LA GUERRE FROIDE
L’expression de « Guerre froide » est utilisé pour la première fois en 1947 et popularisé par le journaliste
américain, WALTER LIPPMANN. Il est très connu dans les ANNÉES 30 pour défendre le libéralisme,
notamment avec le livre, La cité libre. Il est proche des philosophes et économistes des années 30 comme
HAYEK ou ARON. Le terme n’est pas une nouveauté. Il est employé au XIVème siècle et correspond à une
période où il y a un conflit sans recourt aux armes.
Ce qui est l’élément structurant de cette Guerre froide, ce sont les deux pôles : Etats-Unis et URSS. Ils sont
aidé d’un réseau d’alliance. C’est une guerre indirecte mais totale : idéologique (communisme et
démocratie), stratégique (construction et innovation de l’armement), politique (élection). Elle revêt
différente forme : militaire (Corée, Vietnam), économique (chaque camp essaye d’augmenter sa production),
scientifique (Spoutnik, 1957, Gagarine en 1961, alunissage en 1969). RONALD REAGAN lance la « guerre
des étoiles » pour se défendre des attaques russes par missiles. Guerre culturelle également.
Cette guerre culturelle passe par le cinéma (Rocky, Rambo, James Bond, Toy Story 3). Elle passe aussi par
la musique (David Bowie qui fait des albums à Berlin-Ouest, Back in the USSR des Beatles). Elle touche
tous les fragments de la vie.
La Guerre froide est mondiale. Peu de pays sont hors de conflits entre les Etats-Unis et l’URSS. Angola et
Ethiopie sont le théâtres d’affrontements entre communistes et non-communistes. La prise de pouvoir des
communistes en Amérique du Sud fait intervenir la CIA (Allende et Pinochet). C’est en Asie qu’il y a eu le
plus de mort (Corée et Vietnam).
L’historiographie de la Guerre froide nait alors qu’elle n’est pas terminé. En URSS la Guerre froide est
présentée comme une défense de l’URSS contre l’impérialisme américain. Du côté américain on met en
avant le cynisme de STALINE : le fait qu’il ne respecte pas Yalta, qu’il essaye de déstabiliser l’Occident avec
différents partis communistes puissants. Les Etats-Unis doivent alors se défendre. Pour les Américains il a
cette idée que c’est dans les gênes communistes de vouloir propager la révolution. Une bonne partie de
l’humanité devient communiste (Mao en Chine en 1949).
Certains historiens américains contestent la vision de l’histoire de la Guerre froide américaine. Un des
historiens les plus connus est HOWARD ZINN. C’est un marxiste américain et il écrit, L’histoire populaire
des Etats-Unis. Il dit que la Guerre froide a été provoqué par les Etats-Unis et ses dirigeants. Le complexe
militaro-industriel utilise la Guerre froide pour museler certains partis aux Etats-Unis (ouvriers, noirs). C’est
le directeur du FBI qui alimente cette idée, EDGAR HOOVER. Le sénateur MCCARTHY engage une chasse
au sorcière pour écarter les « communistes ».
Même au sein des historiens marxistes il y a une vision critique de STALINE. La nouvelle historiographie
tend à montrer une balance des deux camps. Il y aurait eu des maladresses de la part de tout le monde.
, I – Des origines de la Guerre froide à la mort de Staline (1947 – 1953) :
A – La fin de l’alliance :
A PARTIR DE 1941 et l’opération Barbarossa, commence une alliance contre-nature avec l’URSS qui devient
l’allié des démocraties. DEPUIS 1917, l’URSS était l’ennemi des nations occidentales. En 1917, c’est pour la
première fois de l’histoire qu’arrive au pouvoir des gens voulant mettre fin au capitalisme. Pour certains
historien, la Guerre froide commence en 1917. Il y a un conflit entre l’URSS et les pays occidentaux. Ce
conflit se matérialise par l’intervention des troupes occidentales en Russie en 1918.
DEPUIS 1917, la logique est que l’URSS soit l’ennemi des Occidentaux. En 1941, l’alliance contre
l’Allemagne Nazie n’empêche par que des gens comme CHURCHILL de garder des réticences contre
l’URSS. La guerre civile en Grèce est un des premiers moments de la Guerre froide. DÈS 1944 CHURCHILL
donne des armes à d’anciens nazis grecs pour lutter contre les communistes.
En 1947 c’est un retour à la normale, dans l’animosité. La guerre est déjà présente. Les bombes atomiques
au Japon sont pour montrer à STALINE que les Etats-Unis sont en avance. La Guerre froide est une course à
l’armement. Les Etats-Unis garde le monopole sur la bombe atomique pendant quatre ans, JUSQU’EN 1949.
