Les évangiles synoptiques
1° Qu’est-ce-qu’est un « évangile » ?
L’Évangile
Résumer ce qu’est un évangile en une phrase selon vous :
• Le récit de la vie de Jésus, de son œuvre et de son message.
Dans ce contenu on retrouve la Bonne Nouvelle du Christ.
évangiles : les 4 évangiles
Évangile : la Bonne Nouvelle
Évangile vient du grec : evangelion
• On retrouve ce terme dans la littérature hellénistique, terme que l’on retrouve souvent au
pluriel (messager d’une victoire dans la guerre) ou signifie la récompense d’avoir accompli
cet office
La traduction grecque de l’AT (septante) : « qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent de
bonnes nouvelles »
• Le texte prend aussi le sens plus général de bonne augure, par exemple, dans une inscription
en Asie mineure : pour parler de l’empereur Auguste, on parle du jour de la naissance du
Dieu annonciateur de bonnes nouvelles (il apporte un heureux avenir)
Terme utilisé au pluriel dans le monde gréco-romain, et dans les épîtres Pauliniennes, de plus, il
n’explique pas l’usage du singulier, ce qui laisse penser que les communautés étaient habituées à
employer le singulier.
• Lecture de la salutation dans la Première épître aux Thessaloniciens.
Rappel : l’épître aux Thessaloniciens est l’écrit le plus ancien du NT dans laquelle on parle de suite
de l’Évangile
Cet évangile a été confié pour dire quelque chose, transmettre, communiquer avec les
Thessaloniciens
Note importante : 1Corinthiens15, 1-5 (Qu’est-ce-qu’est l’Évangile?) Sur la résurrection des morts
Les première communautés transmettent la Tradition
➔ L’élément reçu est que Jésus est ressuscité d’entre les morts et vient pour annoncer la Bonne
Nouvelle
On note, dans ce passage, une première forme de Credo
L’annonce de l’Évangile est une annonce vivante, allant jusqu’au don de sa propre personne.
Lorsque Paul annonce l’Évangile, il met sa vie en jeu
,Mais le terme évangile n’est pas mentionné chez Luc ou Jean, il n’est pas si répandu ce que cela.
Ce terme n’a pas besoin de complément, il se suffit à lui-même
Concernant le terme « évangiles » pour désigner le livre qui rapporte les actes et les paroles de
Jésus, dans l’apologie de Justin par exemple.
Dans le NT, « évangile » prend le sens de « Bonne Nouvelle »
La nécessité d’écrire les évangiles est de conserver une certaine authenticité dans l’interprétation de
son message, il y a un besoin d’accord commun sur le base de la foi de la communauté.
➔ Nous n’y étions pas, ce n’est qu’une hypothèse
Lors de la révolte juive, on sait que la volonté de préserver les documents est très forte, il est
possible d’avoir le besoin d’archiver, de retenir leurs souvenirs sur Jésus. De plus, le christianisme
s’est étendu dans le monde, il est plus simple de diffuser de cette façon (défaillance de la mémoire
humaine)
Cependant il n’y a pas que 4 évangiles : cf les écrits apocryphes du christianisme (entre 40 et 30
écrits de ce type) qui nous sont parvenus par des Pères de l’Église, des papyrus retrouvés. On a donc
des fragments d’évangiles autres que les 4 que nous connaissons
On les nommes « apocryphes » qui signifie « caché » pour signaler que leur qualité est moindre.
Il y a trois types d’évangiles apocryphes :
1. proche des synoptiques : évangile des Hébreux : ce type n’apporte rien de neuf à ce que
nous connaissons
2. les évangiles complémentaires : description des récit, notamment celui de la résurrection,
des détails sur la vie d’enfant de Jésus (dont on a des échos dans le Coran)
3. les évangiles gnostiques, notamment celui de Thomas : met l’accent sur la connaissance, en
s’appuyant sur des paroles de Jésus teintées de gnose. On notera aussi l’évangile de Judas,
histoire digne d’un polar
Ces textes datent du IIe et IIIeme siècle
Une partie peut être intéressante si on sait faire la part des choses.
4 ont finalement été retenus, et non pas un seul et unique
Au moment de choisir les 4 , plus personne n’avait vu Jésus : avoir 4 évangiles nous permet de ne
pas prétendre avec un seul et unique texte dont l’authenticité serait absolue
L’interprétation doit continuer au fur et à mesure que le temps avance : le canon des évangiles n’est
pas figé
Le travail effectué par Luc est un travail de mise en œuvre dans le projet littéraire qui sera appelé
plus tard « évangile »
Le genre littéraire « évangile »
Ce genre littéraire est propre au christianisme, lié à une époque précise : l’antiquité.
