INTRODUCTION : Qu'est-ce que la liberté ?
3 sens du mot "liberté" :
1. La liberté comme absence de contrainte (faire ce que l'on veut)
2. La liberté sociale et politique (cf. chapitre sur l'État)
3. La liberté comme libre arbitre = la possibilité pour l'homme de faire des choix ← c'est
celle-ci qui nous intéresse principalement
4. La liberté comme autonomie (Kant) = la capacité de se donner à soi-même sa propre loi
morale par la raison, sans dépendre de contraintes extérieures ni de ses penchants. (auto =
soi-même / nomos = loi) Ce n'est pas une liberté de faire ce qu'on veut, mais la liberté du sujet
raisonnable qui s'autolegifère.
⚠️ Ne pas confondre liberté et licence (latin licere) = être licencieux = ne pas supporter une
opposition à ses désirs
Problématique centrale : L'homme possède-t-il vraiment un libre arbitre ou est-il toujours déterminé
par des causes qui conditionnent sa volonté ?
Liberté et déterminisme sont indissociables au point que Kant classe la liberté dans la catégorie des
objets métaphysique comme Dieu et l’immortalité de l’âme. Mais alors si la liberté est définie comme
la capacité d’accepter les contraintes cela ne contient-t-il pas des limites ? Doit-on obéir à tous ceux
qui abîment notre dignité humaine ? Dans ce cas, être libre n’est-ce pas se révolter ?
💬 Descartes : "Il vaut mieux changer ses désirs plutôt que l'ordre du monde." (alors même que le
progrès technique ne cesse d'illustrer le contraire)
🔷 I. "L'homme est condamné à être libre" (Sartre)
Paradoxe de la formule :
Condamné Être libre
Prison, enfermement Pouvoir agir sans "murs", sans entrave
💬 "Choisir est une condamnation à laquelle aucun humain ne peut se soustraire."
Traduction du philosophe : "Nous sommes obligés à assumer la structure incontournable de notre
condition. Cette structure incontournable consiste à être des êtres conscients et responsables."
1
, a) L'homme est libre du fait de sa conscience
Pour comprendre le lien entre liberté et conscience, Sartre fait la distinction entre existence comme
chose et existence comme conscience :
L'EN-SOI (existence comme chose) LE POUR-SOI (existence comme conscience)
L'objet inanimé, enfermé dans sa fonction L'être par sa conscience se représente et s'observe (introspection)
Pas libre : dépendant d'un agent extérieur C'est cela qui nous octroie la liberté
📌 Définitions clés
● L'en-soi : mode d'être des choses et des objets, sans conscience ni liberté
● Le pour-soi : mode d'être de la conscience humaine, toujours en dehors d'elle-même
● La néantisation : le fait de pouvoir faire le vide grâce à notre conscience d'une situation
présente, au-delà de laquelle nous voulons nous projeter → ce qui nous permet d'avoir des
projets (néantisation d'une situation dans laquelle nous faisons émerger un manque d'être)
● L'existentialisme : courant philosophique de Sartre. Exister (latin = "se tenir au dehors") →
l'être humain peut toujours devenir autre que ce qu'il est
💡 Exemple du garçon de café
Il n'est pas garçon de café comme l'encrier est encrier : il joue le rôle de garçon de café.Il choisit
d'être ce qu'il est. Cet exemple montre que nous sommes libres car nous sommes capables de
néantisation.
💡 L'existence précède l'essence
La fourmi L'être humain
L'essence (fonction) précède l'existence Aucune essence attribuée à la naissance
Entièrement déterminée par la biologie On existe d'abord, puis on se fabrique une essence
💬 Sartre : "L'existence précède l'essence."
💬 L'Être et le Néant : "Le pour-soi est l'être qui se détermine lui-même à exister en tant qu'il ne
peut coïncider avec lui-même. C'est l'obligation pour le pour-soi de n'exister jamais que sous la forme
d'ailleurs par rapport à lui-même comme être qui s'affecte perpétuellement d'une inexistence d'être."
