Une phrase peut être composée d'une seule proposition (phrase simple) ou de plusieurs propositions, dont
une principale et d'autres subordonnées. Elle peut aussi contenir des propositions indépendantes,
juxtaposées ou coordonnées. Dans ce cas, on parle de phrase complexe.
Il existe trois types de propositions subordonnées : les subordonnées complétives, les subordonnées
circonstancielles et les subordonnées relatives. On les distingue selon le mot de la proposition principale
qu'elles complètent ou le mot subordonnant qui les introduit. Il est essentiel de déterminer non seulement leur
nature, mais aussi leur fonction dans la phrase.
I. Les propositions subordonnées conjonctives
A. Les propositions subordonnées conjonctives complétives
Elles sont introduites par la conjonction de subordination “que” (ou qu'). Elles complètent le verbe de la
proposition principale et sont COD de ce verbe dans la majorité des cas ou COI si on retrouve les pronoms
personnels “y” ou “en”. On ne peut pas les supprimer.
Ex : Je souhaite que tu fasses des progrès en Français. (COD)
Que tu renonces, nous décevras. (sujet)
Son objectif est qu’on le remarque. (attribut du sujet)
Je suis sûr que je l’ai déjà vu. (COI, complément de l’adjectif “sûr”)
Il a l’impression que quelqu’un le suit. (complément du nom “impression”)
Je m’en félicite. (COI)
B. Les propositions subordonnées conjonctives circonstancielles
Elles complètent la proposition principale. Elles exercent la fonction de complément circonstanciel. On peut
donc les supprimer ou les déplacer. Elles sont introduites par une conjonction de subordination (que,
comme...) ou une locution conjonctive (après que, bien que, parce que...). Elles peuvent exprimer différentes
nuances circonstancielles : temps, cause, conséquence, but, opposition, condition, comparaison et
concession.
Ex : Quand vous reviendrez, vous trouverez des changements. (temps)
Il s’est produit un éboulement, la route est bloquée. (cause)
Tu ne peux pas voter, puisque tu n’es pas majeur. (conséquence)
Il se déguise pour qu’on ne le reconnaisse pas. (but)
Il s'étira longuement comme s’étirent les chats. (comparaison)
Ma sœur adore nager alors que moi je déteste l’eau. (opposition)
Il pleut bien que le soleil brille. Cette voiture paraît neuve bien qu’elle soit très ancienne. (concession)
Ce soir je passerai te voir si j’ai le temps. (condition)
B-2. Les propositions subordonnées circonstancielles corrélatives