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Resumen

Résumé Platon, Théétète

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28-12-2014
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2014/2015

Fiche utile pour les cours de philosophie, et plus particulièrement au sujet de la science. A lire !

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Fiche sur le Théétète de Platon

,Problème : Qu’est-ce que connaître ?
 Question de la nature de la science.

→ L’intérêt du Théétète est paradoxal : dialogue aporétique (=dialogue dont on se sépare sans
avoir répondu à une question posée, sans conclusion positive univoque, ne produit pas de thèse
positive), mais à valeur dans l’éducation intellectuelle > permet d’écarter des thèses fausses. La
valeur du dialogue aporétique est d’écarter du préjugé. Pour comprendre ce qu’est la science,
il faut comprendre ce qu’elle n’est pas.
> Dialogue sur le problème de la relation entre philosophie et géométrie. Théodore et
Théétète > Théodore = pur géomètre alors que le second = géomètre philosophe.

Plan du dialogue
1) Premier dialogue entre Euclide et Terpsion
2) Socrate rencontre Théétète et s’engage à définir la science
→ Terme épistémè > désigne la science. Sophos désigne toute forme de savoir-faire > par
exemple quelqu’un qui maîtrisait bien son métier, on le disait sophos. Or on voit que Théétète au
début du dialogue confond épistémè et sophia (=la science et la compétence) et Socrate va
l’amener à séparer les deux. Il va orienter son intelligence vers intellectualisation de la science
(cf : 143c, 147d). Il s’agit de permettre à l’intelligence d’unifier une diversité de questions et de
problèmes et de comprendre l’existence de la science. La théorie des irrationnels doit être une
théorie générale. Socrate enchaîne et présente sa maïeutique (= l’art de faire accoucher les esprits)
(cf : 148e -151d).
→ 3 définitions possibles de la science, mais aucune n’étant satisfaisante.
- 1ère définition (151d, 187b) : la science se confond avec la sensation > thèse
sensualiste.
- 2ème définition (187b-201d) : la science est une opinion droite
- 3ème définition (201e-210a): la science est l’opinion vraie accompagnée de raison.

Examen du plan

→ 1ère définition : la première réponse de Théétète identifiant science et sensation, fait l’objet
d’assimilation à des doctrines déjà existantes. Théétète invente une réponse spontanément :
connaître c’est sentir.
> Socrate développe ensuite des arguments contre le scepticisme et le relativisme, son
argument essentiel étant qu’on ne peut pas savoir. Il met en avant les contradictions du relativisme
et du scepticisme : il n’est pas possible d’affirmer que tout est certain.
> Théorie des termes communs (= la théorie des koïna) : l’âme a le pouvoir de connaître
des objets communs qui sont irréductibles au sensible et par voie de conséquence, on ne peut
pas identifier science et sensation.
→ 2ème définition : la science, c’est l’opinion droite. Identifier science et opinion droite ruinerait ce
qu’on appellerait l’objectivité de la science. Il va falloir pour comprendre ce que c’est que l’opinion
droite, développer une théorie de l’erreur. Pour la 1ère fois, Platon s’engage dans des réflexions et
répond à la grande question : « qu’est-ce que l’erreur ? », de quelque manière que l’on pense
l’erreur, aucune des théories de l’erreur ne parvient à répondre à la question. La conclusion de cette
2ème tentative de définition est qu’il peut y avoir opinion droite sans science.

, → 3ème définition : la science est l’opinion vraie accompagnée de raison. Il s’agit de compléter
l’idée de rectitude ou de vérité en faisant intervenir la raison (= logos), ce qui signifie qu’il y a
science, à partir du moment où le sujet est capable de manifester quelque chose qui n’est pas
l’opinion. L’opinion à partir du moment où elle fait intervenir la raison. Le problème c’est que le
terme logos en grec était équivoque et polysémique et dans l’analyse de la 3 ème définition, Platon
examine plusieurs contenus =/= de l’idée de logos.

→ Interprétation platonicienne du passage à la science : il va s'agir de découvrir l'énigme de ce
passage. Ce qui est en question, ce n'est pas la question de la nature de la science, mais plutôt :
« comment la science advient dans notre monde ? », pour nous, qui ne sommes pas très savants ou
pas savants du tout. La question se situe sur un double plan :
– Pratique : comment est-il possible de devenir savant ?
– Théorique : en quoi le devenir savant consiste-t-il ? Comment se fait-il que nous soyons en
mesure de devenir savants ?
Il n'est pas certain que ces deux plans soient associés ou harmonisés > cf : Apologie de Socrate, ce
n'est pas parce qu'on sait faire de belles choses, ou qu'on est un bon artisan, qu'on est en mesure de
savoir ce que l'on fait : cela n'atténue en aucun cas la beauté ou la qualité de ce qui est produit, ou
de l'action de tel ou tel, mais strictement ces hommes (artisans par exemple) ne savent pas ce qu'ils
font > dissociation entre le fait de savoir faire quelque chose ou le fait de savoir ce que l'on fait.
Le Théétète nous présente de bons mathématiciens, qui travaillent autour d'une frontière
épistémologique : question des irrationnels, quantités ou réalités qui ne se laissent pas appréhender.
Ces mathématiciens ne savent pas ce qu'ils font ; le dialogue nous présente le fait que ces
mathématiciens ont des idées sur ce qu'ils font, mais de proche en proche, on va s'apercevoir que
les idées qu'ils ont sur ce qu'ils font sont inadéquates. En effet, ils croient successivement que 1)
la science est sensation, ou 2) qu'elle est opinion droite, accompagnée ou non 3) de raison : ils
développent ces hypothèses, alors même que, dans leurs pratiques de mathématiciens, ils s'appuient
sur tout autre chose – le travail du mathématicien s'adosse à l'existence et à l'intelligence d'un
ordre intelligible dont les mathématiques procurent une certaine connaissance.
> On a d'un côté une effectivité mathématique confrontée à un événement mathématique :
quelles sont les ressources possibles pour faire avec cet événement mathématique ? De l'autre côté,
interviennent des éléments appartenant au monde vécu (sensation, opinion droite), et on pourrait
penser qu'ils sont parties prenantes de la science, or il va s'agir de montrer que ce n'est pas cela : si
on pense que les mathématiques s'appuient sur la sensation ou l'opinion, on n'est pas en mesure de
rendre compte de la science.
→ L'objet du Théétète est de s'intéresser au fait qu'il y a un dysfonctionnement : l'adossement de
la science à la sensation ou à l'opinion n'est pas en mesure de rendre compte de la pratique effective
du mathématicien. Ce dialogue nous convie à une sorte d'expérience de déceptions successives : ce
négatif participe d'un dégagement progressif, la maïeutique opère donc en deux temps : elle
accouche du faux et de l'inadéquat, avant d'accoucher d'autre chose que l'on identifiera par la suite.
Cette autre chose est un savoir des idées, ainsi, les mathématiques en sont un bon exemple : on
pourrait mettre en rapport la partie négative (Théétète) et positive (La République, Phèdre), avec la
question de l'intelligence de l'intelligible. Les embarras du Théétète ne sont pas l'indice d'une
science impossible, mais plutôt l'indice que le passage à la science ne s'opère pas comme on
pourrait le croire, et que les chemins qui conduisent à la science ne sont pas ceux qui nous
conduisent habituellement dans le monde. Le Théétète fait donc une dissociation au sein du monde,

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28 de diciembre de 2014
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