Exemples de mises en situation professionnelle
Laïcité : fiches vademecum :
1-Signes et tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse.
Code de l'éducation : dans les écoles, collèges, lycées publics, (même pour les étudiants post-bac
comme les CPGE) le port de signes ou de tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement
une appartenance religieuse est interdit. → règle qui s'applique aussi pendant les sorties scolaires et
pendant les examens ou concours (sauf pour les élèves du privé qui viennent passer leur exam dans
le public → mais visage couvert toujours interdit).
→ les signes discrets sont autorisés (comme une petite croix). Mais les enseignants et personnels
publics doivent rester neutres.
-interdiction formelle des signes visibles et excessifs qui revoient directement à une appartenance
religieuse (interdiction aussi du burkini → si l'élève persiste, faire un rapport au CE).
-les signes ou tenues ne sont pas directement d'appartenance religieuse, mais le deviennent compte
tenu de la volonté de l'élève de leur donner cette signification (ex : bandana ou jupe longue) →
interdiction également.
Prévenir :
-sensibiliser l'équipe éducative pour remarquer et identifier des changements de comportements
individuels ou collectifs.
-rappeler aux élèves et aux parents le sens de ces interdictions, dans le but de définir un espace
neutre, loin des tensions communautaires.
Réagir :
-dialogue entre CE et élève + parents si l'élève de coopère pas
-concertation avec tout le personnel
-CE demande à l'élève d'expliquer son comportement et lui réexplique les principes de laïcité à
l'école et leur fonction protectrice.
-en cas de refus du dialogue → CE engage une procédure devant le conseil de discipline.
2-Signes et tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse en
cas de formation ou d'observation en milieu professionnel.
Ne dépend plus de l'école mais des règles de l'organisme où le stage a lieu.
3-Contestation des contenus d'enseignement par un élève ou un parent, au nom de convictions
religieuses / contestation de la légitimité de l'enseignant à enseigner ces questions.
Code de l'éducation : obligation pour les élèves de respecter le contenu des programmes et de
réaliser tous les examens. Les élèves ont la liberté d'expression mais elle ne porte pas atteinte aux
activités d'enseignement. Ne peuvent pas contester le droit à un professeur d'enseigner certaines
matières parce que c'est un homme ou une femme, ou à une personne qui n'appartient pas à leur
religion de faire une présentation sur un fait historique ou religieux, ni refuser de visiter des
monuments ou d'étudier certaines œuvres musicales ou artistiques.
→ conversation respectueuse pour essayer de régler le problème. Si l'élève se montre plus agressif,
il faut envisager une réaction plus sévère et une sanction.
Prévenir :
-expliciter le cadre des enseignements aux élèves, en redéfinissant les principes de laïcité (article 12
de la Charte : ouverture la plus objective possible à la diversité des visions du monde) + neutralité
du personnel.
-l'enseignement distingue savoirs et croyances
-la liberté d'expression n'excuse ni l'intolérance ni la violence (article 8 de la Charte : la laïcité
,permet l'exercice de la liberté d'expression des élèves dans la limite du respect des valeurs
républicaines et du pluralisme des convictions) → construire l'esprit critique qui n'est jamais acquis
mais qui est une démarche intellectuelle
-connaître précisément le sujet et le préparer rigoureusement avant de l'aborder avec les élèves, en
anticipant la réaction émotionnelle des élèves
-distinguer l'enseignement des faits religieux de l'instruction religieuse.
Réagir :
-analyser la portée de la contestation qui n'est pas forcément une attaque : l'élève est encore en cours
de construction
-savoir déconstruire l'argument d'un élève en instaurant un dialogue avec la classe
-en cas de difficulté à poursuivre la séance et en dernier recours : solliciter les services de la vie
scolaire
-informer l'équipe de direction à l'issue du cours
-rencontre si nécessaire entre CE et élève, et même les parents si nécessaire
-réponse à plusieurs niveaux : l'équipe pédagogique doit se concerter pour offrir une réponse qui
s'appuie sur la Charte de la laïcité ; travail possible avec l'équipe académique de Valeurs de la
République avec éventuellement des formateurs pour une intervention ponctuelle.
4-Refus de l'élève de participer à une activité scolaire.
Code de l'éducation : obligation d'assiduité pour les élèves concernant l'intégralité des
enseignements obligatoires et facultatifs auxquels il est inscrit. Toutes les activités organisées dans
le cadre des visites scolaires sont obligatoires.
