Thème 1 : Le moi et la notion du sujet
Chapitre 2:
La découverte du sujet moral rationnel chez Kant
Kant est persuadé qu’il est possible d’agir bien en se motivant selon des motifs
purement rationnels. Mais il n’est pas sur que sans l’impulsion de la sensibilité on
soit capables de poser un acte.
Il écrit deux livres sur cette question de la morale :
Fondement de la métaphysique des mœurs (1785)
Critique de la raison pratique (1781)
Kant est à la recherche d’une morale qui ne parte pas simplement d’observations
empiriques de la manière dont les gens se comportent. Il est à la recherche
d’une moral à priori : il estime possible de construire des règles de conduites
pour le sujet humain avant d’avoir consulté l’expérience empirique (une notion
morale est une idée a priori, non apprise par l’esprit). On est alors face à une
difficulté de raccorder ses lois abstraites à des applications dans le monde
concret.
I/ Qu’est-ce que l’Homme de bien?
Kant est le premier à mettre en avant l’importance de l’intention suggestive.
L’Homme de bien c’est celui qui conforme sa volonté à une valeur qui le dépasse
(chez les chrétiens : Dieu ; chez Epicure : le plaisir ; chez les stoïciens : le
souverain Bien comme vertu de cultiver sa raison ; etc.). Il est un homme de
bien parce qu’il a une intention droite qui est la sienne. Le résultat obtenu à cette
bonne intention est secondaire. L’important dans le cadre d’une morale c’est que
je me porte vers cette valeur avec une intention droite. Le reste relève de
considérations sociales. Les non-valeurs (recherche du pouvoir, de richesse, au
détriment des autres) ne peuvent venir de bonne intention. Mais pour Kant,
même dans le cadre de valeurs positives, il est important que la manière
d’essayer d’aller vers cette valeur soit de bonne qualité.
Il y a chez Kant une dissociation de ce qui est visé, cette attention de faire le
mieux possible élaborée avec ma pure raison morale, et des conséquences plus
ou moins bonnes qui peuvent se produire dans la réalité et qui souvent ne
dépendent pas de mon intention.
Un homme de bien veut faire son devoir, même si les résultats peuvent ne pas
être à la hauteur de ce que l’on a voulu faire. C’est vouloir agir par devoir et non
par intérêt.
Différents sens de la morale : moral comme sens du devoir (volonté d’aller vers
le devoir, plutôt que vers son intérêt), morale d’aller vers son plaisir (Epicure),
etc.
La morale de Kant a comme valeur fondamentale la liberté : on ne doit pas être
contraint, la volonté de l’homme doit être soumise uniquement à la loi
morale.
Exemple du suicide : dans la morale antique le suicide était une conduite
autorisée, mais la morale chrétienne le condamnait. Sur ce point Kant distingue
deux choses : le suicide ne peut pas être un devoir mais ce n’est pas parce qu’au
fond ce serait un acte pour lequel j’aurais une certaine répugnance biologique
(instinct de survie), mais c’est pour d’autres raisons d’ordre morale et qui
tiennent au fait que je dois me respecter moi-même.
Chapitre 2:
La découverte du sujet moral rationnel chez Kant
Kant est persuadé qu’il est possible d’agir bien en se motivant selon des motifs
purement rationnels. Mais il n’est pas sur que sans l’impulsion de la sensibilité on
soit capables de poser un acte.
Il écrit deux livres sur cette question de la morale :
Fondement de la métaphysique des mœurs (1785)
Critique de la raison pratique (1781)
Kant est à la recherche d’une morale qui ne parte pas simplement d’observations
empiriques de la manière dont les gens se comportent. Il est à la recherche
d’une moral à priori : il estime possible de construire des règles de conduites
pour le sujet humain avant d’avoir consulté l’expérience empirique (une notion
morale est une idée a priori, non apprise par l’esprit). On est alors face à une
difficulté de raccorder ses lois abstraites à des applications dans le monde
concret.
I/ Qu’est-ce que l’Homme de bien?
Kant est le premier à mettre en avant l’importance de l’intention suggestive.
L’Homme de bien c’est celui qui conforme sa volonté à une valeur qui le dépasse
(chez les chrétiens : Dieu ; chez Epicure : le plaisir ; chez les stoïciens : le
souverain Bien comme vertu de cultiver sa raison ; etc.). Il est un homme de
bien parce qu’il a une intention droite qui est la sienne. Le résultat obtenu à cette
bonne intention est secondaire. L’important dans le cadre d’une morale c’est que
je me porte vers cette valeur avec une intention droite. Le reste relève de
considérations sociales. Les non-valeurs (recherche du pouvoir, de richesse, au
détriment des autres) ne peuvent venir de bonne intention. Mais pour Kant,
même dans le cadre de valeurs positives, il est important que la manière
d’essayer d’aller vers cette valeur soit de bonne qualité.
Il y a chez Kant une dissociation de ce qui est visé, cette attention de faire le
mieux possible élaborée avec ma pure raison morale, et des conséquences plus
ou moins bonnes qui peuvent se produire dans la réalité et qui souvent ne
dépendent pas de mon intention.
Un homme de bien veut faire son devoir, même si les résultats peuvent ne pas
être à la hauteur de ce que l’on a voulu faire. C’est vouloir agir par devoir et non
par intérêt.
Différents sens de la morale : moral comme sens du devoir (volonté d’aller vers
le devoir, plutôt que vers son intérêt), morale d’aller vers son plaisir (Epicure),
etc.
La morale de Kant a comme valeur fondamentale la liberté : on ne doit pas être
contraint, la volonté de l’homme doit être soumise uniquement à la loi
morale.
Exemple du suicide : dans la morale antique le suicide était une conduite
autorisée, mais la morale chrétienne le condamnait. Sur ce point Kant distingue
deux choses : le suicide ne peut pas être un devoir mais ce n’est pas parce qu’au
fond ce serait un acte pour lequel j’aurais une certaine répugnance biologique
(instinct de survie), mais c’est pour d’autres raisons d’ordre morale et qui
tiennent au fait que je dois me respecter moi-même.