C. La critique de la volonté de vérité
Quelques remarques d’introduction à la pensée de Nietzsche. Nietzsche critique la vérité comme
valeur. Opposer fait et valeur. En effet, la vérité n’est pas seulement un fait, c’est aussi une valeur.
Elle est liée au bien et au mal. Établir la vérité revient à établir certaines valeurs. Il critique le fait
que les hommes veulent la vérité, ont besoin de la vérité. Il y a un contexte platonicien à la réflexion
de Nietzsche.
En effet, selon Nietzsche : la volonté de vérité est une négation de la vie (§344 du Gai Savoir). Il est
le défenseur d’une position vitaliste (à la manière de Bergson). Vitalisme = la vie au coeur de la
compréhension du monde.La vie est un principe d’existence. Le problème pour Nietzsche, c’est la
négation de la vie. Le coeur, le centre de toutes ses préoccupations, c’est le phénomène vital, qu’il
appelle aussi la volonté de puissance. Pour lui, tout dépend d’une volonté d’exister (semblable au
conatus de Spinoza : tout ce qui est veut continuer à être. Persévérance dans l’être).
Il est le penseur du perspectivisme : tout le monde à cherche à interpréter sa propre vérité. La vérité
repose nécessairement sur une explication. Toute vérité repose chez Nietzsche non pas sur une
explication mais sur une interprétation. Donc la science défend une certaine croyance, elle prétend
bien imposer la vérité mais elle impose des valeurs. La vérité ce serait mieux que la fausseté,
l’illusion, le mensonge… Même dans la science, il y a des convictions morales.
Ex. Aujourd’hui, la science sert à faire la guerre. Ex. De l’énergie nucléaire. Oui, la science peut
être immorale, trop morale, plus morale qu’elle ne veut bien le penser.
Il est aussi le penseur du soupçon (par opposition à l’étonnement chez Aristote ou le doute chez
Descartes).
Enfin, il est le penseur du nihilisme : la négation de toutes les valeurs.
Nietzsche place la création artistique plus haut que la science. Vous ne pouvez jamais dire que la
science est en dehors du monde des valeurs. L’art, au contraire, n’a pas besoin de cette valeur de
vérité. En quelque sorte, il réalise la vérité.
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Quelques remarques d’introduction à la pensée de Nietzsche. Nietzsche critique la vérité comme
valeur. Opposer fait et valeur. En effet, la vérité n’est pas seulement un fait, c’est aussi une valeur.
Elle est liée au bien et au mal. Établir la vérité revient à établir certaines valeurs. Il critique le fait
que les hommes veulent la vérité, ont besoin de la vérité. Il y a un contexte platonicien à la réflexion
de Nietzsche.
En effet, selon Nietzsche : la volonté de vérité est une négation de la vie (§344 du Gai Savoir). Il est
le défenseur d’une position vitaliste (à la manière de Bergson). Vitalisme = la vie au coeur de la
compréhension du monde.La vie est un principe d’existence. Le problème pour Nietzsche, c’est la
négation de la vie. Le coeur, le centre de toutes ses préoccupations, c’est le phénomène vital, qu’il
appelle aussi la volonté de puissance. Pour lui, tout dépend d’une volonté d’exister (semblable au
conatus de Spinoza : tout ce qui est veut continuer à être. Persévérance dans l’être).
Il est le penseur du perspectivisme : tout le monde à cherche à interpréter sa propre vérité. La vérité
repose nécessairement sur une explication. Toute vérité repose chez Nietzsche non pas sur une
explication mais sur une interprétation. Donc la science défend une certaine croyance, elle prétend
bien imposer la vérité mais elle impose des valeurs. La vérité ce serait mieux que la fausseté,
l’illusion, le mensonge… Même dans la science, il y a des convictions morales.
Ex. Aujourd’hui, la science sert à faire la guerre. Ex. De l’énergie nucléaire. Oui, la science peut
être immorale, trop morale, plus morale qu’elle ne veut bien le penser.
Il est aussi le penseur du soupçon (par opposition à l’étonnement chez Aristote ou le doute chez
Descartes).
Enfin, il est le penseur du nihilisme : la négation de toutes les valeurs.
Nietzsche place la création artistique plus haut que la science. Vous ne pouvez jamais dire que la
science est en dehors du monde des valeurs. L’art, au contraire, n’a pas besoin de cette valeur de
vérité. En quelque sorte, il réalise la vérité.
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