Épistémologie et historiographie
Épistémologie = questionner l’histoire comme une science pour démêler le vrai du faux.
Historiographie = histoire de l’histoire du sport.
Objectif en tant que:
- Futurs professionnels du sport :
- Donner une dimension diachronique et synchronique au phénomène du sport
- Développer un regard critique sur le complexe actuel.
- Stapsiens :
- Construire une culture commune
Appréhender la complexité du savoir historique
L’histoire en science
→ Tient un rôle majeur en proposant un «horizon nécessaire à toute réflexion»
1982 : Mitterrand déclarait «Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité»
Histoire = rôle politique dont l’historien ne peut complètement s’extraire du fait de son instrumentalisation au-delà du domaine
académique. Toutefois, la pertinence des contenus et méthodes que ce dernier favorise le passage du mythe au savoir, la
transformation d’allant de soi en vérités partielles, toujours incomplètes, en objets comportant nécessairement une part
d’ombre. Bref, l’histoire comme science permet du même coup de trancher et d’introduire le doute conformément au principe
de raison suffisante.
L’historien se doit de démontrer l’ensemble de ses affirmations et d’en expliciter les implications.
Elle ne se suffit pas à elle même => la nature temporelle de ses interrogations figure une forme de spécificité, mais la
connaissance historique ne peut se limiter à une retranscription et à un ordonnancement fidèle à des traces.
Si la visée est temporelle, le mode de compréhension peut différer, en passant par l’ensemble des sciences humaines.
Par exemple, une démonstration historique peut être sous-tendue par un raisonnement sociologique (sous forme de strates
contextuelles) et inversement, une démonstration sociologique peut-être sous-tendue par un raisonnement historique (sous
forme de processus, de cycles etc.).
C’est toujours la question qui construit l’objet historique. Chaque objet a sa propre périodisation, une division intelligible
introduite par l’historien : on distingue des temps longs, intermédiaires, courts etc., des lignes temporelles qui se croisent et
forment un relief (épaisseur, profondeur, inertie etc.)
Le temps a une histoire sociale par ses usages symboliques et pratiques.
L’historien ne s’intéresse pas aux heures du passé c’est-à-dire aux dates par l’extension, mais aux avants:après, aux instants,
évolution, ruptures, époque, trajectoire, ect...
Différence entre histoire et roman => histoire peut être ennuyante or les romans tournent les histoires afin que ça soit
intéressant et que ça donne envie de lire.