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Kant + cours sur le langage et la vérité

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l’intégrale des fiches de lecture sur Kant Cours de philo terminale-hypokhâgne sur le langage et la vérité

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La vérité – Le langage



Question : Le langage peut-il être un obstacle à la recherche de la vérité ?

INTRODUCTION

Amorce : « La force d’un esprit se mesure à la dose de vérité qu’il est capable de supporter » Nietzsche.

Distinctions conceptuelles, définitions.

A. Le langage désigne une faculté d'expression (verbale ou non verbale) de la pensée.
Cette faculté repose sur l'utilisation d'un système de signes.
La notion de système renvoie à l’existence d’unités isolables constitutives de tous les messages (mots, gestes),
mais aussi celle de règles stables pour combiner ces unités.
Ces systèmes s‘organisent pour remplir certaines fonctions :
-exprimer des idées ou des sentiments, signaler l'état ou l'intention de celui qui émet le message (expression),
-décrire la réalité (description) et informer sur les objets ou les événements (représentation),
-communiquer avec autrui, c’est-à-dire mettre en commun ses idées, ses sentiments (communication),
-influencer celui qui reçoit les messages (appel).

Pour Bertrand Russell, « le langage répond à une triple finalité : indiquer des faits ; exprimer l'état du locuteur ;
altérer l'état de l'auditeur. Cette triple finalité n'est pas toujours réunie » (Signification et vérité, 1969).

Le langage est donc au cœur des échanges (entre humains, entre animaux, entre humains et animaux).

Comme on ne saurait jouir des avantages et des commodités de la société sans une communication de pensées, il
était nécessaire que l'homme inventât quelques signes extérieurs et sensibles par lesquels ces idées invisibles, dont
ses pensées sont composées, puissent être manifestées aux autres.

John LOCKE, Essai philosophique concernant l'entendement humain (1689), III, 2, § 1, 2

Il ne faut pas confondre le langage avec un langage : un langage, en effet, c'est :
• soit un code résultant d'une convention expresse en vue d'un usage technique. Par exemple le morse,
qui est un code alphabétique transcrivant l'écriture, ou tel ou tel système d'instructions informatiques.
• ou un code spécialisé se substituant à la langue (parlée ou écrite, selon le besoin) : le langage des sourds-
muets, par exemple, qui est en fait une langue.
• ou une façon de parler.
• voire la communication non verbale des diverses espèces animales.

Le chinois, le russe, l'italien... ne sont évidemment pas "des langages", mais des langues.
Le langage est la faculté d'utiliser et même de créer des signes, dans des systèmes qui s'appellent des langues.
Il ne faut donc pas confondre : le langage (faculté permettant de s'exprimer et de communiquer), une langue
(code particulier propre à une communauté) et la parole (appropriation de la langue par un individu).

B. La vérité est la correspondance entre ce qui est pensé et ce qui est.

La vérité ou la fausseté des choses dépend, du côté des objets, de leur union ou de leur séparation. Par conséquent,
être dans le vrai, c'est penser que ce qui est séparé est séparé et que ce qui est uni est uni ; être dans le faux, c'est
penser contrairement à la nature des objets. Quand donc y a-t-il ou n'y a-t-il pas ce qu'on appelle vrai ou faux ? Il faut
en effet considérer la signification de ces termes. Ce n'est pas parce que nous pensons d'une manière vraie que tu es
blanc, que tu es blanc, mais c'est parce que tu es blanc, qu'en disant que tu l'es, nous disons la vérité.
Aristote, Métaphysique [IV° s. av. J.-C.], t. Il, livre thêta (IX), chap. 10.

Vocabulaire.
La théorie réaliste de la vérité soutient que la vérité correspond à un état de chose réel. Est valide un
raisonnement qui obéit aux lois de la logique. Est vraie une pensée qui est en accord avec la réalité.

1

, Le faux et le vrai, en effet, ne sont pas dans les choses [...] mais dans la pensée. » ARISTOTE, La
métaphysique, E, 4,1027b-1028a

Le vrai et le faux sont des attributs du langage, non des choses. Et là où il n’y a pas de langage, il n’y a ni
vérité ni fausseté. Thomas Hobbes, Léviathan, 1651

La vérité est la correspondance des pensées et des choses.
La vérité qualifie-t-elle un état de choses ou le jugement que nous portons sur cet état de choses ? N'est-elle pas
une qualité de la pensée plutôt que des choses ? Ne désigne-t-elle pas la pensée qui dit qu'une chose blanche
est blanche, et l'erreur la pensée qui dit qu'une chose est blanche lorsqu'elle ne l'est pas ? Dans ce texte, Thomas
d'Aquin (1225-1274) soutient que la vérité n'est pas une chose mais une relation, celle de l'adéquation de
l'intellect et de ses idées à la chose conçue.

