Garantie de satisfaction à 100% Disponible immédiatement après paiement En ligne et en PDF Tu n'es attaché à rien 4,6 TrustPilot
logo-home
Notes de cours

2) L'observation clinique

Note
-
Vendu
-
Pages
11
Publié le
16-02-2016
Écrit en
2015/2016

Notes des cours de CM psychologie clinique pour les L1 de psychologie

Aperçu du contenu

L’observation clinique


I- Principes épistémologiques de l’observation

 Aux fondements de la méthode clinique
 La réalité psychique n’est pas directement observable, d’où une
reconstruction à partir de l’observation. La reconstruction constitue
toujours une mutilation du réel, on est appelé à faire une sélection, un
choix.
 Il est difficile d’observer. BION : « il faut rencontrer les patients sans
mémoire, sans désirs ».
 Tenir compte du cadre de l’observation, qui a un impact réel sur
l’observation.
 La fonction métaphorique des énoncés : savoir observer les différents
niveaux des discours des patients, apprendre à dégager des psycho-
logiques dans le discours du patient à travers des méthodes
d’observation.
 Le souci du détail : repérer les variations dans le réel (ex : couleur de la
peau, stress, respiration, transpiration…)
 La fluidité de l’attention : entre l’observation interne et celle externe,
savoir déterminer les moments propices à l’implication et ceux propices
à la distanciation  se laisser imprégner par la rencontre puis prendre
du recul.

Observation externe :

 Plusieurs millions d’informations par seconde
 Déplacement et fluidité de l’attention
 La perception est une construction
 Nous vivons dans une illusion (WINNICOTT)
 Le langage non-verbal (posture, regard, peau, respiration…)
 Les mots (l’intonation, le rythme, les mots…)
 Les interactions (les réactions, les interrelations, les séquences)

Observation interne :

 Travaux de KOSSLYN (imaginer une girafe, un souvenir agréable,…): La
pensée fonctionne de manière analogique. Pensée= ensemble
d’opérations sur la représentation mentale.
 La capacité à ressentir les émotions d’autrui (empathie) : les neurones
miroirs (RIZZOLATTI 1996) : recherches sur singe : placer des électrodes
dans le cerveau pour voir les zones activées pour telle ou telle action  Il
existe des neurones qui servent à reproduire l’action faite par les autres.

, Effet « caméléon », tendance naturelle du cerveau à reproduire les
émotions d’autrui (=empathie)
 La capacité à s’éprouver soi-même : les marqueurs somatiques
(DAMASIO) : à chaque expérience, le cerveau va faire appel aux
marqueurs somatiques émotionnels. Il faut être en mesure de rappeler
ces marqueurs. Perméabilité psychique exacerbée = contamination par
les sentiments des autres.
 Observation interne = observation du corps = construction mente depuis
l’enfance et peut se déconstruire avec le temps. Capacité à se refléter soi-
même = Métacognition.
 Capacité à se ressentir et à se représenter soi-même :
Corporellement/Émotionnellement/En tant que « Je ».



Allers-retours constant entre l’observation interne et l’observation externe.

II- La complexité du lien entre l’observateur et l’observé

 Non séparation fondamentale de l’observateur et de l’observé car besoin
de s’identifier à l’objet observé (d’où une différence fondamentale entre
les sciences du vivant et les sciences humaines). DEVEREUX 1967
« L’observé observe l’observateur en train de l’observer », d’où
l’importance du « décrire-construire » (MÉHEUST 1998). La manière dont
on décrit les choses a un impact sur les modalités de l’expression de la
détresse psychique.
 Processus de co-pensée (Widlöcher 1996) : mode de création qui se met
en place lors de la consultation = mélange des pensées du psychologue
et de celles du patient, tellement mélangé qu’il faut l’analyser comme un
tout.
 Transfert: Ce que le patient transfère de sa vie psychique sur le clinicien
(inconscient)
LAGACHE 1949 : « Le transfert en psychanalyse est essentiellement le
déplacement d’une conduite émotionnelle par rapport à un objet
infantile, spécialement les parents, à un autre objet ou à une autre
personne, spécialement le psychanalyste au cours du traitement ». Le
transfert est constant. On se comporte alors avec les autres de la manière
dont on a été traité. On s’intéresse à ces mouvements pour établir la vie
psychique du patient.
 Contre-attitude : Ce que le clinicien « ressent » consciemment face au
patient (ex : colère, tristesse).
 Contre-transfert : Ce que le clinicien « ressent »/ »rejoue »
inconsciemment en fonction de ce que le patient transfère sur lui (ex :
transfert par retournement)

Infos sur le Document

Publié le
16 février 2016
Nombre de pages
11
Écrit en
2015/2016
Type
Notes de cours
Professeur(s)
Inconnu
Contenu
Toutes les classes

Faites connaissance avec le vendeur

Seller avatar
Les scores de réputation sont basés sur le nombre de documents qu'un vendeur a vendus contre paiement ainsi que sur les avis qu'il a reçu pour ces documents. Il y a trois niveaux: Bronze, Argent et Or. Plus la réputation est bonne, plus vous pouvez faire confiance sur la qualité du travail des vendeurs.
thibautlanglais Nantes
Voir profil
S'abonner Vous devez être connecté afin de pouvoir suivre les étudiants ou les formations
Vendu
24
Membre depuis
10 année
Nombre de followers
11
Documents
55
Dernière vente
3 année de cela

4,8

8 revues

5
6
4
2
3
0
2
0
1
0

Récemment consulté par vous

Pourquoi les étudiants choisissent Stuvia

Créé par d'autres étudiants, vérifié par les avis

Une qualité sur laquelle compter : rédigé par des étudiants qui ont réussi et évalué par d'autres qui ont utilisé ce document.

Le document ne convient pas ? Choisis un autre document

Aucun souci ! Tu peux sélectionner directement un autre document qui correspond mieux à ce que tu cherches.

Paye comme tu veux, apprends aussitôt

Aucun abonnement, aucun engagement. Paye selon tes habitudes par carte de crédit et télécharge ton document PDF instantanément.

Student with book image

“Acheté, téléchargé et réussi. C'est aussi simple que ça.”

Alisha Student

Foire aux questions