Emmanuel Kant – Critique de la raison pure
Eléments de compréhension
« Transcendantal » : tout ce qui est condition de possibilité 🡪 conditions de connaissance a priori
des objets : formes de la sensibilité (faculté de percevoir par les sens), catégories de l’entendement
et le sujet transcendantal. Kant dresse douze concepts a priori qui sont le fondement de
toute connaissance scientifique. Cette liste est en outre, aux yeux de Kant, exhaustive.
« Sensibilité » : capacité de recevoir des représentations par la manière dont nous sommes affectés
par des objets
« Entendement » : faculté de créer des concepts (faculté active) 🡪 permet la synthèse du divers,
l’unification des données de l’intuition sensible en les ordonnant au travers des catégories, au
nombre de douze. La connaissance d'un objet se fait par la liaison des intuitions sensibles et des
concepts de l'entendement. Sans intuition l'entendement ne peut saisir positivement aucun objet, or
la détermination négative que peut donner l'entendement d'un objet non sensible (noumène)
n'apporte aucune connaissance. Je ne sais rien d'un objet dont je peux seulement dire qu'il n'a ni
temps ni espace ni cause. L’entendement est en somme la faculté de connaitre la cause par l’effet ;
la sensation (cause) se transforme en monde (effet).
Mais pour obtenir ce tableau, dit Kant, il faut avoir un fil directeur. C'est dans le tableau des
jugements qu'il le trouve :
Table des jugements
Quantité Qualité Relation Modalité
Universels Affirmatifs Catégoriques Problématiques
Particuliers Négatifs Hypothétiques Assertoriques
Singuliers Indéfinis Disjonctifs Apodictiques
Table des catégories de l'entendement
Quantité Qualité Relation Modalité
Possibilité -
Unité Réalité Substance - accident
impossibilité
Pluralité Négation Cause - effet Existence - non-
1
, existence
Nécessité -
Totalité Limitation Réciprocité
contingence
« Catégorie » : concept intellectuel d’objet
« Concept » : « unité de la conscience de différentes représentations », c’est la « conscience de
l’activité dans la synthèse du divers de la représentation selon une règle de son unité »
« Intuition » : elle n’intervient que dans la mesure où l’objet nous est donné. L’intuition qui se
rapporte à l’objet à travers une sensation s’appelle empirique. L’objet indéterminé d’une intuition
empirique s’appelle phénomène. C’est donc par la médiation de la sensibilité que nous objets nous
sont donnés, et c’est elle seule qui nous fournit des intuitions.
Connaissance a priori : connaissance indépendante de l'expérience sensible et logiquement
antérieure
Connaissance a posteriori : connaissance empirique, factuelle, issue de l’expérience
Leibniz oppose les vérités de fait (a posteriori) aux vérités de raison (a priori) : « Il y a deux sortes de
vérités, celles de raisonnement et celles de fait. Les vérités de raisonnement sont nécessaires et leur
opposé est impossible, et celles de fait sont contingentes et leur opposé est possible. Quand une
vérité est nécessaire, on en peut trouver la raison par l'analyse, la résolvant en idées et en vérités,
plus simples jusqu'à ce qu'on vienne aux primitives » (Leibniz, Monadologie, § 33)
Chez Kant, l'a priori désigne ce qui est pensé comme nécessaire et universel et qui, à ce titre, peut
être conçu « indépendamment/indépendant de l'expérience ». La nécessité et l'universalité sont en
effet, selon la Critique de la raison pure (1781), deux critères certains d'une connaissance pure, c'est-
à-dire a priori (Introduction à la Critique de la raison pure, II) : « Nous sommes en possession de
certaines connaissances a priori, et même l'entendement commun n'en est jamais dépourvu. »
« Nécessité et universalité rigoureuses sont donc des caractéristiques certaines d'une
connaissance a priori, et sont aussi inséparables. Mais comme dans l'usage de ces
caractéristiques il est parfois plus facile de montrer la limitation empirique que
la contingence dans les jugements, ou qu'il est plus éclairant de montrer l'universalité
illimitée que nous attribuons à un jugement que sa nécessité, il est opportun de se servir
séparément des deux critères en question, dont chacun est par soi infaillible. »
Une connaissance est a priori si elle peut être prouvée sans référence aucune à l'expérience. Par
exemple, l'espace et le temps sont des formes d'intuition a priori, inhérentes au sujet
transcendantal. Ce qui signifie qu'il n'y a pas d'expérience possible, pour un être raisonnable, hors du
cadre de l'espace et du temps. Kant distingue les connaissances a priori (elles portent sur des
éléments dont l'un n'est connu que par l'expérience) et les « connaissances pures a priori » (elles ne
contiennent aucun élément empirique, venu de l'expérience)
Distinction phénomène / noumène :
- phénomène : ce qui appartient au champ de l’expérience. Il est « l’objet indéterminé d’une
intuition empirique ». « Toute notre intuition n’est rien que la représentation du phénomène ». « Les
choses telles qu’elles nous apparaissent, en tant qu’elles sont pensées comme des objets
conformément à l’unité des catégories, s’appellent phénomènes ». En somme, le phénomène est la
façon dont nos sens sont affectés par ce qlq chose d’inconnu
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Eléments de compréhension
« Transcendantal » : tout ce qui est condition de possibilité 🡪 conditions de connaissance a priori
des objets : formes de la sensibilité (faculté de percevoir par les sens), catégories de l’entendement
et le sujet transcendantal. Kant dresse douze concepts a priori qui sont le fondement de
toute connaissance scientifique. Cette liste est en outre, aux yeux de Kant, exhaustive.