Toute connaissance s'accomplit dans l'assimilation (1) du connaissant à la chose connue, et l'on dit que cette
assimilation est cause de la connaissance, comme la vue connaît la couleur du fait qu'elle y est disposée par l'espèce
de la couleur (2). De la sorte, le premier rapport de l'étant (3) à l'intellect tient à ce que l'étant et l'intellect concordent,
concordance qui est appelée adéquation de l'intellect et de la chose, et dans laquelle la notion de vrai s'accomplit
formellement. C'est donc cela que le vrai ajoute à l'étant, la conformité ou l'adéquation de la chose et de l'intellect,
conformité de laquelle, comme on l'a dit, suit la connaissance de la chose. Ainsi l'entité de la chose précède-t-elle la
notion de vérité alors que la connaissance est un certain effet de la vérité.
Thomas d'Aquin, Sur la vérité (1257), article 1

1. Pour qu'il y ait connaissance, Thomas d'Aquin estime que le sujet doit en quelque sorte intégrer en lui la nature de la chose à connaître. 2.
Selon Thomas d'Aquin, l'œil ne peut reconnaître la couleur d'un objet que parce qu'il reçoit en lui une certaine image de la couleur de l'objet,
nommée ici espèce. 3. Ce qui est.

Le mot adéquation vient du latin adaequatio, lui-même composé de ad (vers) et aequatio (égalisation). Un
rapport d'adéquation est un rapport de correspondance parfaite.
Cette définition de la vérité provient d'une conception qui envisage la pensée comme une activité de
représentation du monde. Si ma représentation du monde correspond à la façon dont il est effectivement, ma
pensée est vraie.

La vérité se donc définit traditionnellement par l'adéquation de l'esprit à la chose. Il y a vérité lorsqu’il y a accord
d’un jugement avec le réel. La notion de vérité renvoie à ce qu’on peut penser ou dire des choses, des
phénomènes, du monde, de l’être. Elle ne se confond pourtant pas avec la notion de réalité (Le monde autour
de nous est-il réel, existe t’il ou bien n’est-il qu’illusion ?). Un objet n’est ni vrai ni faux, il est réel ou non.
Il s’agit d’énoncer la vérité. La vérité relève donc de la pensée et du langage.

La vérité peut être établie par l'expérience ou le par raisonnement.

La vérité paraît accessible à tout être humain de bonne volonté désireux de la découvrir. En effet, les deux objets
principaux de la connaissance sont les faits et les propositions générales. Or, l'être humain dispose de deux
moyens d'accès privilégiés à chacun de ces objets. Pour Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716), l'expérience nous
découvre les vérités de fait, et la consultation de notre propre esprit paraît nous découvrir les vérités de raison,
telles que les propositions mathématiques ou morales.
Leibniz estime donc que nous possédons deux moyens de découvrir la vérité : nous pouvons nous en remettre à
l'observation pour dégager les vérités de fait, ou consulter notre esprit et réfléchir afin d'établir les vérités
rationnelles.

Il naît une autre question, savoir si toutes les vérités dépendent de l'expérience, c'est-à-dire de l'induction (1) et des
exemples, ou s'il y en a qui ont encore un autre fondement. Car [...] les sens, quoique nécessaires pour toutes nos
connaissances actuelles, ne sont point suffisants pour nous les donner toutes, puisque les sens ne donnent jamais que
des exemples, c'est-à-dire des vérités particulières ou individuelles. [...] D'où il paraît que les vérités nécessaires, telles
qu'on les trouve dans les mathématiques pures et particulièrement dans l'arithmétique et dans la géométrie, doivent
avoir des principes dont la preuve ne dépende point des exemples, ni par conséquence du témoignage des sens ;
quoique sans les sens on ne se serait jamais avisé d'y penser.
Gottfried Wilhelm Leibniz, Nouveaux Essais sur l'entendement humain (1704)



2

, 1. On s'élève à une proposition par induction quand on généralise à partir d'un ou plusieurs cas.

