécessité, pour prouver la divinité du premier moteur, de passer par le concept de cause finale.
→ Le premier moteur immobile est objet de désire des pensées des intelligences, il les meut ainsi. Il est la cause finale des
êtres intelligents.



La théorie du mouvement est la Physique aristotélicienne. ⇒ Pour découvrir l’essence du premier moteur, il faut déployer
une argumentation téléologique, ce qui permet au Stagirite de penser son intelligence.
⇒ Livre Lambda de la Métaphysique, preuve de la nature divine de ce premier moteur.
→ ou le de Caelo


Au livre Gamma de la Métaphysique, Aris évoque une nouvelle science : celle de l’étant en tant qu’étant. (= c’est ce que
nous entendons la plupart du temps lorsque nous évoquons la métaphysique aristotélicienne). ⇒ elle est à la croisée de
plusieurs science, ce qui est rare, car la plupart du temps, une science a pour objet un type d’étant bien particulier.
=Le propre de la métaphysique est de comparer ce que signifie “être” pour différents genres.
=La métaphysique s’interroge sur ce que c’est d’être pour un étant.
→ exemples de la paire de chaussette dans un tiroir, cb y a-t-il d’étant dans ledit tiroir ? Il y a plusieurs sens, plusieurs
manières d’être=être est équivoque. Mais toutes ne se valent pas entre elles ⇒ la quantité n’existe que dans la mesure où
elle qualifie le substrat.
=On ne peut mettre sur le même plan les attributs qui inhèrent dans la substance et la substance elle-même. La
qualité n’est à l’existence qu’en tant qu’elle qualifie une substance.


(=pareil pour la relation ⇒ il faut qu’existent les termes de la relation pour qu’existe la relation).
Métaph = analyse ce que signifie être dans ces différents sens, pour éviter les emplois sophistiques. ⇒ sert à clarifier la
physique et la théologie.


L’être est, le non-être n’est pas, donc quelqu’être existe nécessairement de toute éternité.


Chapitre 1 : Physique et théologie chez Aristote
INTRODUCTION (à survoler)
Les antinomies de la raison pure du Kant de la Cripure, sont devenues des lieux communs de la modernité.

Lieu Commun : structure argumentative communément reçue dans une société particulière.

⇒ On ne peut pas démontrer que Dieu existe, ni qu’il n’existe pas




LA MÉTAPHYSIQUE : fiche générale de cours 4

Infos sur le Document

Publié le
13 avril 2026
Nombre de pages
53
Écrit en
2023/2024
Type
Notes de cours
Professeur(s)
Frédéric crouslé
Contenu
Toutes les classes
21,76 €

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