Mitterrand
«Ses compagnons d’aujourd’hui, qu’il n’a sans doute pas
choisis mais qui l’ont suivi jusqu’ici, se nomment le coup de
force et la sédition » François Mitterrand, 1 juin 1958 à propos de
Charles de Gaulle.
Cette phrase prononcé le 1 juin 1958 par François Mitterrand à
l'Assemblée Nationale résume parfaitement sa pensée sur l'investiture
du général de Gaulle par cette même assemblée pour résoudre la crise
que traverse la quatrième république, investiture qu'il qualifiera plus tard
de « Coup d'état permanent » (1965). Il est farouchement opposé au
retour du Général de Gaulle et il est même impliqué dans l'affaire de
l'attentat de l'observatoire en 1959 ou il aurait fomenté une simulacre
d'attentat contre lui même pour discréditer les partisans Gaullistes.
Ce document est une partie du discours de François Mitterrand qui est
prononcé le 1er juin 1958 suite au discours d'investiture du Général de
Gaulle. François Mitterrand est alors député UDSR de la Nièvre (Union
démocratique et socialiste de la Résistance ). Durant la quatrième
république, il est onze fois ministre et fait partie des 9 députés qui
s'oppose à la tribune à l'investiture du général de Gaulle. Ce discours
exprime les inquiétudes et les craintes de François Mitterrand quand à
l'investiture du Général de Gaulle, aux pleins pouvoirs qui lui sont
accordés pour six mois ainsi que les reformes de l’article 90 de la
constitution. En revanche ce discours exprime également le contexte
favorable au retour du Général de Gaulle.
L'année 1958 est une année clé dans l'histoire constitutionnelle de la
France avec la mort de la quatrième république et le passage à la
cinquième république.
La naissance de cette dernière est au cœur d'un contexte tourmenté bien
précis : l'enlisement de la France dans les « événements d'Algérie ». Ce
conflit éclate le premier novembre 1954 lors de « la Toussaint rouge ». Le
FLN (Front de Libération Nationale), mouvement indépendantiste
Algérien créer le 23 octobre 1954 apparaît publiquement ce premier
novembre 1954 et commet plus de trente attentats en Algérie. Ce conflit
va durer jusqu'en 1962 avec l’indépendance de cette dernière. Le
contexte institutionnel, l'instabilité ministérielle et gouvernementale
aggrave aussi l'impuissance de la quatrième république à faire face à ce
conflit et conduit le pays à une quasi guerre civile. La crise du 13 mai
1958 cristallise toutes les contradictions et les tensions nées de la guerre
d'Algérie .
, Comment la crise du 13 mai 1958 montre les limites et l'instabilité
de la quatrième république, permet au Général de Gaulle de revenir
au pouvoir pour tenter de résoudre la crise politique et
constitutionnelle que traverse la France.
Annonce de Plan :
I – La déliquescence des pouvoirs publics et du gouvernement.
a) L'agonie des institutions de la quatrième république.
b) L'enlisement de la France dans la guerre d'Algérie.
II – La crise du 13 mai 1958
a) La contestation d'Alger : la rupture entre le gouvernement et les
français d’Algérie.
b) Le retour de l'homme providentiel
III - L'élaboration d'une constitution sous l'égide du général De
Gaulle
a) Les inquiétudes de certaines personnalités de gauche quant à la
nouvelle constitution.
b) L'adoption de la Constitution et l'omniprésence de Charles de Gaulle