Philippe Ariès (1914-1984)
et l'histoire des mentalités
Introduction :
Philippe Ariès est éduqué dans la bourgeoisie bordelaise, catholique et royaliste.
Il devient très vite proche de l'Action Française, mouvement créé par Charles
Mauras, mouvement royaliste, antisémite, anti-républicain, contre-maçonnique.
Dans sa jeunesse, il fait partie de ce mouvement, ce qui l'amène en temps que
fonctionnaire de faire carrière dans l'administration du Régime de Vichy. Comme
il a du temps, il se consacre à sa passion : l'histoire. Il tire cette passion de la
lecture d'un historien royaliste Bainville mais aussi de la lecture de Lucien Febvre
à partir de 1941. Il développe sa passion en devenant un historien non-officiel et
il va développer des travaux sur l'histoire des mentalités qui vont devenir
pionniers à partir des années 60 où lui même évolue de l'extrême droite vers la
droite conservatrice. Il rentre à l'école des hautes études en sciences sociales en
1978 et prendra sa retraite en 1982. Il est considéré comme le précurseur de
l'histoire des mentalités en France et en Europe. Premier historien français à s'y
intéresser, il s'intéresse à la démographie, à l'histoire de l'enfance, de la famille
en mettant en avant la révolution mentale du désir de maîtrise de vie qui est à
l'origine de ce qui deviendra la contraception.
Comment au départ ces idées politiques influent sur ces travaux et comment les
fait-ils évoluer ?
I- L'historien non-officiel.
Très tôt, il montre un intérêt pour la lecture les ouvrages de Marc Bloch, de Lucien
Febvre et des Annales. Cela l'amène à développer son intérêt sur la sociologie et
progressivement sur l'histoire des mentalités. Son premier ouvrage est publié en
1943 et se nomme Les traditions sociales dans les pays de France.
Tradition sociale = mentalités
Pays de France = villages
Dans cet ouvrage, il essaye de montrer différentes communautés villageoises en
fonction de leur endroit géographique. Il veut retrouver dans le présent des
permanences du passés (héritages). Cadre du Régime de Vichy où on essaye de
nier ce qui a été amené par la Révolution Française.
Il va évoluer et en 1948, il publie une Histoire des populations française et de
leurs attitudes devant la vie depuis le XVIIIe siècle. Il essaye de faire cela à partir
de la démographie, il est encore très marqué par l'idéologie de Vichy. Pour lui la
dénatalité est la cause de la décadence française et la défaite de 1940 donc il
cherche les origines de la dénatalité. Pour lui, la dénatalité a commencé a début
du XVIIIe siècle, au moment de la Révolution française = rupture dans le modèle
de la famille. Ce moment de rupture est rendu possible par la puissance de l'État
qui est accusé d'avoir détruit des modèles familiaux. Philippe Ariès développe
deux thèmes jamais abordés : la place de l'enfant dans la famille et l'attitude vis-
à-vis de la mort.
En 1954, il publie Le temps de l'Histoire où il s'interroge sur l'évolution de la
et l'histoire des mentalités
Introduction :
Philippe Ariès est éduqué dans la bourgeoisie bordelaise, catholique et royaliste.
Il devient très vite proche de l'Action Française, mouvement créé par Charles
Mauras, mouvement royaliste, antisémite, anti-républicain, contre-maçonnique.
Dans sa jeunesse, il fait partie de ce mouvement, ce qui l'amène en temps que
fonctionnaire de faire carrière dans l'administration du Régime de Vichy. Comme
il a du temps, il se consacre à sa passion : l'histoire. Il tire cette passion de la
lecture d'un historien royaliste Bainville mais aussi de la lecture de Lucien Febvre
à partir de 1941. Il développe sa passion en devenant un historien non-officiel et
il va développer des travaux sur l'histoire des mentalités qui vont devenir
pionniers à partir des années 60 où lui même évolue de l'extrême droite vers la
droite conservatrice. Il rentre à l'école des hautes études en sciences sociales en
1978 et prendra sa retraite en 1982. Il est considéré comme le précurseur de
l'histoire des mentalités en France et en Europe. Premier historien français à s'y
intéresser, il s'intéresse à la démographie, à l'histoire de l'enfance, de la famille
en mettant en avant la révolution mentale du désir de maîtrise de vie qui est à
l'origine de ce qui deviendra la contraception.
Comment au départ ces idées politiques influent sur ces travaux et comment les
fait-ils évoluer ?
I- L'historien non-officiel.
Très tôt, il montre un intérêt pour la lecture les ouvrages de Marc Bloch, de Lucien
Febvre et des Annales. Cela l'amène à développer son intérêt sur la sociologie et
progressivement sur l'histoire des mentalités. Son premier ouvrage est publié en
1943 et se nomme Les traditions sociales dans les pays de France.
Tradition sociale = mentalités
Pays de France = villages
Dans cet ouvrage, il essaye de montrer différentes communautés villageoises en
fonction de leur endroit géographique. Il veut retrouver dans le présent des
permanences du passés (héritages). Cadre du Régime de Vichy où on essaye de
nier ce qui a été amené par la Révolution Française.
Il va évoluer et en 1948, il publie une Histoire des populations française et de
leurs attitudes devant la vie depuis le XVIIIe siècle. Il essaye de faire cela à partir
de la démographie, il est encore très marqué par l'idéologie de Vichy. Pour lui la
dénatalité est la cause de la décadence française et la défaite de 1940 donc il
cherche les origines de la dénatalité. Pour lui, la dénatalité a commencé a début
du XVIIIe siècle, au moment de la Révolution française = rupture dans le modèle
de la famille. Ce moment de rupture est rendu possible par la puissance de l'État
qui est accusé d'avoir détruit des modèles familiaux. Philippe Ariès développe
deux thèmes jamais abordés : la place de l'enfant dans la famille et l'attitude vis-
à-vis de la mort.
En 1954, il publie Le temps de l'Histoire où il s'interroge sur l'évolution de la