THEME II - La France dans l’Europe des nationalités : politique et société 1848-1871
CHAPITRE III - La difficile entrée dans l’âge démocratique : la Deuxième République et le
Second Empire
Introduct° : La révolut°de 1848, ou révolut° de février qui débute à Paris le 22 février
1848 = met n au régime du roi des Français Louis-Philippe Ier (1830 -1848), la
monarchie de Juillet = abdique le 24 février. Le soir du 24 février, Alphonse de Lamartine
(1790 – 1869) proclame la République à l’hôtel de ville de Paris. Un gouvernement
provisoire est créé. La IIe République instaure le suffrage universel masculin et entre
dans l’âge de la démocratie. Mais elle est rapidement bloquée du fait de révolutions et
d’un coup d’Etat qui la transforme en en Second Empire en 1852.
Problématique : Pourquoi la France échoue-t-elle à devenir une démocratie entre 1848
et 1870 ?
I)La IIe République, des idéaux mais un échec ?
• L’af rmation d’une démocratie politique (p.88, 92, 95) :
A la suite de la crise économique et sociale et du refus de Louis-Philippe
d’accorder une réforme politique sur le suffrage censitaire, l’interdiction d’un
banquet républicain le 22/02/1848 = insurrection le 24/02 à l’abdication du roi.
Point de passage. Le soir du 24 février, Alphonse de Lamartine (1790 – 1869)
proclame la République à l’hôtel de ville de Paris : c’est la IIe après celle de 1792.
Un gouvernement provisoire est formé = diverses tendances sont représentées :
modérée avec Lamartine / proche du socialisme avec Louis Blanc ou l’ouvrier
Albert.
• De nombreuses réformes politiques sont actées :
- Suffrage universel masculin. Le corps électoral : 246 000 votants -> 9,6
millions. La souveraineté du peuple = fondement de la démocratie. Mais
femmes = exclues du droit de vote.
- L’esclavage est aboli par Victor Schoelcher dans toutes colonies au nom de
l’égalité.
- La liberté de la presse et des réunions publiques restaurée = favorise l’essor
des journaux et des clubs politiques.
L’enthousiasme populaire = symbolisé par la plantation d’arbres de la liberté dans
chaque commune, bénis par des prêtres, reprenant ainsi une tradition de 1789.
• La Constitution de 1848 sépare les pouvoirs :
- L’Assemblée nationale = pvr. législatif -> élue et ne peut être dissoute.
- Le Président de la République = pvr. exécutif -> élu par citoyens/ pas
rééligible -> dirige gouvernement, l’armée et l’administration -> peut pas
refuser de promulguer les lois votées par l’Assemblée nationale. 11/12/1848,
Louis Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier = élu Président de la
République (75% des voix).
- Le pouvoir judiciaire = magistrats.
fi fi
, THEME II - La France dans l’Europe des nationalités : politique et société 1848-1871
CHAPITRE III - La difficile entrée dans l’âge démocratique : la Deuxième République et le
Second Empire
• L’échec de la démocratie sociale (p.89, 90, 91, 95, 96) :
• Des mesures sociales : les ateliers nationaux :
La crise sociale et économique = origine du mécontentement populaire à la veille
de la révolution de février persiste durant les premiers mois de la IIe République.
L’incertitude sur l’orientation sociale de la République rend les investisseurs et
patrons prudents sur le développement de leurs activités. Des mesures sociales
sont prises : la journée de travail = diminuée 1 heure -> passe à 10h à Paris / 11h
en province. répondre à la crise économique = Ateliers nationaux sont institués
le 27/02 = fournir du travail aux chômeurs parisiens -> financée par une hausse
des impôts (directs de 45 % = « 45 centimes »), mécontente l’opinion, et Ateliers
nationaux = accusés d’entretenir des ouvriers socialistes désœuvrés qui fomentent
une nouvelle révolution. En mai, 115 000 Parisiens y travaillent.
• L’opposition croissante entre modérés et socialistes
En 04/1848, les législatives = remportées par Républicains modérés face aux
royalistes et aux socialistes. A Paris, la pression politique socialiste = constante à
travers presse et clubs révolutionnaires (héritages de la Révolution). Les femmes
réclament des droits sociaux et politiques.
