Kant, Critique de la faculté de juger
3 thèmes :
1) Le goût
2) L’organisation des êtres biologiques
3) La finalité et la systématicité de la nature qui font que, malgré la diversité des lois de la nature, elle nous paraisse doué
d’une unité et de finalité
Thèmes assez hétérogènes donc, qui peuvent être reliés par le problème de l’irrationalité (nous exprimons des jugements sur les
œuvres d’art et les individualités biologiques alors qu’ils échappent à un enchaînement logique rigoureux)
Mais avant, petit rappel sur l’appendice de la dialectique transcendantale de la Critique de la raison pure
a) De l’usage régulateur des idées transcendantales de la raison pure (elles sont au nombre de trois : la substance
du sujet, la causalité du monde, et l’action réciproque de l’autre)
Les idées dépassent les limites de notre entendement, puisque les catégories de l’entendement conduisent à la vérité, à savoir
l’accord entre nos concepts et un objet. Les idées ne sont qu’une apparence, mais elle est inévitable, et conditionnent malgré
tout notre pensée. Ce n’est jamais l’idée qui est trompeuse, mais son usage dans le jugement, lorsqu’elle est prise comme un
concept pouvant avoir une manifestation phénoménale.
L’idée a une fonction régulatrice pour ordonner les concepts vers une unité systématique. Kant prend l’exemple des 4 éléments
qui ne sont jamais visibles à l’état pur, mais qui sont des idées permettant d’expliquer des phénomènes.
Kant affirme dans sa préface rechercher un principe constitutif de la faculté de juger, il prend notamment pour étude le jugement
esthétique, qui se caractérise par un sentiment de beau ou de sublime, et non par une connaissance à proprement dite d’un objet.
Kant isole de ce fait la faculté, le pouvoir de juger.
Introduction.
Il est impossible d’avoir sous les yeux l’ensemble des phénomènes naturels. Nous avons besoin de postuler la rationalité de la
nature, sa régularité pour produire la moindre connaissance. Il y a donc de l’irrationnel dans ce postulat. Ce postulat, c’est le
jugement réfléchissant, car notre entendement fonctionne avec des règles
Pour légiférer dans la philosophie théorique, nous utilisons notre entendement. Dans la philosophie pratique, nous utilisons la
raison. La faculté de juger est un moyen terme entre raison et entendement, et possède des principes qui lui sont propres.
Dans la faculté de juger réfléchissante, nous accordons harmonieusement une intention avec notre pouvoir de connaître, d’où il
vient un plaisir. Nous percevons des objets par des données empiriques de l’espace qui sont uniquement subjectives. Avant de les
relier à un concept pour produire une connaissance déterminée, nous cherchons la finalité de la forme des objets que nous
percevons en produisant des représentations avec notre imagination (faculté de produire des représentations de l’intuition a priori).
Notre relation à l’objet est en fait purement subjective : je ne m’appuie ici que sur les représentations de mon intuition. Notre
faculté de juger réfléchissante compare ce pouvoir de l’intuition avec le pouvoir de lier des représentations à des concepts. Quand,
sans nécessairement que nous en ayons l’intention, notre imagination tombe en accord avec notre entendement, nous considérons
cet objet comme final. J’ai trouvé une finalité, une organisation à cet objet, mais je ne lui ai pas trouvé de concept et ne l’ai pas
nécessairement déterminé : c’est un jugement esthétique sur la finalité de l’objet. Si du plaisir est lié à cette découverte de finalité,
l’objet est considéré comme beau. Nous pensons que le plaisir est invariablement lié à la représentation de l’objet, et doit donc
être partagé par toute personne qui juge : cette beauté est universelle. En effet, ce ne sont pas les sensations qui me procurent du
plaisir, mais les représentations issues de l’objet, et je n’ai pas utilisé mon intentionnalité pour lier l’objet à un concept (ex : je n’ai
pas essayé de déterminer l’oiseau qui pousse ce cri (exemple de mon cru ouaich)). Je m’estime donc en droit de dire que ce plaisir
est universel. Le pouvoir de juger par le plaisir tiré d’une représentation s’appelle le goût. Il arrive aussi que le jugement
esthétique provoque, non du point de vu du concept de nature, mais du concept de liberté, le mouvement inverse : recherche de
« finalité du sujet eu égard aux objets, quant à leur forme ou même à leur défaut de forme », d’où un sentiment spirituel, le
sublime.
La liaison entre entendement et raison : La raison est législatrice sous le concept de liberté et l’entendement sous le concept de
nature. Le concept de liberté, dans la vie pratique, nous apprend la relation de causalité. Par la faculté de juger, notre raison
empiète sur notre entendement même pour déterminer des choses dans la nature : je cherche une causalité qui est à l’origine de
l’objet que je regarde, sa finalité.
