ANALYSE LINÉAIRE PROLOGUE RGARG
Intro :
o Renaissance, XVIe siècle marqué par le mouvement littéraire de l’humanisme consistant en
l’élévation de l’homme par un savoir total et complet qui passe par la réflexion et l’étude des
ouvrages antiques.
o En France, François Rabelais est considéré comme l’un des chefs de file de l’humanisme. Il est
d’abord reconnu en tant que prêtre et médecin puis en tant qu’écrivain sous le pseudonyme
d’Alcofribas Nasier, anagramme de François Rabelais.
o Il publie les récits de deux géants Pantagruel en 1532 puis Gargantua en 1534 de son vrai titre : La
Vie très horrifique du grand Gargantua, père de Pantagruel, jadis composée par M. Alcofribas,
abstracteur de quinte essence. Dans ce dernier le lecteur suit Gargantua tout au long de sa vie. À
travers différents épisodes Rabelais expose une conception humaniste de l’éducation, de la
politique et de la religion tout en apportant un aspect comique.
o Pb : Comment Rabelais parvient-il à concilier plaisir et exigence pour définir la lecture et les
préceptes de l'humanisme ?
o Mouvements-méthode inductive :
1er : l'exemple du chien(L1-9)
2e : l'explication de l'exemple (L10-14)
3e : l'argumentation (-16)
Analyse 1er mouvement :
L1 : Tout d'abord, Rabelais utilise l'image du chien afin que le lecteur comprenne plus facilement ses
propos. En s'adressant directement au lecteur dans la question oratoire « mais n'avez-vous jamais vu
un chien rencontrant quelque os à moelle ? » Rabelais captive l'attention du lecteur et tente de créer
un semblant de dialogue. Il nous interpelle et a pour but de nous faire prendre conscience des
apparences.
L1-2 : L'utilisation des termes « chien » et « os à moelle » (L1) se rapportant au canidé/chien débute la
métaphore entre le chien et le lecteur. À l'aide du superlatif « la bête la plus philosophe du monde »,
Rabelais étaye son propos en utilisant une référence à Platon qu’il a déjà présenté auparavant comme
un modèle de pensée, un idéal, ce dernier étant pour lui « le prince des philosophes » (révélant sa
visée humaniste car il glorifie ici les sources antiques). La comparaison du chien au philosophe crée un
décalage surprenant.
L2-3 : La répétition du pronom personnel « vous » aux 2e et 3e lignes appelle à la complicité du lecteur.
L4 : À la ligne suivante, Rabelais décrit avec précision l'attitude de la bête face à l’os, À l'aide d’une
anaphore de compléments circonstanciels de manière, il montre que ce dernier s'applique
consciencieusement. L'accumulation et la reprise anaphorique de « quelle » marque une certaine
admiration du narrateur qui semble ici jubiler verbalement de transmettre un savoir. De plus, la
gradation formée par les verbes au présent à valeur de narration, marque une progression : on passe
de la recherche à l'obtention de la moelle.
L4-6 : Des lignes 4 à 6, l'auteur souligne la passion et la diligence du chien à l'aide d'une allitération en
[s] avec les substantifs « sollicitude », « os », « soin », « passion » et le verbe « suce ». Avec les
libérations dentales en [T] et [d] l'auteur soulignent ensuite la ténacité du chien. Ces qualités sont
celles dont le lecteur doit se doter lors de la lecture du roman.
Par ce procédé, Rabelais convoque certains domaines pour lesquels il adopte un regard critique dans
l’œuvre comme la religion, représentée par la « dévotion » et la « ferveur », et révèle, par
l’intermédiaire des verbes d’actions, que pour percevoir ce blâme il ne faut rester passif mais
davantage faire preuve d’entrain, à l’image du chien. Il faut creuser pour acquérir ce savoir, auquel fait
métaphoriquement référence la moelle.
Rabelais présente le savoir comme un « peu » mais qui apporte beaucoup, ce que suggère le chiasme
formé entre « plus » et « peu », nouant une équivalence entre les deux termes : la substance qu’on en
tire est grandiose, le gain précieux.
L6-7 : Le champ lexical de la saveur, représenté par « moelle », « délicieux » et « aliment » illustre
cette soif de connaissance propre à l’humanisme.