Ex : George Sand fonde le journal, « La Cause du peuple », en 1848 = défend
idées du socialisme dont l’idéal politique serait une démocratie sociale. (courant
démocratique favorable à une citoyenneté sociale fondée sur l’égalité).
La question de la propriété sépare les ouvriers du reste de la population : les
ouvriers revendiquent la propriété sociale au service de la collectivité = l’abolition
de la propriété privée (s’inspirent en partie de Karl Marx, qui a rédigé le 21/02 son
livre très influent, Le Manifeste du parti communiste). Les ouvriers = bas salaires ->
revendiquent un meilleur partage des richesses. Le 15/05, l’Assemblée nationale =
envahie par la foule. Les meneurs = arrêtés (ex : Auguste Blanqui) -> mettre fin à la
« menace rouge ».
• La révolution des prolétaires :
En réaction à l’émeute du 15/05, le nouveau gouvernement = fermeture des
ateliers nationaux -> considérés foyers d’agitation. Le 21/06/1848, l’Assemblée
nationale = refuse intervention de l’Etat dans l’économie -> fermer les Ateliers
nationaux = trop coûteux. Dès le lendemain, les ouvriers des quartiers populaires
de l’Est parisien et de Marseille se soulèvent. A Paris, le général Cavaignac reçoit
les pleins pouvoirs -> réprimer violemment les insurgés = 3 000 et 5 000 victimes
et 12 000 prisonniers -> rupture définitive entre les ouvriers et le gouvernement
républicain. L’agitation des villes tranche avec l’absence de soulèvement dans les
campagnes, qui demeurent attachées à l’ordre et aux cadres traditionnels de la
société.
• La Deuxième République, tournant réactionnaire et n :
• Le parti de l’ordre
Après les journées de 06/1848, la droite royaliste se rassemble dans parti de
l’Ordre conduit par Adolphe Thiers et remporte les élections de 04/1849. Ce parti
= attaché à propriété privée et il est hostile à la démocratie sociale.
fi
CHAPITRE III - La difficile entrée dans l’âge démocratique : la Deuxième République et le
Second Empire
Introduct° : La révolut°de 1848, ou révolut° de février qui débute à Paris le 22 février
1848 = met n au régime du roi des Français Louis-Philippe Ier (1830 -1848), la
monarchie de Juillet = abdique le 24 février. Le soir du 24 février, Alphonse de Lamartine
(1790 – 1869) proclame la République à l’hôtel de ville de Paris. Un gouvernement
provisoire est créé. La IIe République instaure le suffrage universel masculin et entre
dans l’âge de la démocratie. Mais elle est rapidement bloquée du fait de révolutions et
d’un coup d’Etat qui la transforme en en Second Empire en 1852.
Problématique : Pourquoi la France échoue-t-elle à devenir une démocratie entre 1848
et 1870 ?
I)La IIe République, des idéaux mais un échec ?
• L’af rmation d’une démocratie politique (p.88, 92, 95) :
A la suite de la crise économique et sociale et du refus de Louis-Philippe
d’accorder une réforme politique sur le suffrage censitaire, l’interdiction d’un
banquet républicain le 22/02/1848 = insurrection le 24/02 à l’abdication du roi.
Point de passage. Le soir du 24 février, Alphonse de Lamartine (1790 – 1869)
proclame la République à l’hôtel de ville de Paris : c’est la IIe après celle de 1792.
Un gouvernement provisoire est formé = diverses tendances sont représentées :
modérée avec Lamartine / proche du socialisme avec Louis Blanc ou l’ouvrier
Albert.
• De nombreuses réformes politiques sont actées :
- Suffrage universel masculin. Le corps électoral : 246 000 votants -> 9,6
millions. La souveraineté du peuple = fondement de la démocratie. Mais
femmes = exclues du droit de vote.
- L’esclavage est aboli par Victor Schoelcher dans toutes colonies au nom de
l’égalité.
