Dans quelle mesure les choix des
personnages correspondent à une vision
idéale de la vie ? - Plan détaillé
Introduction :
Honoré de Balzac va publier en 1831 La Peau de Chagrin, ouvrage qui va
faire partie des Etudes Philosophiques. Ce roman va aborder plusieurs thèmes, en
particulier sur le désir et son action destructrice. On va y découvrir des personnages
qui ont des pensées différentes et des choix de vie différents. Ainsi, Pierre Glaudes,
dans son analyse de La Peau de Chagrin va écrire que « aucune des voies
explorées dans La Peau de Chagrin […], aucune des morales défendues par les
personnages n’offre de solution idéale à l’énigme de la vie ». Il nous explique donc
que parmi tous les modes de vie qu’ont choisi les personnages, aucun n’est
réellement parfait. Nous pourrions donc nous demander dans quelle mesure les
choix des personnages correspondent à une vision idéale de la vie. Pour y répondre,
nous pourrions d’abord nous intéresser à deux modes de vie qui sont l’extrême
contraire l’un de l’autre. Puis, dans un second temps, nous verrons si ce sont de
bonnes solutions ou non. Enfin, nous nous intéresserons au savoir, qui serait la clé
de l’énigme de la vie.
Plan détaillé :
I. Des choix de vie extrêmement opposés
Balzac nous présente plusieurs personnages qui semblent insouciants
et qui n’ont aucune limite à leurs excès.
Aquiliana à la fête chez Taillefer dit que « on vit plus en une
journée qu’une bonne bourgeoise en dix ans ».
Tous les convives présents à la fête qui ont abusé de tout ce
qu’ils avaient : nourriture, alcool, jeux d’argent…
Balzac nous présente un autre mode de vie, qui est tout l’inverse du
précédent : l’économie.
Raphaël de Valentin va essayer de réduire ses souhaits, ses
désirs pour rester en vie.
Il va alors entrer dans une vie végétative, se rapprochant du
règne animal, souhaitant passer ses journées « comme une
huître sur un rocher ».
II. Des voies sans issues
Le choix des personnages se réunissant chez Taillefer ne semble pas
être une bonne option.
Le lendemain du banquet, Balzac va décrire les convives en
employant du vocabulaire bestial, voire de la mort. Ils vont être
complètement déshumanisés.