PARTIE 2 : XIIe – XVe siècles :
LE SECOND MOYEN ÂGE
Leçon 10 - De nouveaux horizons
→ Renouveau après les grandes crises du XIV et XVè siècle.
I- Nouvel horizon politique : vers la naissance des Etats modernes
Construction des états au sens moderne du terme. La deuxième moitié du XVè siècle ouvre
vers la naissance des états modernes.
A- Renforcement de la tutelle des vassaux, nouvelle évolution du système féodale.
La féodalité se monétise. La féodalité entretient des clientèles de nobles, mais elles ne sont
plus vraiment basées sur le fait d’avoir un fief mais sont mis en place des fiefs rentes. À la place du
fief, le vassal reçoit une rente (argent). Ce système est en fait à l’avantage des seigneurs (au sens
féodal du terme) parce que cela facilite la gestion des relations avec ses vassaux. Le seigneur n’a
plus besoin d’installer un vassal sur une terre ou de la reprendre si les relations se dégradent. Le
vassal est plus dépendant de son seigneur car il dépend de la rente au lieu de l’organisation du fief.
Les échanges d’argent sont de plus en plus important. La féodalité se transforme dans un cadre
d’une économie plus militarisée. Dans ce calme, ces réseaux de vassalités ont cherché à prendre le
contrôle de la principale source de revenu de l’époque, c’est-à-dire de l’état et de ses impôts.
→ Guerre civiles pour le contrôle des Etats et de leurs impôts. Exemple: Armagnacs et
Bourguignons. Conflit dans leur manière de voir l’Etat. Les bourguignons voulaient une monarchie
tempérée, un parlement à son mot à dire sur la gestion des impôts. Là où le roi de France avec les
Armagnacs, défend plutôt une monarchie ou le roi se passe de toute négociation, s’il décide de
nouveaux impôts, il n’a pas besoin de l’avis d’un parlement. Derrière la guerre civile entre
Armagnacs et Bourguignons, c’est un conflit qui oppose deux visions différentes de l’Etat.
B- Croissance des Etats royaux.
Royaume de France — Royaume d’Angleterre — Royaume d’Aragon, de Castille, Royaume
du Portugal. Des monarchies qui construisent des Etats et des Etats qui sont de plus en plus
nationaux. Il y a également le Saint Empire romain-germanique pour lequel le pouvoir impérial
apparaît affaiblit et dans cet ensemble s’affirment certaines entités tels que le Duché de Bavière ou
des villes Etats. C’est particulièrement vrai en Italie, elle est morcelée, il y a par exemple le duché
de Milan et tout le sud de la botte Italienne s’est unifié. Le royaume de Hongrie catholique et le
royaume de Pologne se sont également affirmés. On sent toute la difficulté pour le Saint-Empire à
maintenir une force dans tout cet ensemble. Ces Etats royaux profitent des nécessités de la guerre
pour finalement imposer une fiscalité moderne.
C- Une fiscalité moderne des Etats
L’idée non plus d’impôts seigneuriaux mais d’impôts imposés par l’Etat royal. En fait, les
Etats ont réussi à faire accepter ces nouveaux impôts parce qu’il y avait des nécessités liées à la
guerre. Sont mis en place par les Etats les « impôts indirects » = les aides, c’est l’aide du vassal à
LE SECOND MOYEN ÂGE
Leçon 10 - De nouveaux horizons
→ Renouveau après les grandes crises du XIV et XVè siècle.
I- Nouvel horizon politique : vers la naissance des Etats modernes
Construction des états au sens moderne du terme. La deuxième moitié du XVè siècle ouvre
vers la naissance des états modernes.
A- Renforcement de la tutelle des vassaux, nouvelle évolution du système féodale.
La féodalité se monétise. La féodalité entretient des clientèles de nobles, mais elles ne sont
plus vraiment basées sur le fait d’avoir un fief mais sont mis en place des fiefs rentes. À la place du
fief, le vassal reçoit une rente (argent). Ce système est en fait à l’avantage des seigneurs (au sens
féodal du terme) parce que cela facilite la gestion des relations avec ses vassaux. Le seigneur n’a
plus besoin d’installer un vassal sur une terre ou de la reprendre si les relations se dégradent. Le
vassal est plus dépendant de son seigneur car il dépend de la rente au lieu de l’organisation du fief.
Les échanges d’argent sont de plus en plus important. La féodalité se transforme dans un cadre
d’une économie plus militarisée. Dans ce calme, ces réseaux de vassalités ont cherché à prendre le
contrôle de la principale source de revenu de l’époque, c’est-à-dire de l’état et de ses impôts.
→ Guerre civiles pour le contrôle des Etats et de leurs impôts. Exemple: Armagnacs et
Bourguignons. Conflit dans leur manière de voir l’Etat. Les bourguignons voulaient une monarchie
tempérée, un parlement à son mot à dire sur la gestion des impôts. Là où le roi de France avec les
Armagnacs, défend plutôt une monarchie ou le roi se passe de toute négociation, s’il décide de
nouveaux impôts, il n’a pas besoin de l’avis d’un parlement. Derrière la guerre civile entre
Armagnacs et Bourguignons, c’est un conflit qui oppose deux visions différentes de l’Etat.
B- Croissance des Etats royaux.
Royaume de France — Royaume d’Angleterre — Royaume d’Aragon, de Castille, Royaume
du Portugal. Des monarchies qui construisent des Etats et des Etats qui sont de plus en plus
nationaux. Il y a également le Saint Empire romain-germanique pour lequel le pouvoir impérial
apparaît affaiblit et dans cet ensemble s’affirment certaines entités tels que le Duché de Bavière ou
des villes Etats. C’est particulièrement vrai en Italie, elle est morcelée, il y a par exemple le duché
de Milan et tout le sud de la botte Italienne s’est unifié. Le royaume de Hongrie catholique et le
royaume de Pologne se sont également affirmés. On sent toute la difficulté pour le Saint-Empire à
maintenir une force dans tout cet ensemble. Ces Etats royaux profitent des nécessités de la guerre
pour finalement imposer une fiscalité moderne.
C- Une fiscalité moderne des Etats
L’idée non plus d’impôts seigneuriaux mais d’impôts imposés par l’Etat royal. En fait, les
Etats ont réussi à faire accepter ces nouveaux impôts parce qu’il y avait des nécessités liées à la
guerre. Sont mis en place par les Etats les « impôts indirects » = les aides, c’est l’aide du vassal à