Prévenir :
toute visite mettant en jeu des faits religieux doit être préparée en amont et doit être communiquée
aux parents, en précisant les objectifs pédagogiques et le caractère obligatoire de cette sortie.
Réagir :
-en cas de refus : prendre contact avec la famille
-si refus pendant la visite : dialoguer, rappeler les objectifs pédagogiques, le principe de laïcité, etc.
-si les refus se répètent, faire remonter l'information, en parler éventuellement avec l'équipe de
Valeurs de la République.
5-Demande d'autorisation d'absence ou de dispense d'activité en raison de la pratique d'un culte.
Autorisations d'absence accordées quand elles concernent une grande fête religieuse dont la liste est
arrêtée chaque année. Mais demandes d'absences systématiques et prolongées refusées quand elles
sont incompatibles avec les exigences de scolarité.
6-Demande de mise à disposition d'un lieu de prière.
Dans la mesure où les élèves en internat ne peuvent pas quitter librement l'établissement en semaine
pour rejoindre un lieu de culte, ils peuvent prier dans leur chambre par exemple, sans qu'il y ait acte
de pression, de provocation, ou de prosélytisme.
Il en est de même lors d'un voyage scolaire.
7-Célébration de fêtes sécularisées.
Neutralité à l'égard des cultes, ne pas montrer une préférence sur un culte par rapport à un autre.
Interdiction donc d'installer un signe ou un emblème manifestant la reconnaissance d'un culte ou
marquant une préférence religieuse.
8-Les établissements privés dans l'organisation des examens et concours.
, Il est demandé aux établissements privés qui accueillent des élèves pour des examens, d'ôter ou de
masquer les signes religieux, à l'exception des éléments architecturaux.
9-Port de signes religieux par les parents d'élèves.
-Pas d'interdiction pour les parents qui entrent dans l'établissement pour venir chercher leur enfant
ou pour participer à des rencontres. Mais interdiction du prosélytisme.
-contribution des parents aux activités scolaires : pas soumis à l'exigence de neutralité religieuse.
-les parents qui interviennent dans les classes avec un rôle semblable à celui de l'enseignant sont
soumis à cette exigence de neutralité.
10-Port de signes religieux par des intervenants extérieurs non membres de la communauté scolaire.
-si ces personnes interviennent en dehors des locaux scolaires, elles ne sont pas tenues au respect de
neutralité religieuse (mais ne doivent pas faire de prosélytisme).
-intervention à l'intérieur de l'école : respect de la neutralité religieuse exigé.
Autres exemples d'études de cas :
Vous êtes prof de français en 3e, et lors d’un débat en classe, un petit groupe d’élèves interrompt
systématiquement les autres et les empêche de s’exprimer en monopolisant la parole.
Analyse :
Compétences de l’enseignant en jeu :
- maintenir un climat propice à l’apprentissage et un mode de fonctionnement de cours efficace et
pertinent pour les activités
- faire partager les valeurs de la République, les principes de la vie démocratique
- agir en éducateur responsable et selon des principes éthiques : éviter toute forme de dévalorisation
Compétences de l’élève en jeu :
- domaine 3 du socle commun : la formation de la personne et du citoyen (expression de la
sensibilité et des opinions, respect des autres)
Éléments de réponse :
Actions immédiates -> agir immédiatement pour rétablir le calme en réexpliquant les modalités de
fonctionnement d’un débat équilibré, chacun doit lever la main et chaque élève a droit à la parole.
Si la situation perdure l’enseignant peut séparer les élèves du groupe perturbateur.
Actions différées -> discussion avec le groupe d’élèves perturbateurs, favoriser le dialogue, rappel
des règles du respect d’autrui. Échanger avec le PP, intégrer l’équipe éducative, CPE, direction. Si
le groupe d’élèves persiste il faudra faire un rappel au règlement intérieur, informer les parents et
éventuellement penser à des sanctions. Penser à évoquer le parcours citoyen.
Vous êtes prof de français en 1ere, vous étudiez L’Ingénu de Voltaire. Un élève fait savoir qu’il
refusera d’étudier cet auteur “parce qu’il attaque la religion”. Il affirme qu’il n’assistera pas au
cours tant que l’ouvrage de Voltaire y sera abordé.