Les Etats-Unis obtiennent la bombe H en 1952, l’URSS en 1953. La grande peur c’est celle d’une attaque
russe à la bombe atomique. Développement du survivalisme. Le dictateur de l’Albanie a construit des
bunker partout dans le pays.
DÈS 1946, certains diplomates américains, les réaliste, GEORGE KENNAN et CHARLES BOHLEN, explique à
TRUMAN qu’est ce qui guide STALINE. KENNAN réussit à dire que STALINE ne veut pas la guerre car le pays
est exsangue. Mais STALINE avance ses pions temps qu’on ne lui pose pas d’oppositions. KENNAN et
BOHLEN disent qu’il faut s’opposer à Staline. C’est la stratégie du Containment.
CHURCHILL appelle à l’attention sur l’avancée de STALINE. Il fait un discours à Fulton en 1946, il évoque la
mise en place d’un « rideau de fer » en Europe qui oppose le camps de l’Union Soviétique et l’Occident.
TRUMAN est présent lors du discours. Certains pensent que TRUMAN n’est pas à la hauteur de STALINE, en
place depuis les années 20.
TRUMAN, influencé par CHURCHILL et KENNAN, met en place le containment. Il change le secrétaire des
affaires étrangères ; BYRNES part et GEORGE MARSHALL arrive. MARSHALL est un militaire. TRUMAN fait
un discours le 12 MARS 1947 où il part de la Grèce, en plein guerre civile. Les Etats-Unis doivent être à la
tête du monde libre d’après lui. Il utilise un ton très agressif. Il veut s’assurer que le Congrès accorde les
crédits pour la guerre en Grèce.
PLAN MARSHALL de 1947 : aide financière que les Etats-Unis délivre à l’Europe. Objectif de la
reconstruction de l’Europe pour couper la propagande communiste. Ils s’assurent aussi un marché pour les
produits américains. Ensemble de campagne publicitaire pour la production à grande échelle, notamment la
taylorisation et le compromis fordiste. Quand le PLAN MARSHALL est annoncé, l’URSS et les pays de l’Est
peuvent obtenir des aides américaines. Or, l’URSS refuse et les quelques pays qui étaient prêt à vouloir
participer sont contraints à ne pas y participer. Cela montre une rupture.
L’expression de « Guerre froide » est utilisé pour la première fois en 1947 et popularisé par le journaliste
américain, WALTER LIPPMANN. Il est très connu dans les ANNÉES 30 pour défendre le libéralisme,
notamment avec le livre, La cité libre. Il est proche des philosophes et économistes des années 30 comme
HAYEK ou ARON. Le terme n’est pas une nouveauté. Il est employé au XIVème siècle et correspond à une
période où il y a un conflit sans recourt aux armes.
Ce qui est l’élément structurant de cette Guerre froide, ce sont les deux pôles : Etats-Unis et URSS. Ils sont
aidé d’un réseau d’alliance. C’est une guerre indirecte mais totale : idéologique (communisme et
démocratie), stratégique (construction et innovation de l’armement), politique (élection). Elle revêt
différente forme : militaire (Corée, Vietnam), économique (chaque camp essaye d’augmenter sa production),
scientifique (Spoutnik, 1957, Gagarine en 1961, alunissage en 1969). RONALD REAGAN lance la « guerre
des étoiles » pour se défendre des attaques russes par missiles. Guerre culturelle également.
Cette guerre culturelle passe par le cinéma (Rocky, Rambo, James Bond, Toy Story 3). Elle passe aussi par
la musique (David Bowie qui fait des albums à Berlin-Ouest, Back in the USSR des Beatles). Elle touche
tous les fragments de la vie.
La Guerre froide est mondiale. Peu de pays sont hors de conflits entre les Etats-Unis et l’URSS. Angola et
Ethiopie sont le théâtres d’affrontements entre communistes et non-communistes. La prise de pouvoir des
communistes en Amérique du Sud fait intervenir la CIA (Allende et Pinochet). C’est en Asie qu’il y a eu le
plus de mort (Corée et Vietnam).
L’historiographie de la Guerre froide nait alors qu’elle n’est pas terminé. En URSS la Guerre froide est
présentée comme une défense de l’URSS contre l’impérialisme américain. Du côté américain on met en
avant le cynisme de STALINE : le fait qu’il ne respecte pas Yalta, qu’il essaye de déstabiliser l’Occident avec
différents partis communistes puissants. Les Etats-Unis doivent alors se défendre. Pour les Américains il a
cette idée que c’est dans les gênes communistes de vouloir propager la révolution. Une bonne partie de
l’humanité devient communiste (Mao en Chine en 1949).