Dans la première moitié du XXe siècle, on s’intéressait aux petits éléments, notamment les
paraboles, des récits de miracles, des controverses etc. tout cela forme le matériel qui a permis la
construction des évangiles.
On perçoit alors les évangiles comme des compilations plus ou moins réussies correspondant à une
époque précise.
A partir des années 1950, on s’intéresse aussi à la conception des évangiles : un ordre à été donné
pour créer un récit à part.
, ➔ L’évangile de Marc, qui semble plus « rustique » fait pourtant l’objet d’une grande
recherche de mise en œuvre, Marc est non seulement un compilateur, mais un auteur.
On parle de saga de L’AT d’Elysée, on a également des bioi : des histoires d’illustres personnalités
antiques.
« Le Centre du temps » montre que Luc créé une théologie qui met Jésus en son centre : Luc est donc
un auteur situé dans un contexte littéraire général inspiré par le travail existant dans le monde antique.
On ne peut pas tout à fait cadrer les évangiles dans le temps de l’antiquité.
« La personne de Jésus est source d’expérience de Salut »
« Le temps qui reste » = ref à retenir
2°Introduction au « problème synoptique »
Approche par des textes
Certains textes sont extrêmement proches, malgré de grandes proximités lexicales. Concernant
ces dernières, plusieurs hypothèses existent : changement de contexte donc adaptation du récit ou la
grande question : « quelle version est la bonne ? »
On a une vue d’ensembles pour comparer : Ce sont des récits : ce qui précède le ministère de Jésus
(enfance) et généalogie. La figure de Jean-Baptiste, le baptême et la tentation de Jésus.
Références : Galilée : Jérusalem : Ministère à Jérusalem :
➢ Mt : 4, 11 18,35 20,34 25,46
➢ Mc 1, 13 9,50 10,52 13,37
➢ Lc 4, 13 9,50 19,28 21,38
Passion :
28,20
16,8
24,53
Il y a des enchaînement de passages qui se retrouvent dans 2 ou 3 évangiles en même temps
(parallèle) succession de plusieurs péricopes, plusieurs histoires : les unités se suivent.
Autres références similaires :
• Mt 16,28 Mc 9,1 et Lc 9,27
• Matthieu 6, Luc 11
Versets en communs :
Matthieu Marc Luc
330 330 330
178 178 /
/ 100 100
230 / 230
1° Qu’est-ce-qu’est un « évangile » ?
L’Évangile
Résumer ce qu’est un évangile en une phrase selon vous :
• Le récit de la vie de Jésus, de son œuvre et de son message.
Dans ce contenu on retrouve la Bonne Nouvelle du Christ.
évangiles : les 4 évangiles
Évangile : la Bonne Nouvelle
Évangile vient du grec : evangelion
• On retrouve ce terme dans la littérature hellénistique, terme que l’on retrouve souvent au
pluriel (messager d’une victoire dans la guerre) ou signifie la récompense d’avoir accompli
cet office
La traduction grecque de l’AT (septante) : « qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent de
bonnes nouvelles »
• Le texte prend aussi le sens plus général de bonne augure, par exemple, dans une inscription
en Asie mineure : pour parler de l’empereur Auguste, on parle du jour de la naissance du
Dieu annonciateur de bonnes nouvelles (il apporte un heureux avenir)
Terme utilisé au pluriel dans le monde gréco-romain, et dans les épîtres Pauliniennes, de plus, il
n’explique pas l’usage du singulier, ce qui laisse penser que les communautés étaient habituées à
employer le singulier.
• Lecture de la salutation dans la Première épître aux Thessaloniciens.
Rappel : l’épître aux Thessaloniciens est l’écrit le plus ancien du NT dans laquelle on parle de suite
de l’Évangile
Cet évangile a été confié pour dire quelque chose, transmettre, communiquer avec les
Thessaloniciens
Note importante : 1Corinthiens15, 1-5 (Qu’est-ce-qu’est l’Évangile?) Sur la résurrection des morts
Les première communautés transmettent la Tradition
➔ L’élément reçu est que Jésus est ressuscité d’entre les morts et vient pour annoncer la Bonne
Nouvelle
On note, dans ce passage, une première forme de Credo
L’annonce de l’Évangile est une annonce vivante, allant jusqu’au don de sa propre personne.
Lorsque Paul annonce l’Évangile, il met sa vie en jeu
,Mais le terme évangile n’est pas mentionné chez Luc ou Jean, il n’est pas si répandu ce que cela.
Ce terme n’a pas besoin de complément, il se suffit à lui-même
Concernant le terme « évangiles » pour désigner le livre qui rapporte les actes et les paroles de
Jésus, dans l’apologie de Justin par exemple.