- La liberté de la presse et des réunions publiques restaurée = favorise l’essor
des journaux et des clubs politiques.
L’enthousiasme populaire = symbolisé par la plantation d’arbres de la liberté dans
chaque commune, bénis par des prêtres, reprenant ainsi une tradition de 1789.
• La Constitution de 1848 sépare les pouvoirs :
- L’Assemblée nationale = pvr. législatif -> élue et ne peut être dissoute.
- Le Président de la République = pvr. exécutif -> élu par citoyens/ pas
rééligible -> dirige gouvernement, l’armée et l’administration -> peut pas
refuser de promulguer les lois votées par l’Assemblée nationale. 11/12/1848,
Louis Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier = élu Président de la
République (75% des voix).
- Le pouvoir judiciaire = magistrats.
fi fi
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CHAPITRE III - La difficile entrée dans l’âge démocratique : la Deuxième République et le
Second Empire
• L’échec de la démocratie sociale (p.89, 90, 91, 95, 96) :
• Des mesures sociales : les ateliers nationaux :
La crise sociale et économique = origine du mécontentement populaire à la veille
de la révolution de février persiste durant les premiers mois de la IIe République.
L’incertitude sur l’orientation sociale de la République rend les investisseurs et
patrons prudents sur le développement de leurs activités. Des mesures sociales
sont prises : la journée de travail = diminuée 1 heure -> passe à 10h à Paris / 11h
en province. répondre à la crise économique = Ateliers nationaux sont institués
le 27/02 = fournir du travail aux chômeurs parisiens -> financée par une hausse
des impôts (directs de 45 % = « 45 centimes »), mécontente l’opinion, et Ateliers
nationaux = accusés d’entretenir des ouvriers socialistes désœuvrés qui fomentent
une nouvelle révolution. En mai, 115 000 Parisiens y travaillent.
• L’opposition croissante entre modérés et socialistes
En 04/1848, les législatives = remportées par Républicains modérés face aux
royalistes et aux socialistes. A Paris, la pression politique socialiste = constante à
travers presse et clubs révolutionnaires (héritages de la Révolution). Les femmes
réclament des droits sociaux et politiques.
Ex : George Sand fonde le journal, « La Cause du peuple », en 1848 = défend
idées du socialisme dont l’idéal politique serait une démocratie sociale. (courant
démocratique favorable à une citoyenneté sociale fondée sur l’égalité).
La question de la propriété sépare les ouvriers du reste de la population : les
ouvriers revendiquent la propriété sociale au service de la collectivité = l’abolition
de la propriété privée (s’inspirent en partie de Karl Marx, qui a rédigé le 21/02 son
livre très influent, Le Manifeste du parti communiste). Les ouvriers = bas salaires ->
revendiquent un meilleur partage des richesses. Le 15/05, l’Assemblée nationale =
envahie par la foule. Les meneurs = arrêtés (ex : Auguste Blanqui) -> mettre fin à la
« menace rouge ».
• La révolution des prolétaires :
En réaction à l’émeute du 15/05, le nouveau gouvernement = fermeture des
ateliers nationaux -> considérés foyers d’agitation. Le 21/06/1848, l’Assemblée
nationale = refuse intervention de l’Etat dans l’économie -> fermer les Ateliers
nationaux = trop coûteux. Dès le lendemain, les ouvriers des quartiers populaires
de l’Est parisien et de Marseille se soulèvent. A Paris, le général Cavaignac reçoit
les pleins pouvoirs -> réprimer violemment les insurgés = 3 000 et 5 000 victimes
et 12 000 prisonniers -> rupture définitive entre les ouvriers et le gouvernement
républicain. L’agitation des villes tranche avec l’absence de soulèvement dans les
campagnes, qui demeurent attachées à l’ordre et aux cadres traditionnels de la
société.
• La Deuxième République, tournant réactionnaire et n :
• Le parti de l’ordre
Après les journées de 06/1848, la droite royaliste se rassemble dans parti de
l’Ordre conduit par Adolphe Thiers et remporte les élections de 04/1849. Ce parti
= attaché à propriété privée et il est hostile à la démocratie sociale.
fi