(Publié le 10 mai 2017)
Smita (Village de Badlapur, Uttar Pradesh, Inde)
Sa fille, Lalita, va entrer à l’école (Smita n’y est
jamais allée elle-même, trop pauvre). Son mari s’appelle Nagarajan. Elle nettoie les
déchets dans la rue (les gens font leurs besoins dans la rue). Si elle ne le faisait pas,
elle serait expulsée : ils n’ont pas de pays à eux. Elle est une femme Dalit. Les
femmes sont moins considérées dans la société, et la plupart des filles sont tuées
après la naissance. Le père de Smita les a maltraités. Nagarajan est gentil.
Giulia (Palerme, Sicile)
Son père s’appelle Pietro Lanfredi. Elle travaille dans le petit salon de coiffure de
son père. Elle pouvait aller à l’université, mais elle préférait devenir perruquière
(tradition familiale). Pietro avait une formule spéciale pour la coloration des
cheveux. Elle veut collecter des cheveux pour en faire des perruques. Son père lui a
dit avec qui se marier (elle n’est pas intéressée par la recherche d’un mari). Elle
aime la lecture et la poésie.
Sarah (Montréal, Canada)
Elle est divorcée. Toute sa journée est organisée, tout suit le même ordre.
Ses enfants sont Hannah, et Simon et Ethan sont des jumeaux. Ron est
leur nounou. Elle a une carrière très exigeante et occupe une position
élevée. Elle a quarante ans. Elle doit renoncer à beaucoup de temps avec
ses enfants (elle se sent coupable). Elle a dû laisser sa fille Hannah à 5
ans.
Smita (Village de Badlapur, Uttar Pradesh, Inde)
Elle ne sait pas lire. Nagarajan est chasseur de rats, il est aussi un Dalit et n’a pas de
salaire. Ils sont hindous (Vishnu est leur dieu). (Le bindu = ‘troisième œil’.) Elle est
heureuse que sa fille puisse vivre une vie différente de la sienne.
, Giulia (Palerme, Sicile)
Elle a une bonne relation avec son père. Le père a eu un accident sur la route, les
médecins ne veulent rien dire. Elle est catholique. Un homme avec un turban est
arrêté, car il pourrait cacher une arme (Giulia s’assoit avec lui).
Sarah (Montréal, Canada)
Elle s’évanouit au milieu d’un procès. Elle est insécurisée par
son âge (40 ans). Elle ne veut pas être appelée ‘Madame’. Elle
a une coupure et ne veut pas faire partie de l’enquête. Elle
ressent des douleurs dans la poitrine, du côté gauche. Sarah
minimise sa douleur.
Smita (Village de Badlapur, Uttar Pradesh, Inde)
Lalita ne veut rien dire sur son premier jour d’école. Le sari que Smita avait cousu
elle-même est déchiré. Le dos de Lalita est zébré de marques rouges. Smita bat
Lalita (6 ans), Nagarajan intervient. Le maître d’école l’a frappée. Il voulait qu’elle
balaie la classe. Smita est fière que sa fille ait dit non. Elle veut parler avec le
maître. Nagarajan dit que les Brahmanes sont plus puissants qu’elle et que Lalita
doit accepter les brimades. Son dharma (devoir, destin) est ici : nettoyer la merde.
Tout ira mieux dans une vie prochaine.
Giulia (Palerme, Sicile)
Elle revoit l’homme (Kamal) au turban dans la bibliothèque. Elle l’aide à trouver
un livre. Le lendemain, ils se rencontrent encore une fois, et l’homme lui offre une
bouteille d’huile d’olive. Ils se promènent sur la jetée. Le pays de Kamal lui
manque.
Sarah (Montréal, Canada)
Elle a un cancer du sein, elle sourit pour cacher sa douleur et sa peur. Elle ne veut
rien dire pour ne pas affecter son équipe et ses clients.
Smita (Village de Badlapur, Uttar Pradesh, Inde)
Elle veut quitter le village : c’est la seule issue pour offrir à Lalita une autre vie tant
qu’il est encore temps. Nagarajan hésite, mais accepte. Le voyage sera cher, et ils
ont donné toutes leurs économies au brahmane (le maître) pour l’école. Smita veut
voler l’argent en retour.