Intro :
o Renaissance, XVIe siècle marqué par le mouvement littéraire de l’humanisme consistant en
l’élévation de l’homme par un savoir total et complet qui passe par la réflexion et l’étude des
ouvrages antiques.
o En France, François Rabelais est considéré comme l’un des chefs de file de l’humanisme. Il est
d’abord reconnu en tant que prêtre et médecin puis en tant qu’écrivain sous le pseudonyme
d’Alcofribas Nasier, anagramme de François Rabelais.
o Il publie les récits de deux géants Pantagruel en 1532 puis Gargantua en 1534 de son vrai titre : La
Vie très horrifique du grand Gargantua, père de Pantagruel, jadis composée par M. Alcofribas,
abstracteur de quinte essence. Dans ce dernier le lecteur suit Gargantua tout au long de sa vie. À
travers différents épisodes Rabelais expose une conception humaniste de l’éducation, de la
politique et de la religion tout en apportant un aspect comique.
o Pb : Comment Rabelais parvient-il à concilier plaisir et exigence pour définir la lecture et les
préceptes de l'humanisme ?
o Mouvements-méthode inductive :
1er : l'exemple du chien(L1-9)
2e : l'explication de l'exemple (L10-14)
3e : l'argumentation (-16)
Analyse 1er mouvement :
L1 : Tout d'abord, Rabelais utilise l'image du chien afin que le lecteur comprenne plus facilement ses
propos. En s'adressant directement au lecteur dans la question oratoire « mais n'avez-vous jamais vu
un chien rencontrant quelque os à moelle ? » Rabelais captive l'attention du lecteur et tente de créer
un semblant de dialogue. Il nous interpelle et a pour but de nous faire prendre conscience des
apparences.
L1-2 : L'utilisation des termes « chien » et « os à moelle » (L1) se rapportant au canidé/chien débute la
métaphore entre le chien et le lecteur. À l'aide du superlatif « la bête la plus philosophe du monde »,
Rabelais étaye son propos en utilisant une référence à Platon qu’il a déjà présenté auparavant comme
un modèle de pensée, un idéal, ce dernier étant pour lui « le prince des philosophes » (révélant sa
visée humaniste car il glorifie ici les sources antiques). La comparaison du chien au philosophe crée un
décalage surprenant.
L2-3 : La répétition du pronom personnel « vous » aux 2e et 3e lignes appelle à la complicité du lecteur.
L4 : À la ligne suivante, Rabelais décrit avec précision l'attitude de la bête face à l’os, À l'aide d’une
anaphore de compléments circonstanciels de manière, il montre que ce dernier s'applique
consciencieusement. L'accumulation et la reprise anaphorique de « quelle » marque une certaine
admiration du narrateur qui semble ici jubiler verbalement de transmettre un savoir. De plus, la
gradation formée par les verbes au présent à valeur de narration, marque une progression : on passe
de la recherche à l'obtention de la moelle.
L4-6 : Des lignes 4 à 6, l'auteur souligne la passion et la diligence du chien à l'aide d'une allitération en
[s] avec les substantifs « sollicitude », « os », « soin », « passion » et le verbe « suce ». Avec les
libérations dentales en [T] et [d] l'auteur soulignent ensuite la ténacité du chien. Ces qualités sont
celles dont le lecteur doit se doter lors de la lecture du roman.
Par ce procédé, Rabelais convoque certains domaines pour lesquels il adopte un regard critique dans
l’œuvre comme la religion, représentée par la « dévotion » et la « ferveur », et révèle, par
l’intermédiaire des verbes d’actions, que pour percevoir ce blâme il ne faut rester passif mais
davantage faire preuve d’entrain, à l’image du chien. Il faut creuser pour acquérir ce savoir, auquel fait
métaphoriquement référence la moelle.
Rabelais présente le savoir comme un « peu » mais qui apporte beaucoup, ce que suggère le chiasme
formé entre « plus » et « peu », nouant une équivalence entre les deux termes : la substance qu’on en
tire est grandiose, le gain précieux.
L6-7 : Le champ lexical de la saveur, représenté par « moelle », « délicieux » et « aliment » illustre
cette soif de connaissance propre à l’humanisme.