Thème 1 : Le moi et la notion du sujet
Chapitre 1 :
La révolution cartésienne : le « je pense » (cogito) définit
essentiellement l’être humain
Introduction :
Descartes (1596-1650) tente de créer une métaphysique qui est en rupture avec
celle qui avait dominé le Moyen-âge. Il va modifier des choses importantes dans
la conception de l’être humain. Métaphysique = partie de la philosophie traitant
les parties les plus fondamentales (la nature de dieu et la nature de l’être ->
deux grandes questions : Qu’est-ce que l’être ? qu’est ce que dieu ?). Descartes
propose autre chose sur les questions fondamentales de la philosophie.
- Aristote (IIIe siècle), l’Ethique à Nicomaque : réflexion sur l’action juste
comme action de juste milieu
- Kant : la notion de personne, le piétisme
- Levinas : l’éthique comme fondation de la métaphysique
On reproche à Descartes un manque de réflexion central sur le corps.
Descartes commence à écrire au moment de la sortie du Moyen-âge, la pensée
scolastique (incarnée par St Thomas d’Acain 1225-1273 ayant rédigé une somme
théologique représentant un cadre de pensée) est en train de s’effacer.
Thomas d’Acain est philosophe et théologien, comme tous les grands penseurs
du Moyen-âge. Les penseurs scolastiques mettent au centre de leur système de
pensée Dieu qui est le fondement de toute chose, à la fois un dieu rationnel et le
Dieu de la bible. Pas de différence entre les vérités de la foi et les vérités de la
raison. La théologie a une certaine prééminence (qui déplait à Descartes).
Les vérités « révélées » (de la Bible) sont à étudier avant même de faire travailler
sa raison pour justifier rationnellement ce qui lui à été révélé.
La question de l’existence de Dieu :
-Pour Thomas d’Acain il faut d’abord commencer par la vérité révélé : Dieu existe
mais cela n’empêche pas qu’il soit utile en tant que philosophe de chercher des
preuves de l’existence de Dieu.
-Pour Descartes, en matière de philosophie, on doit rechercher des preuves de
l’existence de Dieu sans se préoccuper de ce que la Bible en a dit.
Exemple : Idée de perfection : comment est-elle arrivée en moi ? Ai-je pu la
produire ? -> Non, je ne suis qu’un être mortel. L’idée de perfection ne peut venir
que d’un être parfait : Dieu. La Bible n’intervient pas dans ce raisonnement.
Reconstruction d’une métaphysique sur une base qui n’est plus le dieu révélé de
la bible.
Nouvel appui de la métaphysique : les mathématiques.
I/ Une méthode inspirée des mathématiques
Descartes est d’abord un mathématicien, scientifique (travaux de biologie sur
l’animal: théorie des animaux-machines), matérialiste (animaux sans âme) mais
pas complètement car machines fabriqués par Dieu.
Les règles pour la direction de l’esprit (1628)
Théorie hiérarchisée où tous les savoirs auraient une place depuis les plus
fondamentaux aux moins généraux. Le savoir le plus fondamental est un savoir
inspiré des maths et qui permet de s’orienter : c’est une connaissance d’une
certaine méthode absolument générale. Selon Descartes, au fond les
Chapitre 1 :
La révolution cartésienne : le « je pense » (cogito) définit
essentiellement l’être humain
Introduction :
Descartes (1596-1650) tente de créer une métaphysique qui est en rupture avec
celle qui avait dominé le Moyen-âge. Il va modifier des choses importantes dans
la conception de l’être humain. Métaphysique = partie de la philosophie traitant
les parties les plus fondamentales (la nature de dieu et la nature de l’être ->
deux grandes questions : Qu’est-ce que l’être ? qu’est ce que dieu ?). Descartes
propose autre chose sur les questions fondamentales de la philosophie.
- Aristote (IIIe siècle), l’Ethique à Nicomaque : réflexion sur l’action juste
comme action de juste milieu
- Kant : la notion de personne, le piétisme
- Levinas : l’éthique comme fondation de la métaphysique
On reproche à Descartes un manque de réflexion central sur le corps.
Descartes commence à écrire au moment de la sortie du Moyen-âge, la pensée
scolastique (incarnée par St Thomas d’Acain 1225-1273 ayant rédigé une somme
théologique représentant un cadre de pensée) est en train de s’effacer.
Thomas d’Acain est philosophe et théologien, comme tous les grands penseurs
du Moyen-âge. Les penseurs scolastiques mettent au centre de leur système de
pensée Dieu qui est le fondement de toute chose, à la fois un dieu rationnel et le
Dieu de la bible. Pas de différence entre les vérités de la foi et les vérités de la
raison. La théologie a une certaine prééminence (qui déplait à Descartes).
Les vérités « révélées » (de la Bible) sont à étudier avant même de faire travailler
sa raison pour justifier rationnellement ce qui lui à été révélé.
La question de l’existence de Dieu :
-Pour Thomas d’Acain il faut d’abord commencer par la vérité révélé : Dieu existe
mais cela n’empêche pas qu’il soit utile en tant que philosophe de chercher des
preuves de l’existence de Dieu.
-Pour Descartes, en matière de philosophie, on doit rechercher des preuves de
l’existence de Dieu sans se préoccuper de ce que la Bible en a dit.
Exemple : Idée de perfection : comment est-elle arrivée en moi ? Ai-je pu la
produire ? -> Non, je ne suis qu’un être mortel. L’idée de perfection ne peut venir
que d’un être parfait : Dieu. La Bible n’intervient pas dans ce raisonnement.
Reconstruction d’une métaphysique sur une base qui n’est plus le dieu révélé de
la bible.
Nouvel appui de la métaphysique : les mathématiques.
I/ Une méthode inspirée des mathématiques
Descartes est d’abord un mathématicien, scientifique (travaux de biologie sur
l’animal: théorie des animaux-machines), matérialiste (animaux sans âme) mais
pas complètement car machines fabriqués par Dieu.
Les règles pour la direction de l’esprit (1628)
Théorie hiérarchisée où tous les savoirs auraient une place depuis les plus
fondamentaux aux moins généraux. Le savoir le plus fondamental est un savoir
inspiré des maths et qui permet de s’orienter : c’est une connaissance d’une
certaine méthode absolument générale. Selon Descartes, au fond les