Analyse :
Compétences de l’enseignant en jeu :
Laïcité : fiches vademecum :
1-Signes et tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse.
Code de l'éducation : dans les écoles, collèges, lycées publics, (même pour les étudiants post-bac
comme les CPGE) le port de signes ou de tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement
une appartenance religieuse est interdit. → règle qui s'applique aussi pendant les sorties scolaires et
pendant les examens ou concours (sauf pour les élèves du privé qui viennent passer leur exam dans
le public → mais visage couvert toujours interdit).
→ les signes discrets sont autorisés (comme une petite croix). Mais les enseignants et personnels
publics doivent rester neutres.
-interdiction formelle des signes visibles et excessifs qui revoient directement à une appartenance
religieuse (interdiction aussi du burkini → si l'élève persiste, faire un rapport au CE).
-les signes ou tenues ne sont pas directement d'appartenance religieuse, mais le deviennent compte
tenu de la volonté de l'élève de leur donner cette signification (ex : bandana ou jupe longue) →
interdiction également.
Prévenir :
-sensibiliser l'équipe éducative pour remarquer et identifier des changements de comportements
individuels ou collectifs.
-rappeler aux élèves et aux parents le sens de ces interdictions, dans le but de définir un espace
neutre, loin des tensions communautaires.
Réagir :
-dialogue entre CE et élève + parents si l'élève de coopère pas
-concertation avec tout le personnel
-CE demande à l'élève d'expliquer son comportement et lui réexplique les principes de laïcité à
l'école et leur fonction protectrice.
-en cas de refus du dialogue → CE engage une procédure devant le conseil de discipline.
2-Signes et tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse en
cas de formation ou d'observation en milieu professionnel.
Ne dépend plus de l'école mais des règles de l'organisme où le stage a lieu.
3-Contestation des contenus d'enseignement par un élève ou un parent, au nom de convictions
religieuses / contestation de la légitimité de l'enseignant à enseigner ces questions.
Code de l'éducation : obligation pour les élèves de respecter le contenu des programmes et de
réaliser tous les examens. Les élèves ont la liberté d'expression mais elle ne porte pas atteinte aux
activités d'enseignement. Ne peuvent pas contester le droit à un professeur d'enseigner certaines
matières parce que c'est un homme ou une femme, ou à une personne qui n'appartient pas à leur
religion de faire une présentation sur un fait historique ou religieux, ni refuser de visiter des
monuments ou d'étudier certaines œuvres musicales ou artistiques.
→ conversation respectueuse pour essayer de régler le problème. Si l'élève se montre plus agressif,
il faut envisager une réaction plus sévère et une sanction.
Prévenir :
-expliciter le cadre des enseignements aux élèves, en redéfinissant les principes de laïcité (article 12
de la Charte : ouverture la plus objective possible à la diversité des visions du monde) + neutralité
du personnel.
-l'enseignement distingue savoirs et croyances
-la liberté d'expression n'excuse ni l'intolérance ni la violence (article 8 de la Charte : la laïcité
,permet l'exercice de la liberté d'expression des élèves dans la limite du respect des valeurs
républicaines et du pluralisme des convictions) → construire l'esprit critique qui n'est jamais acquis
mais qui est une démarche intellectuelle
-connaître précisément le sujet et le préparer rigoureusement avant de l'aborder avec les élèves, en
anticipant la réaction émotionnelle des élèves
-distinguer l'enseignement des faits religieux de l'instruction religieuse.
Réagir :
-analyser la portée de la contestation qui n'est pas forcément une attaque : l'élève est encore en cours
de construction
-savoir déconstruire l'argument d'un élève en instaurant un dialogue avec la classe
-en cas de difficulté à poursuivre la séance et en dernier recours : solliciter les services de la vie
scolaire
-informer l'équipe de direction à l'issue du cours
-rencontre si nécessaire entre CE et élève, et même les parents si nécessaire
-réponse à plusieurs niveaux : l'équipe pédagogique doit se concerter pour offrir une réponse qui
s'appuie sur la Charte de la laïcité ; travail possible avec l'équipe académique de Valeurs de la
République avec éventuellement des formateurs pour une intervention ponctuelle.
4-Refus de l'élève de participer à une activité scolaire.
Code de l'éducation : obligation d'assiduité pour les élèves concernant l'intégralité des
enseignements obligatoires et facultatifs auxquels il est inscrit. Toutes les activités organisées dans
le cadre des visites scolaires sont obligatoires.