« Sensibilité » : capacité de recevoir des représentations par la manière dont nous sommes affectés
par des objets
« Entendement » : faculté de créer des concepts (faculté active) 🡪 permet la synthèse du divers,
l’unification des données de l’intuition sensible en les ordonnant au travers des catégories, au
nombre de douze. La connaissance d'un objet se fait par la liaison des intuitions sensibles et des
concepts de l'entendement. Sans intuition l'entendement ne peut saisir positivement aucun objet, or
la détermination négative que peut donner l'entendement d'un objet non sensible (noumène)
n'apporte aucune connaissance. Je ne sais rien d'un objet dont je peux seulement dire qu'il n'a ni
temps ni espace ni cause. L’entendement est en somme la faculté de connaitre la cause par l’effet ;
la sensation (cause) se transforme en monde (effet).
Mais pour obtenir ce tableau, dit Kant, il faut avoir un fil directeur. C'est dans le tableau des
jugements qu'il le trouve :
Table des jugements
Quantité Qualité Relation Modalité
Universels Affirmatifs Catégoriques Problématiques
Particuliers Négatifs Hypothétiques Assertoriques
Singuliers Indéfinis Disjonctifs Apodictiques
Table des catégories de l'entendement
Quantité Qualité Relation Modalité
Possibilité -
Unité Réalité Substance - accident
impossibilité
Pluralité Négation Cause - effet Existence - non-
1
, existence
Nécessité -
Totalité Limitation Réciprocité
contingence
« Catégorie » : concept intellectuel d’objet
« Concept » : « unité de la conscience de différentes représentations », c’est la « conscience de
l’activité dans la synthèse du divers de la représentation selon une règle de son unité »
« Intuition » : elle n’intervient que dans la mesure où l’objet nous est donné. L’intuition qui se
rapporte à l’objet à travers une sensation s’appelle empirique. L’objet indéterminé d’une intuition
empirique s’appelle phénomène. C’est donc par la médiation de la sensibilité que nous objets nous
sont donnés, et c’est elle seule qui nous fournit des intuitions.
Connaissance a priori : connaissance indépendante de l'expérience sensible et logiquement
antérieure
Connaissance a posteriori : connaissance empirique, factuelle, issue de l’expérience
Leibniz oppose les vérités de fait (a posteriori) aux vérités de raison (a priori) : « Il y a deux sortes de
vérités, celles de raisonnement et celles de fait. Les vérités de raisonnement sont nécessaires et leur
opposé est impossible, et celles de fait sont contingentes et leur opposé est possible. Quand une
vérité est nécessaire, on en peut trouver la raison par l'analyse, la résolvant en idées et en vérités,
plus simples jusqu'à ce qu'on vienne aux primitives » (Leibniz, Monadologie, § 33)
Chez Kant, l'a priori désigne ce qui est pensé comme nécessaire et universel et qui, à ce titre, peut
être conçu « indépendamment/indépendant de l'expérience ». La nécessité et l'universalité sont en
effet, selon la Critique de la raison pure (1781), deux critères certains d'une connaissance pure, c'est-
à-dire a priori (Introduction à la Critique de la raison pure, II) : « Nous sommes en possession de
certaines connaissances a priori, et même l'entendement commun n'en est jamais dépourvu. »
« Nécessité et universalité rigoureuses sont donc des caractéristiques certaines d'une
connaissance a priori, et sont aussi inséparables. Mais comme dans l'usage de ces
caractéristiques il est parfois plus facile de montrer la limitation empirique que
la contingence dans les jugements, ou qu'il est plus éclairant de montrer l'universalité
illimitée que nous attribuons à un jugement que sa nécessité, il est opportun de se servir
séparément des deux critères en question, dont chacun est par soi infaillible. »
Une connaissance est a priori si elle peut être prouvée sans référence aucune à l'expérience. Par
exemple, l'espace et le temps sont des formes d'intuition a priori, inhérentes au sujet
transcendantal. Ce qui signifie qu'il n'y a pas d'expérience possible, pour un être raisonnable, hors du
cadre de l'espace et du temps. Kant distingue les connaissances a priori (elles portent sur des
éléments dont l'un n'est connu que par l'expérience) et les « connaissances pures a priori » (elles ne
contiennent aucun élément empirique, venu de l'expérience)
Distinction phénomène / noumène :
- phénomène : ce qui appartient au champ de l’expérience. Il est « l’objet indéterminé d’une
intuition empirique ». « Toute notre intuition n’est rien que la représentation du phénomène ». « Les
choses telles qu’elles nous apparaissent, en tant qu’elles sont pensées comme des objets
conformément à l’unité des catégories, s’appellent phénomènes ». En somme, le phénomène est la
façon dont nos sens sont affectés par ce qlq chose d’inconnu
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