et l'histoire problème.
Introduction :
Lucien Febvre est un historien moderniste qui s'est d'abord intéressé à la
Franche-comté, il a présenté une thèse sur Philippe II et la Franche-comté en
1911 et l'intérêt de son travail est d'être le premier à montrer les interactions
entre économie-société-représentation mentale. Professeur à l'Université de
Strasbourg en 1919 puis professeur au Collège de France en 1933. Il est devenu
l'une des figures majeures de l'historiographie française à ce moment là.
Spécialiste du XVIe siècle, qui a prit ces distances par rapport à l'histoire
méthodique, participe à la création des Annales en 1929 et il essaye de
construire sa propre méthodologie autour de l'histoire problème.
Comment a-t-il construit cette méthode qui a influencé de nombreux historiens ?
I- Les attaches intellectuelles d'un historien.
Lucien Febvre s'intéresse à toutes les sciences sociales de son époque. Il
s'intéresse à l'héritage de Michelet (style), à la sociologie avec Simian et Maurs et
partir de là, il insiste sur la nécessité de lire les textes en les liant à l'ensemble de
la culture à laquelle ils appartiennent (contextualiser les textes). En faisant cela,
on en vient à la complexité de l'histoire humaine. Il refuse donc les réponses
simples. Il va prendre position contre certaines histoires. Il critique l'histoire
bataille, l'histoire événementielle et l'histoire diplomatique (trop descriptive et
non explicative). Il est aussi hostile à la biographie mais il en écrira. Il est contre
l'histoire politique qui se résume à raconter le règne des grands hommes. Cette
critique, il va l'exprimer dans les Annales et fait rentrer l'histoire de l'Ancien
Régime dans cette revue. Les articles sur l'Ancien Régime représente 18,2% des
publications entre 1929 et 1945. Ces articles n'évoquent pas tous les thèmes de
la période mais insistent surtout sur l'histoire économique et sociale. Dans son
activité de directeur des Annales, Lucien Febvre cherche des correspondances
entre l'histoire et la sociologie, l'économie, la statistique, la linguistique ou
encore l'anthropologie. Cette relation qu'il essaye de dresser lui permet de fonder
un autre concept développé par d'autres historiens : c'est l'histoire des
mentalités formulé dés 1941. Cette histoire reprend les correspondances et les
thèmes suivants doivent être aborder : histoires des sentiments, de l'amour, de la
mort, de la pitié, de la cruauté, de la joie et des peurs.
II- Une nouvelle méthodologie.
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Texte 1 : Il n'y a pas d'histoire s'il n'y a pas de problématique = histoire-
problème.
Texte 2 : Comprendre un homme dans son époque et avec les rapports qu'il a eu
avec ces contemporains. Ce contexte est large (religieux, institutions, pratiques