Consommation
II/ Les déterminants de la consommation : les conceptions théoriques.
Introduction :
Il existe des déterminants économiques (macroéconomiques et microéconomiques) et des déterminants sociologiques.
La consommation a été étudiée assez tardivement. Jean Baptiste Say (classique) a énoncé une célèbre loi en 1803 : la
loi des débouchés = « toute offre crée sa propre demande ». La consommation arrive après, il faut offrir avant.
On commence à s’intéresser réellement à la consommation à la fin du XIXème siècle. Elle est alors vue comme une
mécanique des utilités. Au début du XXème siècle, avec Keynes, c’est le contraire, la demande et en particulier la
consommation devient motrice. Dans les années 1950 et 1960, la consommation est largement étudiée mais dans sa
dimension sociale. On passe à une consommation de masse, elle devient une finalité. La consommation est vue
comme un débouché automatique chez Say mais d’autres économistes ont réfléchi à son insuffisance. On commence
à s’interroger sur le lien entre consommation et croissance = Malthus (classique, fin XVIIIème, début XIXème), puis
Keynes. Marx voit aussi les risques de la sous-consommation ouvrière parce que les ouvriers sont exploités par les
capitalistes.
A- La conception néoclassique microéconomique de la consommation : la théorie du
Consommateur.
Le consommateur est vu comme un consommateur rationnel et un agent toujours calculateur en termes d’utilité et de
désutilité ou en termes coûts/avantages (homo economicus). Il va donc comparer son utilité à consommer et la
désutilité (le prix). On compare l’utilité qu’on retire d’une unité supplémentaire consommée et ce que cela coûte.
L’agent rationnel fait donc des choix pour consommer au meilleurs prix les produits qui lui donnent la plus grande
satisfaction. Les élasticités sont des outils utilisés par les micro-économistes. Le prix est vu comme le premier
déterminant de la consommation dans cette approche.
B- Keynes et la fonction macroéconomique de la consommation.
1936, Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie : Keynes s’oppose à la loi de Say. Tout offre ne crée
pas toujours sa demande. Il va critiquer aussi l’approche microéconomique des néoclassiques. Pour lui, il ne faut pas
étudier le consommateur mais la consommation (point de vue macroéconomique) ainsi que la fonction de
consommation en insistant sur la liaison consommation/revenu et non plus consommation/prix.
La consommation dépend donc du revenu courant. Y= R courant. C’est le revenu du moment, effectif, reçu par l’agent.
La consommation est donc une fonction du revenu courant selon la propension à consommer ( c).
La propension à consommer est la part que représente la consommation dans le revenu.
NB : on parle du revenu de la nation car c’est une approche macroéconomique.
C = c(y) + C0.
C0 = consommation incompressible.
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II/ Les déterminants de la consommation : les conceptions théoriques.
Introduction :
Il existe des déterminants économiques (macroéconomiques et microéconomiques) et des déterminants sociologiques.
La consommation a été étudiée assez tardivement. Jean Baptiste Say (classique) a énoncé une célèbre loi en 1803 : la
loi des débouchés = « toute offre crée sa propre demande ». La consommation arrive après, il faut offrir avant.
On commence à s’intéresser réellement à la consommation à la fin du XIXème siècle. Elle est alors vue comme une
mécanique des utilités. Au début du XXème siècle, avec Keynes, c’est le contraire, la demande et en particulier la
consommation devient motrice. Dans les années 1950 et 1960, la consommation est largement étudiée mais dans sa
dimension sociale. On passe à une consommation de masse, elle devient une finalité. La consommation est vue
comme un débouché automatique chez Say mais d’autres économistes ont réfléchi à son insuffisance. On commence
à s’interroger sur le lien entre consommation et croissance = Malthus (classique, fin XVIIIème, début XIXème), puis
Keynes. Marx voit aussi les risques de la sous-consommation ouvrière parce que les ouvriers sont exploités par les
capitalistes.
A- La conception néoclassique microéconomique de la consommation : la théorie du
Consommateur.
Le consommateur est vu comme un consommateur rationnel et un agent toujours calculateur en termes d’utilité et de
désutilité ou en termes coûts/avantages (homo economicus). Il va donc comparer son utilité à consommer et la
désutilité (le prix). On compare l’utilité qu’on retire d’une unité supplémentaire consommée et ce que cela coûte.
L’agent rationnel fait donc des choix pour consommer au meilleurs prix les produits qui lui donnent la plus grande
satisfaction. Les élasticités sont des outils utilisés par les micro-économistes. Le prix est vu comme le premier
déterminant de la consommation dans cette approche.
B- Keynes et la fonction macroéconomique de la consommation.
1936, Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie : Keynes s’oppose à la loi de Say. Tout offre ne crée
pas toujours sa demande. Il va critiquer aussi l’approche microéconomique des néoclassiques. Pour lui, il ne faut pas
étudier le consommateur mais la consommation (point de vue macroéconomique) ainsi que la fonction de
consommation en insistant sur la liaison consommation/revenu et non plus consommation/prix.
La consommation dépend donc du revenu courant. Y= R courant. C’est le revenu du moment, effectif, reçu par l’agent.
La consommation est donc une fonction du revenu courant selon la propension à consommer ( c).
La propension à consommer est la part que représente la consommation dans le revenu.
NB : on parle du revenu de la nation car c’est une approche macroéconomique.
C = c(y) + C0.
C0 = consommation incompressible.
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