Prévenir :
toute visite mettant en jeu des faits religieux doit être préparée en amont et doit être communiquée
aux parents, en précisant les objectifs pédagogiques et le caractère obligatoire de cette sortie.
Réagir :
-en cas de refus : prendre contact avec la famille
-si refus pendant la visite : dialoguer, rappeler les objectifs pédagogiques, le principe de laïcité, etc.
-si les refus se répètent, faire remonter l'information, en parler éventuellement avec l'équipe de
Valeurs de la République.
5-Demande d'autorisation d'absence ou de dispense d'activité en raison de la pratique d'un culte.
Autorisations d'absence accordées quand elles concernent une grande fête religieuse dont la liste est
arrêtée chaque année. Mais demandes d'absences systématiques et prolongées refusées quand elles
sont incompatibles avec les exigences de scolarité.
6-Demande de mise à disposition d'un lieu de prière.
Dans la mesure où les élèves en internat ne peuvent pas quitter librement l'établissement en semaine
pour rejoindre un lieu de culte, ils peuvent prier dans leur chambre par exemple, sans qu'il y ait acte
de pression, de provocation, ou de prosélytisme.
Il en est de même lors d'un voyage scolaire.
7-Célébration de fêtes sécularisées.
Neutralité à l'égard des cultes, ne pas montrer une préférence sur un culte par rapport à un autre.
Interdiction donc d'installer un signe ou un emblème manifestant la reconnaissance d'un culte ou
marquant une préférence religieuse.
8-Les établissements privés dans l'organisation des examens et concours.
, Il est demandé aux établissements privés qui accueillent des élèves pour des examens, d'ôter ou de
masquer les signes religieux, à l'exception des éléments architecturaux.
9-Port de signes religieux par les parents d'élèves.
-Pas d'interdiction pour les parents qui entrent dans l'établissement pour venir chercher leur enfant
ou pour participer à des rencontres. Mais interdiction du prosélytisme.
-contribution des parents aux activités scolaires : pas soumis à l'exigence de neutralité religieuse.
-les parents qui interviennent dans les classes avec un rôle semblable à celui de l'enseignant sont
soumis à cette exigence de neutralité.
10-Port de signes religieux par des intervenants extérieurs non membres de la communauté scolaire.
-si ces personnes interviennent en dehors des locaux scolaires, elles ne sont pas tenues au respect de
neutralité religieuse (mais ne doivent pas faire de prosélytisme).
-intervention à l'intérieur de l'école : respect de la neutralité religieuse exigé.
Autres exemples d'études de cas :
Vous êtes prof de français en 3e, et lors d’un débat en classe, un petit groupe d’élèves interrompt
systématiquement les autres et les empêche de s’exprimer en monopolisant la parole.
Analyse :
Compétences de l’enseignant en jeu :
- maintenir un climat propice à l’apprentissage et un mode de fonctionnement de cours efficace et
pertinent pour les activités
- faire partager les valeurs de la République, les principes de la vie démocratique
- agir en éducateur responsable et selon des principes éthiques : éviter toute forme de dévalorisation
Compétences de l’élève en jeu :
- domaine 3 du socle commun : la formation de la personne et du citoyen (expression de la
sensibilité et des opinions, respect des autres)
Éléments de réponse :
Actions immédiates -> agir immédiatement pour rétablir le calme en réexpliquant les modalités de
fonctionnement d’un débat équilibré, chacun doit lever la main et chaque élève a droit à la parole.
Si la situation perdure l’enseignant peut séparer les élèves du groupe perturbateur.
Actions différées -> discussion avec le groupe d’élèves perturbateurs, favoriser le dialogue, rappel
des règles du respect d’autrui. Échanger avec le PP, intégrer l’équipe éducative, CPE, direction. Si
le groupe d’élèves persiste il faudra faire un rappel au règlement intérieur, informer les parents et
éventuellement penser à des sanctions. Penser à évoquer le parcours citoyen.
Vous êtes prof de français en 1ere, vous étudiez L’Ingénu de Voltaire. Un élève fait savoir qu’il
refusera d’étudier cet auteur “parce qu’il attaque la religion”. Il affirme qu’il n’assistera pas au
cours tant que l’ouvrage de Voltaire y sera abordé.
Analyse :
Compétences de l’enseignant en jeu :