Socio - Synthèse
Sociologie générale (Université Libre de Bruxelles)
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SOCIOLOGIE
I. Qu’est-ce que la sociologie ?
1. Connaissance
Connaitre une réalité, c’est :
Pouvoir la décrire.
Mettre en évidence les relations qu’entretiennent ses différents aspects.
L’expliquer.
La connaissance sociologique implique :
La description d’une réalité particulière qu’on appelle les phénomènes sociaux.
La mise en évidence des relations.
Un raisonnement qui permet de dégager une explication apte à la rendre
compréhensible.
2. Scientifique
2.1. La sociologie est une science
La sociologie est une discipline qui a pour objet l’étude des faits et de relations vérifiables.
C’est une science car cette forme de connaissance s’articule sur une démarche particulière.
2.2. La sociologie est une science humaine
La sociologie s’inscrit dans l’ensemble des disciplines qui ont objet l’étude de l’être humain
et ses comportements individuels et collectifs, passés et présents.
Dans les sciences humaines, il y a aussi l’ensemble des sciences sociales.
2.3. La sociologie est une science sociale
Elle s’intéresse à l’être humain dans ses relations avec d’autres êtres humains.
2.4. La sociologie est une discipline scientifique spécifique
Ce qui caractérise la sociologie comme discipline scientifique spécifique, c’est :
Son point de vue ou sa posture.
Sa méthode.
3. Point de vue : Phénomènes sociaux
Les phénomènes sociaux recouvrent : l’action sociale (Weber) et le fait social (Durkheim).
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3.1. Action sociale
Par Max Weber
Microsociologique et atomistique
Porte d’entrée = individus comme particules élémentaires des phénomènes sociaux.
Rencontrer les gens pour comprendre leurs actes.
Activités sociales : « l’action sociale est une manif concrète en actes posée par des individus
et effectuée de manière significative en fonction d’autrui ».
Elles ont du sens car elles tiennent compte de l’existence des autres à qui l’on s’adresse en
posant cette action.
Relations sociales : activités sociales réciproques qui rendent interdépendant.
Comportements adéquats qui répondent aux attentes des autres.
L’existence d’autrui n’implique pas forcément le face à face.
Ex : la prière
Sociologie compréhensive : Saisir le sens donné à l’action sociale.
Typologie (simplification du réel) des formes d’actions sociales : classées en fonction de la
source de sens.
Actions rationnelles en finalité : se base sur les attentes, les objectifs. L’individus agit
après avoir imaginé les conséquences de l’action future. Elles reposent sur un calcul
stratégique. (Ex : séduction)
Actions rationnelles en valeur : reposent sur la croyance en la valeur intrinsèque et
inconditionnelle d’un comportement et indépendamment de son résultat. On agit en
fonction d’une valeur primordiale (charité, honnêteté, courage, …). Lorsque deux valeurs
s’opposent, on calcule pour choisir la plus adéquate à la situation.
Actions affectives : reposent sur des sentiments, émotions ou passions actuelles.
Immédiatement, sans penser aux valeurs et à la finalité.
Actions traditionnelles : posées en vertu d’une coutume. Souvent en lien avec une
valeur fondamentale. Elles évoluent.
3.2. Fait social
Par Durkheim
La société n’est pas réductible à la somme d’individus. Le tout > somme parties.
Macrosociologique et holistique
Le fait social est toute manière d’agir, de penser, de sentir qui est extérieur à l’individu et
doué d’un pouvoir de coercition en vertu duquel il s’impose aux individus.
L’association donne quelque chose de nouveau qui prend une vie propre, indépendante et
qui surplombe les individus en prenant une forme de contrainte.
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La contrainte collective peut avoir été intériorisée dans notre esprit.
Homogamie sociale : attirance d’un partenaire provenant d’un environnement social plus ou
moins semblable au nôtre.
Le fait social s’impose par effet de nombre et de durée.
3.3. Articulation entre faits et actions
A. Pas d’actions sociales sans faits sociaux
Comment les actions sociales pourraient-elles être significatives si les individus ne se
comprennent pas ?
Comment les individus pourraient-ils mutuellement se comprendre sans se référer
collectivement à un même ensemble de significations qui leur préexiste et leur est extérieur ?
Pour qu’une action puisse exprimer une valeur, il faudrait un bibliothèque commune de
valeur. Cependant, cette bibliothèque est extérieure et s’impose sur les individus sous forme
de contrainte. Cela relève du fait social.
B. Pas de faits sociaux sans actions sociales
Comment les faits sociaux perdurent-ils si ce n’est parce que les individus continuent à les
faire exister, c’est-à-dire à travers les actions ?
Comment se transforment-ils sinon à travers les actions ?
ex : le régime démocratique en tant que fait social : ne perdure que si les gens continuent
de voter.
C‘est à travers nos actions que nous réactualisons les faits sociaux qui existent.
ex : évolution des élections en Belgique.
Les actions sociales font vivre les faits sociaux mais contribuent aussi à les faire évoluer.
Raymond B… = individualiste méthodologique. Il comprend quel est l’effet d’une stratégie
adoptée par beaucoup de gens sur les faits. L’effet « pervers » est inverse à celui prédis. (Ex :
Offre – Demande : pénurie).
(Syndrome du Heysel)
(Georges Perec : Puzzle : une pièce seule ne donne pas d’information sur le tout mais on en a
quand même besoin pour créer le tout).
C. Configuration sociale : Norbert ELIAS
Deux adversaires ayant des forces égales. Un jeu d’échec est une structure existante sur
laquelle on pourra jouer. Les règles sont prédéfinies, ce sont les contraintes avec lesquelles
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