Manon “La mort de Manon”
L’abbé Prévost est né en 1697. Il entame une carrière religieuse mais change soudainement
de voie lorsqu'il rencontre l'amour auprès de Lencki Eckhard. Il est aujourd'hui considéré
comme l'un des plus grands auteurs du siècle des Lumières.
En 1731, il publie son roman Manon Lescaut. C'est l'histoire d'un jeune homme, des Grieux,
et de son amante infidèle, Manon. L'œuvre fit un grand scandale puisqu'elle fut condamnée
à être brûlée à cause de sa profanité. L'extrait que nous allons étudier se déroule après que
Manon a été déportée en Louisiane avec un convoi de filles de mauvaise vie. Des Grieux
suit sa maîtresse. Il la voit bientôt mourir d'épuisement dans le désert où ils ont dû fuir à la
suite d'un duel dont elle était la cause.
—problématique
Comment le récit de Des Grieux parvient-il à sublimer la mort de Manon ?
—annonce de plan
I] Dans le premier paragraphe, chagrin de Des Grieux
II] Dans le deuxième paragraphe, Des Grieux raconte l'agonie de Manon dans le désert de
Louisiane.
III] Dans le troisième paragraphe, désespoir de Des Grieux qui ne peut continuer son récit
I] Dans le premier paragraphe, chagrin de Des Grieux
1. Citation : « Pardonnez » (L1)=
○ Procédé : Impératif à la deuxième personne
○ Interprétation : Le Chevalier Des Grieux implore l'indulgence de son
destinataire, l'Homme de qualité. Par un effet de mise en abyme, le lecteur a
l'impression de devenir également le destinataire de cette imploration
pathétique.
2. Citation : « si j'achève en peu de mots un récit qui me tue » (L1-2)
○ Procédé : Phrase courte, constituée de termes mono ou bi-syllabiques
○ Interprétation : La brièveté de la phrase traduit la difficulté du récit que Des
Grieux s'apprête à conduire, soulignant l'intensité de l'émotion et la douleur
associée à ce souvenir.
> citation : "Pardonnez, si j’achève en peu de mots un récit qui me tue."
> procédé : Hyperbole
, > interprétation : Le narrateur souligne l'intensité de sa douleur face à la perte de Manon,
accentuée par un langage tragique et poignant.
3. Citation : « un récit qui me tue » (L2), « un malheur qui n'eut jamais d'exemple »
(L2)
○ Procédé : Périphrases
○ Interprétation : Des Grieux utilise des périphrases pour désigner
l'événement funeste qu'il s'apprête à narrer, intensifiant le caractère
dramatique et plaçant le lecteur en situation d'attente. Les propositions
relatives sont hyperboliques et soulignent l'ampleur de la tragédie à venir.
4. Citation : « récit/raconte/exprimer » (L3), « malheur/destinée à le pleurer/reculer
d'horreur » (L3-4)
○ Procédé : Association de champs lexicaux (récit et tragédie)
○ Interprétation : Le champ lexical du récit est associé à celui de la tragédie,
suggérant que les mots occasionnent une douleur encore vive dans le
présent. Cela renforce l'idée que le récit est une source de souffrance pour
Des Grieux.
5. Citation : « je le porte sans cesse » (L4), « chaque fois que j'entreprends » (L5)
○ Procédé : Présent à valeur d'habitude
○ Interprétation : Le présent à valeur d'habitude exprime une douleur sans
cesse renouvelée, témoignant de la souffrance continue de Des Grieux et
renforçant son image de héros endeuillé, préromantique.
II] Des Grieux raconte l'agonie de Manon dans le désert de Louisiane.
3. Citation : « je croyais ma chère maîtresse endormie » (L3-4)
○ Procédé : euphémisme
○ Interprétation : La mort de Manon est évoquée avec délicatesse et pudeur.
L'association de la mort au sommeil crée un tableau touchant et paisible,
soulignant l'amour et le respect du chevalier pour Manon.
4. Citation : « tranquillement » (L4), « Je croyais ma chère maîtresse endormie » (L4)
○ Procédé : Adverbe et modalisateur
○ Interprétation : L'adverbe « tranquillement » et le modalisateur « croyais »
créent une ironie tragique. Le chevalier ignore encore la mort de Manon, alors
que le lecteur en est conscient, accentuant la douleur de la découverte à
venir.
