(intro)
Jean-Luc Lagarce est un dramaturge et metteur en scène français du XXème siècle. A partir des
années 80, il devient directeur de troupe, écrit ses pièces mais se fait surtout connaître pour ses
mises en scènes de pièces classiques comme celles de Marivaux. Il apprend en 1988 qu’il est atteint
du sida. Il vit ainsi sept ans durant lesquels il se sait condamné à une mort prochaine. Pendant cette
période, Lagarce écrit sa pièce la plus célèbre, Juste la fin du monde, qui traite de la communication
qui peut être difficile avec les personnes de notre entourage, notamment notre famille. Il s’inspire
ainsi de sa propre histoire même s’il n’a jamais déclaré cette pièce comme étant autobiographique.
Situation :
Dans le prologue on apprend que Louis va mourir et à l’intention de venir l’annoncer à sa famille qu’il
n’a pas vu depuis 12 ans, Dans la scène que je vais étudier, Suzanne accueille Louis, ce frère partit
alors qu’elle était très jeune et dont elle n’a pas de souvenirs…
Ainsi on peut se demander « qu’est-ce que ce texte nous apprend sur les liens fraternels entre Louis
et Suzanne ? »
Dans un premier mouvement, Suzanne parle du lien matériel qu’il a maintenu en envoyant des
lettres, puis dans un second temps elle raconte l’admiration que la famille à pour son talent
d’écrivain, qui met en résonnance le lien maintenu entre Louis et sa famille par ses messages, et elle
termine en lui reprochant de ne pas employer ses qualités d’écrivain pour eux.
1er : 1min30
2ème : 3mi30-4min
3ème : 2min30
1er mouvement :
Tout d’abord Suzanne emploie l’adverbe de temps « Parfois », qu’elle va répéter 3 fois dans ce
mouvement mettant en évidence la rareté des lettres de Louis Les liens avec sa famille sont
distendus.
D’ailleurs elle emploie la polyptote qui coupe l’imparfait de l’indicatif « envoyais » avec « envoies »
puisqu’elle sait que ce qui était vrai auparavant avec Louis, le sera toujours car il est prisonnier de lui-
même.
Négation totale car elle refuse de qualifier ce qu’il écrit par des lettres qui à l’origine servent à
communiquer, or ses envois ne contiennent aucun message et ne maintiennent que vaguement le
lien.
Elle préfère les qualifier en employant une gradation « … rien », qui révèle l’incapacité de ses lettres
à maintenir un lien suffisant.
On comprend bien qu’elle cherche ses mots ou peut être attend-elle une réponse de lui, réponse qui
ne viendra jamais et on sent l’agacement monter en Suzanne.
2ème Mouvement :
Jean-Luc Lagarce est un dramaturge et metteur en scène français du XXème siècle. A partir des
années 80, il devient directeur de troupe, écrit ses pièces mais se fait surtout connaître pour ses
mises en scènes de pièces classiques comme celles de Marivaux. Il apprend en 1988 qu’il est atteint
du sida. Il vit ainsi sept ans durant lesquels il se sait condamné à une mort prochaine. Pendant cette
période, Lagarce écrit sa pièce la plus célèbre, Juste la fin du monde, qui traite de la communication
qui peut être difficile avec les personnes de notre entourage, notamment notre famille. Il s’inspire
ainsi de sa propre histoire même s’il n’a jamais déclaré cette pièce comme étant autobiographique.
Situation :
Dans le prologue on apprend que Louis va mourir et à l’intention de venir l’annoncer à sa famille qu’il
n’a pas vu depuis 12 ans, Dans la scène que je vais étudier, Suzanne accueille Louis, ce frère partit
alors qu’elle était très jeune et dont elle n’a pas de souvenirs…
Ainsi on peut se demander « qu’est-ce que ce texte nous apprend sur les liens fraternels entre Louis
et Suzanne ? »
Dans un premier mouvement, Suzanne parle du lien matériel qu’il a maintenu en envoyant des
lettres, puis dans un second temps elle raconte l’admiration que la famille à pour son talent
d’écrivain, qui met en résonnance le lien maintenu entre Louis et sa famille par ses messages, et elle
termine en lui reprochant de ne pas employer ses qualités d’écrivain pour eux.
1er : 1min30
2ème : 3mi30-4min
3ème : 2min30
1er mouvement :
Tout d’abord Suzanne emploie l’adverbe de temps « Parfois », qu’elle va répéter 3 fois dans ce
mouvement mettant en évidence la rareté des lettres de Louis Les liens avec sa famille sont
distendus.
D’ailleurs elle emploie la polyptote qui coupe l’imparfait de l’indicatif « envoyais » avec « envoies »
puisqu’elle sait que ce qui était vrai auparavant avec Louis, le sera toujours car il est prisonnier de lui-
même.
Négation totale car elle refuse de qualifier ce qu’il écrit par des lettres qui à l’origine servent à
communiquer, or ses envois ne contiennent aucun message et ne maintiennent que vaguement le
lien.
Elle préfère les qualifier en employant une gradation « … rien », qui révèle l’incapacité de ses lettres
à maintenir un lien suffisant.
On comprend bien qu’elle cherche ses mots ou peut être attend-elle une réponse de lui, réponse qui
ne viendra jamais et on sent l’agacement monter en Suzanne.
2ème Mouvement :