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3 sens du mot "liberté" :
1. La liberté comme absence de contrainte (faire ce que l'on veut)
2. La liberté sociale et politique (cf. chapitre sur l'État)
3. La liberté comme libre arbitre = la possibilité pour l'homme de faire des choix ← c'est
celle-ci qui nous intéresse principalement
4. La liberté comme autonomie (Kant) = la capacité de se donner à soi-même sa propre loi
morale par la raison, sans dépendre de contraintes extérieures ni de ses penchants. (auto =
soi-même / nomos = loi) Ce n'est pas une liberté de faire ce qu'on veut, mais la liberté du sujet
raisonnable qui s'autolegifère.
⚠️ Ne pas confondre liberté et licence (latin licere) = être licencieux = ne pas supporter une
opposition à ses désirs
Problématique centrale : L'homme possède-t-il vraiment un libre arbitre ou est-il toujours déterminé
par des causes qui conditionnent sa volonté ?
Liberté et déterminisme sont indissociables au point que Kant classe la liberté dans la catégorie des
objets métaphysique comme Dieu et l’immortalité de l’âme. Mais alors si la liberté est définie comme
la capacité d’accepter les contraintes cela ne contient-t-il pas des limites ? Doit-on obéir à tous ceux
qui abîment notre dignité humaine ? Dans ce cas, être libre n’est-ce pas se révolter ?
💬 Descartes : "Il vaut mieux changer ses désirs plutôt que l'ordre du monde." (alors même que le
progrès technique ne cesse d'illustrer le contraire)
🔷 I. "L'homme est condamné à être libre" (Sartre)
Paradoxe de la formule :
Condamné Être libre
Prison, enfermement Pouvoir agir sans "murs", sans entrave
💬 "Choisir est une condamnation à laquelle aucun humain ne peut se soustraire."
Traduction du philosophe : "Nous sommes obligés à assumer la structure incontournable de notre
condition. Cette structure incontournable consiste à être des êtres conscients et responsables."
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, a) L'homme est libre du fait de sa conscience
Pour comprendre le lien entre liberté et conscience, Sartre fait la distinction entre existence comme
chose et existence comme conscience :
L'EN-SOI (existence comme chose) LE POUR-SOI (existence comme conscience)
L'objet inanimé, enfermé dans sa fonction L'être par sa conscience se représente et s'observe (introspection)
Pas libre : dépendant d'un agent extérieur C'est cela qui nous octroie la liberté
📌 Définitions clés
● L'en-soi : mode d'être des choses et des objets, sans conscience ni liberté
● Le pour-soi : mode d'être de la conscience humaine, toujours en dehors d'elle-même
● La néantisation : le fait de pouvoir faire le vide grâce à notre conscience d'une situation
présente, au-delà de laquelle nous voulons nous projeter → ce qui nous permet d'avoir des
projets (néantisation d'une situation dans laquelle nous faisons émerger un manque d'être)
● L'existentialisme : courant philosophique de Sartre. Exister (latin = "se tenir au dehors") →
l'être humain peut toujours devenir autre que ce qu'il est
💡 Exemple du garçon de café
Il n'est pas garçon de café comme l'encrier est encrier : il joue le rôle de garçon de café.Il choisit
d'être ce qu'il est. Cet exemple montre que nous sommes libres car nous sommes capables de
néantisation.
💡 L'existence précède l'essence
La fourmi L'être humain
L'essence (fonction) précède l'existence Aucune essence attribuée à la naissance
Entièrement déterminée par la biologie On existe d'abord, puis on se fabrique une essence
💬 Sartre : "L'existence précède l'essence."
💬 L'Être et le Néant : "Le pour-soi est l'être qui se détermine lui-même à exister en tant qu'il ne
peut coïncider avec lui-même. C'est l'obligation pour le pour-soi de n'exister jamais que sous la forme
d'ailleurs par rapport à lui-même comme être qui s'affecte perpétuellement d'une inexistence d'être."
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