5. Citation : « ma chère maîtresse » (L4)
○ Procédé : Périphrase
L’abbé Prévost est né en 1697. Il entame une carrière religieuse mais change soudainement
de voie lorsqu'il rencontre l'amour auprès de Lencki Eckhard. Il est aujourd'hui considéré
comme l'un des plus grands auteurs du siècle des Lumières.
En 1731, il publie son roman Manon Lescaut. C'est l'histoire d'un jeune homme, des Grieux,
et de son amante infidèle, Manon. L'œuvre fit un grand scandale puisqu'elle fut condamnée
à être brûlée à cause de sa profanité. L'extrait que nous allons étudier se déroule après que
Manon a été déportée en Louisiane avec un convoi de filles de mauvaise vie. Des Grieux
suit sa maîtresse. Il la voit bientôt mourir d'épuisement dans le désert où ils ont dû fuir à la
suite d'un duel dont elle était la cause.
—problématique
Comment le récit de Des Grieux parvient-il à sublimer la mort de Manon ?
—annonce de plan
I] Dans le premier paragraphe, chagrin de Des Grieux
II] Dans le deuxième paragraphe, Des Grieux raconte l'agonie de Manon dans le désert de
Louisiane.
III] Dans le troisième paragraphe, désespoir de Des Grieux qui ne peut continuer son récit
I] Dans le premier paragraphe, chagrin de Des Grieux
1. Citation : « Pardonnez » (L1)=
○ Procédé : Impératif à la deuxième personne
○ Interprétation : Le Chevalier Des Grieux implore l'indulgence de son
destinataire, l'Homme de qualité. Par un effet de mise en abyme, le lecteur a
l'impression de devenir également le destinataire de cette imploration
pathétique.
2. Citation : « si j'achève en peu de mots un récit qui me tue » (L1-2)
○ Procédé : Phrase courte, constituée de termes mono ou bi-syllabiques
○ Interprétation : La brièveté de la phrase traduit la difficulté du récit que Des
Grieux s'apprête à conduire, soulignant l'intensité de l'émotion et la douleur
associée à ce souvenir.
> citation : "Pardonnez, si j’achève en peu de mots un récit qui me tue."
> procédé : Hyperbole
, > interprétation : Le narrateur souligne l'intensité de sa douleur face à la perte de Manon,
accentuée par un langage tragique et poignant.
3. Citation : « un récit qui me tue » (L2), « un malheur qui n'eut jamais d'exemple »
(L2)
○ Procédé : Périphrases
○ Interprétation : Des Grieux utilise des périphrases pour désigner
l'événement funeste qu'il s'apprête à narrer, intensifiant le caractère
dramatique et plaçant le lecteur en situation d'attente. Les propositions
relatives sont hyperboliques et soulignent l'ampleur de la tragédie à venir.
4. Citation : « récit/raconte/exprimer » (L3), « malheur/destinée à le pleurer/reculer
d'horreur » (L3-4)
○ Procédé : Association de champs lexicaux (récit et tragédie)
○ Interprétation : Le champ lexical du récit est associé à celui de la tragédie,
suggérant que les mots occasionnent une douleur encore vive dans le
présent. Cela renforce l'idée que le récit est une source de souffrance pour
Des Grieux.
5. Citation : « je le porte sans cesse » (L4), « chaque fois que j'entreprends » (L5)
○ Procédé : Présent à valeur d'habitude
○ Interprétation : Le présent à valeur d'habitude exprime une douleur sans
cesse renouvelée, témoignant de la souffrance continue de Des Grieux et
renforçant son image de héros endeuillé, préromantique.
II] Des Grieux raconte l'agonie de Manon dans le désert de Louisiane.
3. Citation : « je croyais ma chère maîtresse endormie » (L3-4)
○ Procédé : euphémisme
○ Interprétation : La mort de Manon est évoquée avec délicatesse et pudeur.
L'association de la mort au sommeil crée un tableau touchant et paisible,
soulignant l'amour et le respect du chevalier pour Manon.
4. Citation : « tranquillement » (L4), « Je croyais ma chère maîtresse endormie » (L4)
○ Procédé : Adverbe et modalisateur
○ Interprétation : L'adverbe « tranquillement » et le modalisateur « croyais »
créent une ironie tragique. Le chevalier ignore encore la mort de Manon, alors
que le lecteur en est conscient, accentuant la douleur de la découverte à
venir.
5. Citation : « ma chère maîtresse » (L4)
○ Procédé : Périphrase