Certains historiens américains contestent la vision de l’histoire de la Guerre froide américaine. Un des
historiens les plus connus est HOWARD ZINN. C’est un marxiste américain et il écrit, L’histoire populaire
des Etats-Unis. Il dit que la Guerre froide a été provoqué par les Etats-Unis et ses dirigeants. Le complexe
militaro-industriel utilise la Guerre froide pour museler certains partis aux Etats-Unis (ouvriers, noirs). C’est
le directeur du FBI qui alimente cette idée, EDGAR HOOVER. Le sénateur MCCARTHY engage une chasse
au sorcière pour écarter les « communistes ».
Même au sein des historiens marxistes il y a une vision critique de STALINE. La nouvelle historiographie
tend à montrer une balance des deux camps. Il y aurait eu des maladresses de la part de tout le monde.
, I – Des origines de la Guerre froide à la mort de Staline (1947 – 1953) :
A – La fin de l’alliance :
A PARTIR DE 1941 et l’opération Barbarossa, commence une alliance contre-nature avec l’URSS qui devient
l’allié des démocraties. DEPUIS 1917, l’URSS était l’ennemi des nations occidentales. En 1917, c’est pour la
première fois de l’histoire qu’arrive au pouvoir des gens voulant mettre fin au capitalisme. Pour certains
historien, la Guerre froide commence en 1917. Il y a un conflit entre l’URSS et les pays occidentaux. Ce
conflit se matérialise par l’intervention des troupes occidentales en Russie en 1918.
DEPUIS 1917, la logique est que l’URSS soit l’ennemi des Occidentaux. En 1941, l’alliance contre
l’Allemagne Nazie n’empêche par que des gens comme CHURCHILL de garder des réticences contre
l’URSS. La guerre civile en Grèce est un des premiers moments de la Guerre froide. DÈS 1944 CHURCHILL
donne des armes à d’anciens nazis grecs pour lutter contre les communistes.
En 1947 c’est un retour à la normale, dans l’animosité. La guerre est déjà présente. Les bombes atomiques
au Japon sont pour montrer à STALINE que les Etats-Unis sont en avance. La Guerre froide est une course à
l’armement. Les Etats-Unis garde le monopole sur la bombe atomique pendant quatre ans, JUSQU’EN 1949.
Les Etats-Unis obtiennent la bombe H en 1952, l’URSS en 1953. La grande peur c’est celle d’une attaque
russe à la bombe atomique. Développement du survivalisme. Le dictateur de l’Albanie a construit des
bunker partout dans le pays.
DÈS 1946, certains diplomates américains, les réaliste, GEORGE KENNAN et CHARLES BOHLEN, explique à
TRUMAN qu’est ce qui guide STALINE. KENNAN réussit à dire que STALINE ne veut pas la guerre car le pays
est exsangue. Mais STALINE avance ses pions temps qu’on ne lui pose pas d’oppositions. KENNAN et
BOHLEN disent qu’il faut s’opposer à Staline. C’est la stratégie du Containment.
CHURCHILL appelle à l’attention sur l’avancée de STALINE. Il fait un discours à Fulton en 1946, il évoque la
mise en place d’un « rideau de fer » en Europe qui oppose le camps de l’Union Soviétique et l’Occident.
TRUMAN est présent lors du discours. Certains pensent que TRUMAN n’est pas à la hauteur de STALINE, en
place depuis les années 20.
TRUMAN, influencé par CHURCHILL et KENNAN, met en place le containment. Il change le secrétaire des
affaires étrangères ; BYRNES part et GEORGE MARSHALL arrive. MARSHALL est un militaire. TRUMAN fait
un discours le 12 MARS 1947 où il part de la Grèce, en plein guerre civile. Les Etats-Unis doivent être à la
tête du monde libre d’après lui. Il utilise un ton très agressif. Il veut s’assurer que le Congrès accorde les
crédits pour la guerre en Grèce.
PLAN MARSHALL de 1947 : aide financière que les Etats-Unis délivre à l’Europe. Objectif de la
reconstruction de l’Europe pour couper la propagande communiste. Ils s’assurent aussi un marché pour les
produits américains. Ensemble de campagne publicitaire pour la production à grande échelle, notamment la
taylorisation et le compromis fordiste. Quand le PLAN MARSHALL est annoncé, l’URSS et les pays de l’Est
peuvent obtenir des aides américaines. Or, l’URSS refuse et les quelques pays qui étaient prêt à vouloir
participer sont contraints à ne pas y participer. Cela montre une rupture.