Pouvoirs de l’esprit Pouvoirs de connaître Principes a priori Application à
dans leur ensemble
Pouvoirs de connaître Entendement Légalité La nature Philosophie théorique
3 thèmes :
1) Le goût
2) L’organisation des êtres biologiques
3) La finalité et la systématicité de la nature qui font que, malgré la diversité des lois de la nature, elle nous paraisse doué
d’une unité et de finalité
Thèmes assez hétérogènes donc, qui peuvent être reliés par le problème de l’irrationalité (nous exprimons des jugements sur les
œuvres d’art et les individualités biologiques alors qu’ils échappent à un enchaînement logique rigoureux)
Mais avant, petit rappel sur l’appendice de la dialectique transcendantale de la Critique de la raison pure
a) De l’usage régulateur des idées transcendantales de la raison pure (elles sont au nombre de trois : la substance
du sujet, la causalité du monde, et l’action réciproque de l’autre)
Les idées dépassent les limites de notre entendement, puisque les catégories de l’entendement conduisent à la vérité, à savoir
l’accord entre nos concepts et un objet. Les idées ne sont qu’une apparence, mais elle est inévitable, et conditionnent malgré
tout notre pensée. Ce n’est jamais l’idée qui est trompeuse, mais son usage dans le jugement, lorsqu’elle est prise comme un
concept pouvant avoir une manifestation phénoménale.
L’idée a une fonction régulatrice pour ordonner les concepts vers une unité systématique. Kant prend l’exemple des 4 éléments
qui ne sont jamais visibles à l’état pur, mais qui sont des idées permettant d’expliquer des phénomènes.
Kant affirme dans sa préface rechercher un principe constitutif de la faculté de juger, il prend notamment pour étude le jugement
esthétique, qui se caractérise par un sentiment de beau ou de sublime, et non par une connaissance à proprement dite d’un objet.
Kant isole de ce fait la faculté, le pouvoir de juger.
Introduction.
Il est impossible d’avoir sous les yeux l’ensemble des phénomènes naturels. Nous avons besoin de postuler la rationalité de la
nature, sa régularité pour produire la moindre connaissance. Il y a donc de l’irrationnel dans ce postulat. Ce postulat, c’est le
jugement réfléchissant, car notre entendement fonctionne avec des règles
Pour légiférer dans la philosophie théorique, nous utilisons notre entendement. Dans la philosophie pratique, nous utilisons la
raison. La faculté de juger est un moyen terme entre raison et entendement, et possède des principes qui lui sont propres.
Dans la faculté de juger réfléchissante, nous accordons harmonieusement une intention avec notre pouvoir de connaître, d’où il
vient un plaisir. Nous percevons des objets par des données empiriques de l’espace qui sont uniquement subjectives. Avant de les
relier à un concept pour produire une connaissance déterminée, nous cherchons la finalité de la forme des objets que nous
percevons en produisant des représentations avec notre imagination (faculté de produire des représentations de l’intuition a priori).
Notre relation à l’objet est en fait purement subjective : je ne m’appuie ici que sur les représentations de mon intuition. Notre
faculté de juger réfléchissante compare ce pouvoir de l’intuition avec le pouvoir de lier des représentations à des concepts. Quand,
sans nécessairement que nous en ayons l’intention, notre imagination tombe en accord avec notre entendement, nous considérons
cet objet comme final. J’ai trouvé une finalité, une organisation à cet objet, mais je ne lui ai pas trouvé de concept et ne l’ai pas
nécessairement déterminé : c’est un jugement esthétique sur la finalité de l’objet. Si du plaisir est lié à cette découverte de finalité,
l’objet est considéré comme beau. Nous pensons que le plaisir est invariablement lié à la représentation de l’objet, et doit donc
être partagé par toute personne qui juge : cette beauté est universelle. En effet, ce ne sont pas les sensations qui me procurent du
plaisir, mais les représentations issues de l’objet, et je n’ai pas utilisé mon intentionnalité pour lier l’objet à un concept (ex : je n’ai
pas essayé de déterminer l’oiseau qui pousse ce cri (exemple de mon cru ouaich)). Je m’estime donc en droit de dire que ce plaisir
est universel. Le pouvoir de juger par le plaisir tiré d’une représentation s’appelle le goût. Il arrive aussi que le jugement
esthétique provoque, non du point de vu du concept de nature, mais du concept de liberté, le mouvement inverse : recherche de
« finalité du sujet eu égard aux objets, quant à leur forme ou même à leur défaut de forme », d’où un sentiment spirituel, le
sublime.
La liaison entre entendement et raison : La raison est législatrice sous le concept de liberté et l’entendement sous le concept de
nature. Le concept de liberté, dans la vie pratique, nous apprend la relation de causalité. Par la faculté de juger, notre raison
empiète sur notre entendement même pour déterminer des choses dans la nature : je cherche une causalité qui est à l’origine de
l’objet que je regarde, sa finalité.
Pouvoirs de l’esprit Pouvoirs de connaître Principes a priori Application à
dans leur ensemble
Pouvoirs de connaître Entendement Légalité La nature Philosophie théorique