Bain de soleil – extrait des Vrilles de la vigne « en marge d’une page blanche II.
Introduction :
Colette est une écrivaine majeure du XXème siècle qui est née à Saint-Sauveur-en-Puisaye et
représente à travers Sido une sorte de paradis de son enfance. Très jeune, son père appelé le
Capitaine n’est pas très présent lors de l’adolescence de Colette mais lui transcrit le goût de
l’écriture. Colette avait l’habitude de passer ses étés dans la baie de Somme en Picardie. Les textes
fragmentés et discontinus des vrilles de la vigne sont d’inspiration autobiographique et Colette y
affirme son désir d’émancipation et se livre parfois à la satire sociale. Ici l’extrait consiste dans
l’évocation du paysage maritime et des sensations de torpeur et de plaisir occasionnée par l’extrême
chaleur.
Plan du texte :
- « Poucette » à « maillot de laine » : évocation du paysage par touches diffuses.
- « Mon pied nu » à « marée dernière » : uniformisation du paysage sous l’effet de la chaleur.
- « Midi sonne » à « des dunes » : La dissolution du Moi dans le paysage.
Problématique : Comment Colette dans cet extrait fait -elle le récit de sa langueur à partir de
l’évocation d’un paysage maritime estival ?
« Poucette » à « maillot de laine » :
- La nouvelle commence in médias res par du discours direct où le lecteur est directement immergé
dans l’action.
- « Poucette » : apostrophe humoristique qui naît de la distorsion entre ce surnom et celui auquel il
est destiné qui est un chien de la race des Bulls.
- Colette joue sur l’effet de surprise chez le lecteur.
- « viens ici tout de suite ! » : impératif à valeur injonctive qui est renforcé par les adverbes spatio-
temporels « ici » et « tout de suite ».
- Les modalités exclamatives des propos tenus mettent l’accent sur le danger de demeurer en plein
soleil.
- « te cuire le sang ! » : recours à une métaphore comique.
- l2 à l10 : portrait du chien Bull.
- « du haut de la terrasse » : le contexte est discrètement et évasivement posé.
- « monstre japonais, couleur de bronze » : le chien est décrit par métaphores comiques avec tout
d’abord cette comparaison à un sculpture japonaise.
- l’expression insiste sur l’immobilité presque statuaire de l’animal et sur son poids.
- « seulement » : adverbe qui souligne l’inertie de l’animal.
- La seule partie du corps qui bouge est sa gueule dont Colette dit qu’elle est « fendue jusqu’à la
nuque » et permet l’évocation d’un petit halètement court qui confirme la canicule.
- la suite du portrait repose sur trois comparaisons qui font apparaître des liens entre différents
domaines naturels.
- La langue de l’animal est comparée à une fleur grâce au participe passé « fleuri », puis associée au
« bégonia », on peut alors parler de métaphore.
- ce sont des images caractéristiques de l’univers poétique de Colette.
- par contraste, le portrait fait apparaître « le reste de son corps », terrassé par la chaleur qui est
comparé à « une grenouille morte ».
- « elle n’a pas bougé ; elle ne bougera pas » : l’immobilité de l’animal est mise en valeur par la
conjugaison du même verbe « bouger », de plus nous retrouvons un passé composé suivi d’un futur
avec la présence de négation.
Introduction :
Colette est une écrivaine majeure du XXème siècle qui est née à Saint-Sauveur-en-Puisaye et
représente à travers Sido une sorte de paradis de son enfance. Très jeune, son père appelé le
Capitaine n’est pas très présent lors de l’adolescence de Colette mais lui transcrit le goût de
l’écriture. Colette avait l’habitude de passer ses étés dans la baie de Somme en Picardie. Les textes
fragmentés et discontinus des vrilles de la vigne sont d’inspiration autobiographique et Colette y
affirme son désir d’émancipation et se livre parfois à la satire sociale. Ici l’extrait consiste dans
l’évocation du paysage maritime et des sensations de torpeur et de plaisir occasionnée par l’extrême
chaleur.
Plan du texte :
- « Poucette » à « maillot de laine » : évocation du paysage par touches diffuses.
- « Mon pied nu » à « marée dernière » : uniformisation du paysage sous l’effet de la chaleur.
- « Midi sonne » à « des dunes » : La dissolution du Moi dans le paysage.
Problématique : Comment Colette dans cet extrait fait -elle le récit de sa langueur à partir de
l’évocation d’un paysage maritime estival ?
« Poucette » à « maillot de laine » :
- La nouvelle commence in médias res par du discours direct où le lecteur est directement immergé
dans l’action.
- « Poucette » : apostrophe humoristique qui naît de la distorsion entre ce surnom et celui auquel il
est destiné qui est un chien de la race des Bulls.
- Colette joue sur l’effet de surprise chez le lecteur.
- « viens ici tout de suite ! » : impératif à valeur injonctive qui est renforcé par les adverbes spatio-
temporels « ici » et « tout de suite ».
- Les modalités exclamatives des propos tenus mettent l’accent sur le danger de demeurer en plein
soleil.
- « te cuire le sang ! » : recours à une métaphore comique.
- l2 à l10 : portrait du chien Bull.
- « du haut de la terrasse » : le contexte est discrètement et évasivement posé.
- « monstre japonais, couleur de bronze » : le chien est décrit par métaphores comiques avec tout
d’abord cette comparaison à un sculpture japonaise.
- l’expression insiste sur l’immobilité presque statuaire de l’animal et sur son poids.
- « seulement » : adverbe qui souligne l’inertie de l’animal.
- La seule partie du corps qui bouge est sa gueule dont Colette dit qu’elle est « fendue jusqu’à la
nuque » et permet l’évocation d’un petit halètement court qui confirme la canicule.
- la suite du portrait repose sur trois comparaisons qui font apparaître des liens entre différents
domaines naturels.
- La langue de l’animal est comparée à une fleur grâce au participe passé « fleuri », puis associée au
« bégonia », on peut alors parler de métaphore.
- ce sont des images caractéristiques de l’univers poétique de Colette.
- par contraste, le portrait fait apparaître « le reste de son corps », terrassé par la chaleur qui est
comparé à « une grenouille morte ».
- « elle n’a pas bougé ; elle ne bougera pas » : l’immobilité de l’animal est mise en valeur par la
conjugaison du même verbe « bouger », de plus nous retrouvons un passé composé suivi d’un futur
avec la présence de négation.