Dans le NT, « évangile » prend le sens de « Bonne Nouvelle »
La nécessité d’écrire les évangiles est de conserver une certaine authenticité dans l’interprétation de
son message, il y a un besoin d’accord commun sur le base de la foi de la communauté.
➔ Nous n’y étions pas, ce n’est qu’une hypothèse
Lors de la révolte juive, on sait que la volonté de préserver les documents est très forte, il est
possible d’avoir le besoin d’archiver, de retenir leurs souvenirs sur Jésus. De plus, le christianisme
s’est étendu dans le monde, il est plus simple de diffuser de cette façon (défaillance de la mémoire
humaine)
Cependant il n’y a pas que 4 évangiles : cf les écrits apocryphes du christianisme (entre 40 et 30
écrits de ce type) qui nous sont parvenus par des Pères de l’Église, des papyrus retrouvés. On a donc
des fragments d’évangiles autres que les 4 que nous connaissons
On les nommes « apocryphes » qui signifie « caché » pour signaler que leur qualité est moindre.
Il y a trois types d’évangiles apocryphes :
1. proche des synoptiques : évangile des Hébreux : ce type n’apporte rien de neuf à ce que
nous connaissons
2. les évangiles complémentaires : description des récit, notamment celui de la résurrection,
des détails sur la vie d’enfant de Jésus (dont on a des échos dans le Coran)
3. les évangiles gnostiques, notamment celui de Thomas : met l’accent sur la connaissance, en
s’appuyant sur des paroles de Jésus teintées de gnose. On notera aussi l’évangile de Judas,
histoire digne d’un polar
Ces textes datent du IIe et IIIeme siècle
Une partie peut être intéressante si on sait faire la part des choses.
4 ont finalement été retenus, et non pas un seul et unique
Au moment de choisir les 4 , plus personne n’avait vu Jésus : avoir 4 évangiles nous permet de ne
pas prétendre avec un seul et unique texte dont l’authenticité serait absolue
L’interprétation doit continuer au fur et à mesure que le temps avance : le canon des évangiles n’est
pas figé
Le travail effectué par Luc est un travail de mise en œuvre dans le projet littéraire qui sera appelé
plus tard « évangile »
Le genre littéraire « évangile »
Ce genre littéraire est propre au christianisme, lié à une époque précise : l’antiquité.
Dans la première moitié du XXe siècle, on s’intéressait aux petits éléments, notamment les
paraboles, des récits de miracles, des controverses etc. tout cela forme le matériel qui a permis la
construction des évangiles.
On perçoit alors les évangiles comme des compilations plus ou moins réussies correspondant à une
époque précise.
A partir des années 1950, on s’intéresse aussi à la conception des évangiles : un ordre à été donné
pour créer un récit à part.
, ➔ L’évangile de Marc, qui semble plus « rustique » fait pourtant l’objet d’une grande
recherche de mise en œuvre, Marc est non seulement un compilateur, mais un auteur.
On parle de saga de L’AT d’Elysée, on a également des bioi : des histoires d’illustres personnalités
antiques.
« Le Centre du temps » montre que Luc créé une théologie qui met Jésus en son centre : Luc est donc
un auteur situé dans un contexte littéraire général inspiré par le travail existant dans le monde antique.
On ne peut pas tout à fait cadrer les évangiles dans le temps de l’antiquité.
« La personne de Jésus est source d’expérience de Salut »
« Le temps qui reste » = ref à retenir
2°Introduction au « problème synoptique »
Approche par des textes
Certains textes sont extrêmement proches, malgré de grandes proximités lexicales. Concernant
ces dernières, plusieurs hypothèses existent : changement de contexte donc adaptation du récit ou la
grande question : « quelle version est la bonne ? »
On a une vue d’ensembles pour comparer : Ce sont des récits : ce qui précède le ministère de Jésus
(enfance) et généalogie. La figure de Jean-Baptiste, le baptême et la tentation de Jésus.
Références : Galilée : Jérusalem : Ministère à Jérusalem :
➢ Mt : 4, 11 18,35 20,34 25,46
➢ Mc 1, 13 9,50 10,52 13,37
➢ Lc 4, 13 9,50 19,28 21,38
Passion :
28,20
16,8
24,53
Il y a des enchaînement de passages qui se retrouvent dans 2 ou 3 évangiles en même temps
(parallèle) succession de plusieurs péricopes, plusieurs histoires : les unités se suivent.
Autres références similaires :
• Mt 16,28 Mc 9,1 et Lc 9,27
• Matthieu 6, Luc 11
Versets en communs :
Matthieu Marc Luc
330 330 330
178 178 /
/ 100 100
230 / 230