Le roman théâtral de la
princesse de Clèves
Mise en scène et interprétée par Magali Montaya,
accompagnée de quatre autres comédiennes, une
lumineuse transposition du livre de Madame de
Lafayette, dans sa version intégrale.
DIDIER MÉREUZE,
La Croix - le 23/03/2016 à 16:09
Modifié le 23/03/2016 à 18:40
Lecture en 3 min.
JEAN LOUIS FERNANDEZ
La princesse de Clèves, texte de Madame de Lafayette
Théâtre de l’Échangeur, à Bagnolet (93)
, Huit heures ! Huit heures d’un théâtre rare, subjuguant,
envoûtant. Huit heures (entractes compris !) d’un spectacle
tout en intelligence et frémissements. Huit heures de
représentation dont la durée effraie d’abord mais dont on
voudrait très vite qu’elle se prolonge encore. Captivé,
transporté à mille lieues du monde qui s’agite à l’extérieur,
dans la ville, dans les rues. Projeté dans un temps hors du
temps… C’est La Princesse de Clèves, telle que la met
lumineusement en scène Magali Montoya, dans sa version
intégrale
L’aventure est folle. La jeune femme en convient. Elle est
née, il y a quatre ans, lorsqu’un ami – le metteur en scène
Jean-Marie Patte – lui offre le roman, en précisant : « Ça, c’est
pour toi ! ». Dans la nuit même, elle le lit. Redécouvre ce
chef-d’œuvre, dont, comme beaucoup, elle n’avait que des
souvenirs vaguement scolaires. Se met à en « rêvasser »,
comme elle dit. Décide de l’adapter en une version scénique
d’une heure environ – « un format normal ».
Comme elle n’y parvient pas (« J’étais incapable de couper. Je
voulais préserver le foisonnement des intrigues, conserver
tous les personnages »), elle en appelle, en désespoir de
cause, à deux comédiennes proches – Élodie Chanut et
Éléonore Briganti. Ensemble, elles se livrent à une lecture à
voix haute « pour voir ce que cela donne ». L’expérience est
concluante : elle mettra en scène « La Princesse de Clèves »,
en son entier… moins « une dizaine de lignes ».
Une distribution exclusivement féminine
princesse de Clèves
Mise en scène et interprétée par Magali Montaya,
accompagnée de quatre autres comédiennes, une
lumineuse transposition du livre de Madame de
Lafayette, dans sa version intégrale.
DIDIER MÉREUZE,
La Croix - le 23/03/2016 à 16:09
Modifié le 23/03/2016 à 18:40
Lecture en 3 min.
JEAN LOUIS FERNANDEZ
La princesse de Clèves, texte de Madame de Lafayette
Théâtre de l’Échangeur, à Bagnolet (93)
, Huit heures ! Huit heures d’un théâtre rare, subjuguant,
envoûtant. Huit heures (entractes compris !) d’un spectacle
tout en intelligence et frémissements. Huit heures de
représentation dont la durée effraie d’abord mais dont on
voudrait très vite qu’elle se prolonge encore. Captivé,
transporté à mille lieues du monde qui s’agite à l’extérieur,
dans la ville, dans les rues. Projeté dans un temps hors du
temps… C’est La Princesse de Clèves, telle que la met
lumineusement en scène Magali Montoya, dans sa version
intégrale
L’aventure est folle. La jeune femme en convient. Elle est
née, il y a quatre ans, lorsqu’un ami – le metteur en scène
Jean-Marie Patte – lui offre le roman, en précisant : « Ça, c’est
pour toi ! ». Dans la nuit même, elle le lit. Redécouvre ce
chef-d’œuvre, dont, comme beaucoup, elle n’avait que des
souvenirs vaguement scolaires. Se met à en « rêvasser »,
comme elle dit. Décide de l’adapter en une version scénique
d’une heure environ – « un format normal ».
Comme elle n’y parvient pas (« J’étais incapable de couper. Je
voulais préserver le foisonnement des intrigues, conserver
tous les personnages »), elle en appelle, en désespoir de
cause, à deux comédiennes proches – Élodie Chanut et
Éléonore Briganti. Ensemble, elles se livrent à une lecture à
voix haute « pour voir ce que cela donne ». L’expérience est
concluante : elle mettra en scène « La Princesse de Clèves »,
en son entier… moins « une dizaine de lignes ».
Une distribution exclusivement féminine