« Il y a deux sortes de vérités, celles de Raisonnement et celles de Faits. Les vérités de Raisonnement sont nécessaires
et leur opposé est impossible, et celles de Faits sont contingentes et leur opposé est possible. […] les vérités de Faits
sont aussi nombreuses que les perceptions immédiates ou, pour ainsi dire, les consciences. » Leibniz, La Monadologie,
1714

Vérités de fait / Vérités de raison.
II existe deux types d'énoncés : les propositions décrivant un fait et les propositions générales ou universelles. On
nomme vérités de fait les propositions vraies à propos d'un fait, et vérités de raison les propositions vraies
présentant un caractère général ou universel. « Les vérités de fait sont découvertes au moyen de l'observation ;
les vérités de raison sont établies au moyen du raisonnement et de la démonstration, « L'observation ne nous
permet pas de savoir si les faits que nous observons sont nécessaires ou non-nécessaires. Par conséquent, nous
sommes capables de concevoir des mondes possibles, où certaines vérités de fait n'auraient pas cours (on peut
ainsi imaginer une Terre sans Lune), En revanche, les vérités de raison présentent un caractère de nécessité, et il
est impossible de concevoir leur fausseté en aucun monde possible.

« La vérité est de deux genres : elle consiste soit dans la découverte des rapports des idées, considérées comme
telles, soit dans la conformité de nos idées des objets à leur existence réelle. » David Hume, Traité de la nature
humaine, 1739

Autres formes de rapports au réel.
Outre le discours de vérité, plusieurs formes de pensées et de discours sont possibles relativement au réel :
L’erreur (du latin errare : aller çà et là ; faire fausse route ; se tromper) consiste à penser et dire le réel en se
trompant involontairement. L’erreur peut être liée au fait que la réalité ne se donne pas systématiquement à
voir telle qu’elle est en elle-même (mirages, illusions d’optiques, etc.). Pour sortir de l’erreur, et accéder à la
vérité, il conviendrait donc de se doter de critères permettant de garantir l’objectivité de la perception, de la
réflexion et du discours sur le réel.
Le mensonge : affirmer volontairement le contraire de ce que l’on pense être vrai.
L’illusion (du latin illusio : erreur des sens, tromperie, mirage, déception) consiste à élaborer une représentation
en inadéquation avec le réel mais qui répond à un désir (l’illusion peut se transformer en vérité).

Dans l'erreur comme dans l'illusion, l'esprit prononce un jugement faux ou injustifié. La différence entre les deux
notions réside dans le fait que l'erreur est accidentelle et rectifiable. Lorsque l'on sait que l'on s'est trompé, on
substitue un nouveau jugement, vrai cette fois, au jugement faux.
Mais l'apparence trompeuse de l'illusion ne disparaît pas systématiquement quand on a pris conscience d'avoir
prononcé un jugement faux. Ainsi, le disque lunaire paraît plus imposant à son lever qu'à son zénith. On ne peut
s'empêcher d'éprouver l'impression d'une différence : il s'agit d'une illusion perceptive, car cette apparence n'est
pas un simple accident qui s'évanouirait avec la réflexion.
À l'inverse, une erreur de calcul disparaît sitôt que nous sommes confrontés à la vérité.

C. La recherche : « Action de rechercher quelque chose ou quelqu'un dont on ignore où il se trouve exactement. »
« Action de chercher à se procurer ce que l'on désire. » « Action de chercher à découvrir quelque chose, à
parvenir à une connaissance nouvelle. » « Ensemble d'études et de travaux menés méthodiquement par un
spécialiste et ayant pour objet de faire progresser la connaissance. » Larousse

Evoquer la « recherche de la vérité » suppose que l’on admette qu’on ne la possède pas encore et que nous nous
situons dans une démarche non dogmatique.
Le dogmatisme est une doctrine d'après laquelle la certitude est l'état normal de l'esprit humain. Il s’agit d’une
attitude qui affirme, sans esprit critique, des dogmes ou prétendues « vérités » pour lesquelles on n’admet pas
de discussion. On parle, en ce sens, d’esprit dogmatique.
Le dogmatisme, s’opposant aux diverses formes de scepticisme ou d’agnosticisme, affirme la capacité de l’homme
à atteindre des vérités certaines et absolues. (voir Platon et l’allégorie de la caverne)

D. Un obstacle (latin obstaculum, de obstare, se tenir devant) correspond, selon les définitions du Larousse, à :
1. Ce qui empêche d'avancer, ce qui s'oppose à la marche : Ce cheval bute à chaque obstacle. (Synonymes : barrage -
barricade - barrière - écueil – fossé).


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