T H È M E C · B I O L O G I E V É G É TA L E
Chapitre C1 — Fiche de révision détaillée
Les plantes à fleurs (= angiospermes ) sont des producteurs primaires : elles fabriquent elles-mêmes
leur matière organique à partir de matière minérale. Comment leur organisation permet-elle cette
production ?
I Les plantes à fleurs échangent avec leur milieu
⚛️ A. Les éléments nécessaires à la photosynthèse
Les plantes à fleurs sont dites autotrophes pour le carbone : cela veut dire qu'elles n'ont
pas besoin de manger d'autres êtres vivants pour se nourrir, elles fabriquent elles-mêmes
toutes leurs molécules organiques (glucides, lipides, protides, acides nucléiques, vitamines…)
à partir d'éléments très simples pris dans leur environnement.
💡 À RETENIR SIMPLEMENT
Une molécule minérale est une petite molécule simple (eau, CO₂, sels minéraux). Une molécule
organique est une molécule plus complexe, à base de carbone, fabriquée par le vivant (glucose,
cellulose…). Toute la question du chapitre, c'est : comment passe-t-on du minéral (simple) à
l'organique (complexe) ?
Pour cette autotrophie, la plante a besoin de 3 réactifs (matières premières) et d'une source
d'énergie :
🌫️ Dioxyde de carbone (CO₂) 💧 Eau (H₂O) 🧂 Sels minéraux ☀️ Lumière (énergie)
🌱 B.1 — Les racines : organes d'absorption de l'eau et des sels minéraux
La plupart des racines des plantes à fleurs possèdent des structures spécialisées dans
l'absorption : les poils absorbants . Ce sont des cellules de l'épiderme (la couche la plus
, externe de la racine), très allongées, qui prélèvent dans le sol l'eau et les sels minéraux
nécessaires à la photosynthèse.
Ces poils absorbants ne sont pas répartis sur toute la racine : ils sont regroupés dans une zone
particulière appelée la zone pilifère .
🔢 CHIFFRE CLÉ DU COURS
Un plant de seigle de seulement 100 g comporterait environ 1 milliard de poils
absorbants, chacun formé d'une cellule d'environ 0,7 mm de long et 13,5 µm de
diamètre. Cela représente une surface d'absorption totale d'environ 17 m² — pour une
toute petite plante ! Cela montre à quel point ces poils constituent une immense surface
d'échange avec le sol.
Cette surface d'échange n'est pas fixe : elle s'adapte aux conditions du milieu. En cas de
carence en éléments minéraux dans le sol, la densité et la longueur des poils absorbants, ainsi
que la densité et la longueur des ramifications des racines, augmentent — la plante « cherche »
davantage de ressources.
🍄 LA MYCORHIZE : UNE ASSOCIATION PLANTE / CHAMPIGNON
Les racines de nombreuses plantes à fleurs s'associent avec des champignons du sol.
Cette association s'appelle une mycorhize . Le mycélium (c'est l'appareil végétatif
du champignon, un peu comme un réseau de filaments) peut recouvrir la surface des
racines, ou même pénétrer à l'intérieur de la racine, parfois jusque dans ses cellules.
Cette association profite aux deux partenaires — c'est pour cela qu'on parle de
symbiose :
En étendant son mycélium dans un grand volume de sol, le champignon augmente
la surface d'échange et la zone d'exploration de la plante, qui reçoit donc beaucoup
plus d'eau et de sels minéraux que si elle n'était pas mycorhizée.
Le champignon, lui, est hétérotrophe pour le carbone (contrairement à la plante)
: il ne sait pas fabriquer sa propre matière organique, donc il se nourrit des
molécules organiques produites par la plante.
💡 AUTOTROPHE VS HÉTÉROTROPHE
Autotrophe = fabrique sa propre matière organique (comme la plante). Hétérotrophe =
doit consommer de la matière organique déjà faite par un autre être vivant (comme le
champignon, ou comme nous !).