Intro :
o Durant XVIIe siècle
o Mme de La Fayette
auteure à la croisée des mouvements précieux et classique
devient une figure emblématique des salons mondains de l’époque
s’intéresse dans ses romans à la question de la passion amoureuse, qu’elle explore d’abord
dans La Princesse de Montpensier puis dans La Princesse de Clèves
o Ce roman historique
considéré comme le premier roman d'analyse psychologique
est publié anonymement en 1678
o La Fayette y narre le destin tragique de Mademoiselle de Chartres, devenue princesse de Clèves
à la suite de son mariage avec Monsieur de Clèves, un homme qu’elle respecte et estime mais
pour qui elle n’éprouve aucun sentiment amoureux. Quelques jours seulement après son
mariage, la Princesse rencontre, au cours d’un bal au Louvres, le duc de Nemours. Les deux
protagonistes tombent sous le charme l’un de l’autre.
o Dans la 4e partie du roman, le duc Nemours observe la princesse sans qu'elle ne le sache tout
en ignorant qu'un espion envoyé par monsieur de Clèves le surveille
o Pb : Comment dans cette scène la passion de Mme de Clèves est-elle révélée comme sincère
mais interdite au duc ?
o Mouvements :
1er : L’ambivalence de Nemours (L1-L11)
2e : Une scène voluptueuse (L11-L20)
3e : L’acmé des sentiments (L20-L30)
Analyse 1er mouvement :
L1 : Tout d'abord, Nemours est présenté comme un héros épique. En effet, dès la première ligne,
Mme de Lafayette souligne l’empressement et l’impatience du duc de Nemours de voir Mme de
Clèves grâce à la locution adverbiale « sitôt que » répétée à la ligne 6.
L4-L9 : Ensuite, grâce à cet énergie née de ses sentiments, les « palissades » aux lignes 4 et 9
représentants les remparts à la passion sont surmontées sans souci par le duc. L’effet de cette
multiplication des obstacles est ainsi annulé. Cette métaphore montre donc qu’il est prêt à
conquérir le cœur de Madame de Clèves.
L7-L14 : Enfin, la métaphore filée des cheveux aux lignes 7 et 14 avec « démêler » et « rattachés »
montre que Nemours essaie de démêler l’énigme des sentiments amoureux de Mme de Clèves
qu’elle même nie.
L1-L8 : Par la suite, Nemours est présenté comme un amant courtois. D’abord le décor semble
propice à l'éclosion des sentiments amoureux. Avec les deux antithèses « obscur » et « lumières »
mais aussi « flambeau » et « nuit », Lafayette crée un effet de clair-obscur qui participe à l'aspect
poétique de la scène.
L8 : Ensuite, à la 8e ligne, Lafayette créé une allégorie de l’ouverture des sentiments avec le nom
commun « fenêtres » suivie de l’attribut « ouvertes » qui donne l’impression que la contemplation
du duc est autorisée.
L9 : Enfin, l’auteure décrit des manifestations physiques de la passion avec l'antithèse formée par
les mots « trouble » et « émotion ». En effet, le duc est troublé avant même de voir l'objet de son
admiration.
L9 : Pour finir, Madame de Lafayette présente le duc comme un voyeur qui viole l'intimité de la
princesse. D'abord, en rappelant l'aspect interdit de cette relation avec le nom commun « porte »
puis en rappelant le statut de femme mariée de la princesse avec « Madame de Clèves ».
Conclusion 1er mouvement : Dans ce premier mouvement, Madame de Lafayette présente Nemours
comme un héros épique mais qui n'en reste pas moins un personnage intrusif et coupable révélant
ainsi l'ambivalence du personnage.